De nombreux délires et du partage d'univers imaginaires sur fond de Roleplay !
 
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 Le récit! :)

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Zimi
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Localisation : Dans mon monde

MessageSujet: Le récit! :)   Sam 27 Sep - 12:56

Rappel du premier message :

Dans le labyrinthe













                                                   

Prologue













Honnêtement, je n'aurais jamais pensé que ma vie puisse se terminer de cette manière. Et de même, je n'aurais jamais pensé que cela arriverait si vite. D'un côté c'est tout à fait compréhensible ; rien ne nous indique ni quand ni comment vient le funeste moment où le rideau se ferme sur notre fragile existence. Mais d'un autre, qu'avais-je fait pour que destin s'abatte d'un coup sur moi, aussi vite et imprévisible que l'épervier fondant sur sa victime. Je vivais une existence plus ou moins paisible, j'étais à la fac, après avoir tant bien que mal passer mon baccalauréat littéraire, alors que les cours de philosophie me semblaient aussi rébarbatifs qu'ennuyeux. J'avais enfin des amis, une sacrée bande de dégénérés du ciboulot (je m'en excuse d'avance, en espérant qu'ils ne m'en voudront pas trop) mais sur qui on pouvait compter lorsque les déboires et les tracas du quotidien vous rendaient la vie impossible. Bref, comment je suis parvenue là, aux portes de la mort? Personnellement, je connais la réponse. Je sais tout ce qu'il s'est passé. Et même si ma vie va bientôt s'arrêter, je dois vous révéler ce qu'il nous est arrivé, à moi et à mes amis, et surtout dans quel pétrin nous nous sommes tous fourrés. Voici donc à peu près comment tout à commencé...

Chapitre 1
Prisonniers














J’émergeai peu à peu de mon inconscient. Mon premier réflexe fut d'ouvrir les yeux. Et là, je vis... J'étais allongée, à même le sol, le long d'un mur de pierre décrépit, le regard rivé vers la lumière terne qui émanait du plafond, l'air hagard. J'avais un de ces mal de crâne épouvantable et j'avais l'impression que d’innombrables petits points lumineux dansaient devant mes mirettes. Je serrais les poings car une atroce sensation de vertige me pris soudainement. S'ajoutait à tout cela une horrible douleur à l'estomac et j’eus le souvenir immédiat, et surtout désagréable, des effets secondaires de l'anesthésie, juste après mon opération des dents de sagesse. Oh bon sang! gémis-je en mon fort intérieur. Qu'est ce qu'il m'arrive?
Je me mis à respirer posément, bien que ceci me paru difficile, tant je me sentais mal. Ce n'est que lorsque la lumière cessa d'être trouble et que la douleur s'estompa que je parviens doucement à m'asseoir, m'aidant du mur comme point d’appui. Aussitôt assise, ma tête se mis à tourner et je résistais tant bien que mal, mes doigts agrippés au mur afin de ne pas chavirer. Tout en continuant d'inspirer et d'expirer calmement, je tentais de scruter la pièce dans laquelle je me trouvais. Étant donné que la luminosité de la lampe n'était pas forte, tout ce qui se trouvait à plus d'un mètre de moi était plongé dans le noir. Tandis que j'attendais que mes yeux s'habituent à l'obscurité, je tentais de me rappelais, en vain, comment j'avais pu atterrir là. Mais mes idées étaient demeuraient tellement embrouillées, et la migraine de ce tantôt, menaçant de se réveiller, il me fut impossible de me souvenir de quoi que ce soit.
Tout à coup, je crus distinguer un mouvement dans les ténèbres. Sur le qui vive, je me redressai subitement, malgré mon état encore nauséeux, les sens en alerte, attentive au moindre bruit. J'attendis avec angoisse, le cœur battant. Puis un faible gémissement me parvins jusqu'aux oreilles. Il semblait provenir de ma droite, là où j'avais perçut le mouvement. Je me figea, tremblante d'inquiétude.
« Il y a quelqu'un? » demandais-je en balbutiant.
Quelque chose semblait se rapprocher dans la pénombre; je sentais sa démarche hésitante. Lentement, un frisson glacial remonta le long de ma colonne vertébrale et me paralysa les membres. Je fixais l'obscurité, complètement tétanisée par cette présence hostile.
Puis je l'entendis :
« Zimi, c'est toi ? »
Tout d'abord, je n'en crus pas mes oreilles. J'étais totalement abasourdis, prise au dépourvus. Cette voix, pensais-je, mais c'est celle de...
« ...Supercoussinets?! » m'exclamai-je stupéfaite.
A cet instant, je fus à la fois soulagée et rassurée de ne pas me retrouver seule. Surtout lorsqu'il s'agit de Supercoussinets, le modérateur de notre forum les Descendants de Lawaï, passionné de mangas, dont le très célèbre One Piece, fou de karaté, fan du groupe de musique Linkin Park, le tout accompagné d'un esprit créatif autant original que loufoque. Je fis quelques pas indécis vers lui, avant de me précipiter, jubilante, à sa rencontre. Cependant, étant donné qu'il faisait noir comme dans un four, je ne l'aperçus pas à temps et nous nous percutâmes brusquement de plein fouet. J'émis un bruit étouffé, le souffle coupé. A cause de la brutalité du choc, je tombai à la renverse, sonnée. Lui, poussa un cri mêlant douleur et surprise. Puis, je l'entendis gémir, avant de demander :
« Zimi, tu vas bien?
-Ça va, ça va. fis-je en me massant le front en grimaçant. J'espère que toi non plus tu n'as rien.
-Non, je vais bien. me répondit-il. Tu me connais ; j'ai la tête solide.
-Désolée, ajoutais-je, mais il fait tellement sombre que je ne t'ai vu qu'au dernier moment...
-Attends! déclara-t-il soudainement. J'ai mon téléphone portable. Il pourrait nous servir de lampe torche. »

Bon sang, mais quelle gourde je suis! Pensais-je en mon fort intérieur. Pourquoi je n'y avais pas songé plus tôt?!
Alors que je me maudissais intérieurement, Supercoussinets sorti son téléphone portable et l'alluma. Presque aussitôt, une faible lumière émergea de l'appareil et vint illuminer légèrement son visage et ses yeux bleus. Puis, je le vis tapoter avec ses doigts quelque instant sur l'écran tactile, et un faisceau de lumière plus puissant en jaillit et nous éblouit désagréablement. Supercoussinets pivota son portable vers un des nombreux coins sombres de la pièce. A ma grande surprise, je constatai que la cellule dans laquelle nous nous trouvions n'était pas si petite qu'elle m'avait parue tantôt. En effet, le faisceau de lumière qui émanait du portable de mon ami n'éclairait que quelques mètres devant nous, et nous fûmes obligé d'avancer pour révéler peu à peu le reste des lieux.
Alors que nous avancions lentement mais sûrement dans cet endroit incertain, mon pied (le gauche) percuta tout à coup le rebord d'une dalle. Je perdis l'équilibre, tombai à la renverse et me retrouvai face contre terre, ou plutôt contre sol bétonné. J'entendis alors Supercoussinets éclater de rire et je ne pus m'empêcher de retenir à temps un grognement de rage, non pas parce que j'étais en colère après lui, mais parce que j'étais furax envers ma maladresse consternante. Tandis que mon ami se penchait pour m'aider à me relever, une voix qui se voulait assurée et déterminée, mais qui cependant trahissait quelques notes de craintes et de mal assurance, nous parvint aux oreilles :
« Qui est là!? »
Avec Supercoussinets, nous nous regardâmes surpris, puis sans un mot, j'attrapai brusquement son portable et m'approchai surexcitée, mais toutefois prudemment vers la source de la voix.
« Ludu!? fis-je à la fois heureuse et soulagée. Ludu c'est toi?
-Qui est là?! répéta cette-dernière, qui apparemment n'avait pas reconnue ma voix. Hé oh, qui êtes vous?
-C'est moi, Ludu! C'est Zimi!
-Et Supercoussinets! renchérit ce dernier.
-Zimi?! Supercoussinets?! C'est vous? s'exclama-t-elle, une pointe de joie dans son intonation
-Bah, puisqu'on vient de te le dire ». fit Supercoussinets, d'un ton qui se voulait évident.
Je n’eus pas le temps de lui rétorquer quoi que ce soit. La silhouette d'une jeune fille, un peu plus grande que moi, aux longs cheveux noirs, se précipita vers moi et vint me serrer dans ses bras.
« Mon Dieu, que je suis heureuse de vous voir tous les deux! » s'écria-t-elle.
Elle me serrait si fort que étouffais presque, mais j'étais tellement soulagée de la voir que je dis rien. C'est à ce moment là que Supercoussinets ouvrit grand ses bras et s'élança pour nous enlacer chaleureusement. Là, je pus vraiment affirmer que j'étouffais. Mais je partageais tellement le bonheur de mes deux amis, à savoir de n'être plus seule dans cette angoissante pénombre, que j'en oubliais ma douleur. Pour en revenir à Ludu, c'était ma meilleure amie et la première personne de notre bande avec qui j'avais fait connaissance. Ses passions étaient les séries policières style NCIS, Hawaï 5-0, Les enquêtes de Murdoch, Castle..., mais également fantastiques (Star Wars, Le Seigneur des Anneaux, le Hobbit, Divergente...), la musique celtique, et enfin le self défense.
Supercoussinets avait desserré ses bras et je pu enfin pousser un long soupir de soulagement. C'est alors que nous entendîmes une autre voix, venant d'un peu plus loin.
« Y a quelqu'un? Oh hé, je suis là!
Au même instant, Ludu et moi, toujours dans les bras l'une de l'autre, nous nous écriâmes en cœur :
-Pakéti!
-Ah tiens...Pakéti ». fit Supercoussinets d'une voix sourde.
Cependant, sa réplique parvient jusqu'à mes oreilles, et je ne pu m'empêcher de lui jeter un regard noir en biais. Tandis que Supercoussinets tentait de me convaincre que ce qu'il venait de proférer n'était qu'une plaisanterie, Ludu, qui avait déjà attrapé et allumer son téléphone, se dirigeait vivement vers Pakéti. Ce sympathique personnage était le meilleur ami de Supercoussinets. Ils se connaissaient depuis la maternelle. Ces grandes passions : le vélo, le tennis, les mathématiques, la physique...et les livres fantastiques.
« Content de me revoir, à ce que je vois. » grinça ce dernier en s'adressant à Supercoussinets.
Son ton pour le moins sarcastique, ne me fit ni chaud ni froid. C'est-à-dire qu'on avait tous l'habitude maintenant; Supercoussinets et Pakéti prenaient toujours un malin plaisir à se charrier mutuellement, le premier reprochant à l'autre d'être trop terre à terre, le second raillant son imagination un peu trop délirante. Néanmoins, ils restaient les meilleurs amis du monde.
« Comment ne pas être content de retrouver un ami aussi « pakétique »! lâcha ironiquement Supercoussinets du tac au tac.
Pour toute réaction, Pakéti lui lança un regard mêlé de haine et de pitié. Supercoussinets, satisfait de sa répartie, avait toutes les peines du monde à se retenir de rire. Ludu, pour sa part, resta dubitative.
« Tu parles d'un accueil! déclara-t-elle sur une intonation narquoise.
-Bah, tu connais Pakéti, reprit Supercoussinets. Il est toujours là, même quand il n'est pas invité. »
Pakéti était sur le point de lui rétorquer une réponse bien cinglante de sa spécialité, lorsqu'une voix (encore?!) se fit entendre :
« Hé les gens, vous êtes là?!
-Mais c'est... fit Supercoussinets, qui n’eut pas le temps de terminer sa phrase, puisqu'il fut coupé par un beau...
-AMA!!! prononcé par Pakéti, Ludu et moi d'une seule et même voix stupéfaite.
-Vous êtes où? Il fait trop noir, je ne vous vois pas.
-On est par ici. Fit Ludu en agitant son portable dans la direction d'Ama. Viens nous rejoindre. »
Nous entendîmes un bruit de pas accélérés, puis une silhouette apparut. Lorsqu'elle fut assez près, je reconnus sans trop de peine une grande et jeune fille, à la peau mate, aux traits légèrement asiatique. Elle s'arrêta enfin essoufflée.
« Ah les amis, vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis rassurée de vous voir! S'exclama-t-elle, ses paroles étaient entrecoupées tant elle avait du mal à reprendre son souffle.
-Et nous donc! Déclara radieusement Supercoussinets. Nous étions désespérés, seuls sans toi. »
Ama lui sourit. Cette charmante jeune fille possédait une culture considérable sur les mangas, en particulier les dramas, aussi bien en livres qu'en séries animées. Elle aimait également le k-pop, les jeux vidéos, les vidéos drôles sur youtube style le Joueur du Grenier, Non mais t'as vu ce que t'écoutes ?, les Points Cultures, et j'en passe et des meilleurs.
Alors que le fan incontestable de One Piece s'apprêtait à ajouter quelque chose, une autre voix (décidément...) résonna non loin de là.
« Hé Supercoussinets, t'es où? J'ai reconnus ta voix. Moi, je suis par là.
-Ça alors, mais c'est Piaz! S'écria ce-dernier, aussi surpris que ravis.
-Attends, j'arrive. »
Cette dernière s'élança vers nous toute excitée. Il faut dire que Piaz a toujours été une véritable pile électrique, pleine d'énergie et de vivacité et jamais fatiguée. Il y a des fois où je me demande comment elle fait pour garder la pêche. Que pourrais-je dire de plus à propos de Piaz... Elle est une experte en voile, sa passion. Elle possède même un bateau et adore voyager en mer. Elle aime danser, écouter de la musique, lire des mangas et partager du bon temps avec ses amis. Malgré la pénombre et le peu de lumière qui émanait du portable, elle nous fonça dessus, tel un bolide, et se jeta dans les bras de Supercoussinets, qui faillit tomber à la renverse.
« Je suis si heureuse de te voir! Piailla-t-elle. Oh! Mais tu n'es pas seul! Salut les gens!
-Hey Piaz!!! firent Ama, Ludu et moi-même.
-Salut Piaz! Fit plus modestement Pakéti. Content de te revoir.
-Moi de même les amis ! Vous m'aviez tellement manqué la dernière fois que nous nous sommes vu...
-Hé Lolo, je crois qu'il y a du monde par ici. »
Nous nous retournâmes tous en direction de la nouvelle voix, que nous avions reconnu sans peine.
« Sarah:)?! Questionna Piaz.
-Oui et il y a aussi Lolo! Répondit espièglement cette dernière.
-Ouais, les jumelles! Hurla Supercoussinets fou de joie.
-Hello la compagnie! Salua Lolo en nous voyant. »
Elles rejoignirent notre groupe. J'en profite, au passage, pour vous faire une présentation des  jumelles. Déjà, elles ne se ressemblent pas vraiment. Lolo a les cheveux plus droits que Sarah:) qui les a bouclés. Et Sarah:) a les yeux bleus alors que Lolo les a marrons. Comme hobbies, elles aiment faire de la gym, écouter de la musique, lire des mangas, manger du chocolat et Lolo aime beaucoup dessiner. D'ailleurs elle est très douée pour cela, une véritable artiste. Nous nous étreignîmes tous chaleureusement en hurlant de joie, tellement nous étions rassuré de ne pas être tout seul dans cet endroit, quand un grognement se fit entendre.
« Hé ho, c'est pas un peu fini tout ce ramdam?! »
Tout mes amis se retournèrent, visiblement angoissés. Cependant, il me sembla reconnaître cette voix. Oui, ce pourrais bien être celui qui est connu pour son imaginaire débordant qui atteint des sommets tellement hauts qu'il lui faut parfois plusieurs jours pour en redescendre, le fan du Joueur du grenier, de Salut les Geeks, What the cut, les Points Cultures, l'envahisseur du forum qui l'a à moitié mis sans dessus dessous depuis l'idée pharamineuse du rôle play. C'est également, j'allais l'oublier, un grand amateur de jeux vidéos et de mangas.
Je risquai :
« Writon?! C'est bien toi?
- «Empereur" Writon! » Corrigea-t-il. Je tiens quand même à mon titre. Et... mais c'est toi Zimi. Et...oh bah il y a foule à ce que je vois. Whouah, ma tête! J'ai un de ses mal de crâne moi! Et mais... qu'est ce que vous faîtes tous dans mon appart'?
-Ton appartement, ça? Répugna Ludu. Mais il fait sombre. On dirait une cave! Et qu'est ce qu'on viendrait faire ici d'abord?
-Ça je l'ignore. Dit Writon. Je ne m'en rappel pas. Je doit vraiment être crevé ces temps-ci... »
Il était assis par terre et se passait la main dans ses cheveux noirs puis vint se masser la nuque. On aurait dit qu'il avait passé plusieurs nuits blanches tant il semblait épuisé. Il se frotta les yeux, s'étira, puis examina l'endroit.
« Mais... ce n'est pas mon appartement!
-Ah! Fit Ama. Je me disais aussi. Writon est peu être "spécial" mais pas assez fou pour vivre dans un endroit aussi glauque.
-Qu'est ce que tu entends par « spécial » ? Demanda l’intéressé en appuyant bien sur le dernier mot.
-Non, j'ai pas dit "spécial", j'ai dit « le spécial », comme dans La Grande Aventure Lego. »
Ce film! Pensais-je en mon for intérieur. Et presque instantanément la chanson du film me revint en mémoire (Tout est super géniaaaaal !).

(Bruit de vinyle qui dérape). Bref..., en d'autres termes, et pour éviter que je reparte dans un délire inutile, toute la bande était réunis. Nous étions tous si heureux et soulagés de nous retrouver que nous nous mîmes à parler tous en même temps. Et oui, depuis le mois de septembre de cette année, tous mes amis, après avoir décroché brillamment leur baccalauréat, sont partis au quatre coins de la France, étudier à l'université. Et depuis, on avait rarement l'occasion de se voir. Ce qu'ils m'avaient tous manqué mes chers copains avec qui j'avais passé de merveilleux moments. Et j'espère sincèrement que ça ne s'arrêtera pas là.
C'est alors qu'au milieu du brouhaha, Piaz finit par poser la, ou plutôt les questions fatidiques, que personne n'avait osé prononcer jusqu'alors :
"Mais au fait, qu'est ce qu'on fait tous là? Et où sommes-nous?"
Tout d'un coup, un silence pesant tomba dans la pièce. L'atmosphère devint instantanément tendue. Nous nous regardâmes, inquiets, perplexes, gênés.
"Je n'en ai aucune idée. Cet endroit ne me dis rien." Fit Ama d'une voix sourde.
J'entendis Supercoussinets se racler la gorge avant de demander :
"Et euh...quelqu'un sait comment on a atterrit ici?
Deuxième grand silence oppressant...
-Bonne question! Dis-je finalement en me grattant la tête. J'essayai mentalement de retracer le fil de mes souvenirs pour découvrir par quelle curieuse façon je m'étais retrouvée dans ce lieu sinistre. Je cherchai et je constatai que le dernier souvenir encore net que je gardais était que je quittais la fac pour rentrer chez moi. C'était un vendredi, je sortais du dernier cours de la journée. Il faisait déjà nuit quand je suis parvenue dehors. Il faisait frais et l'air était humide. Je me hâtais vers le parking pour prendre ma voiture. J'arrivais à peu près à la hauteur du véhicule, dont les vitres étaient recouvertes de buée. Et après... plus rien. C'était le trou noir, le vide total, comme s'il ne s'était rien passé. J'étais incapable de savoir ce qui est arrivé après, ce que j'avais fait, où j'étais allée, et donc comment j'avais pu me retrouver là. Le pire, c'est que je réalisai tout à coup que j'avais perdu toute notion de temps. Je ne savais pas combien de temps j'avais passé dans cet endroit. Ça pouvait être tout aussi bien être quelques heures, comme un jour, voir plus.
Je me tournai vers les autres. Je remarquai à leur regard effaré qu'ils devaient en être arrivé à la même conclusion que moi.
-Tout ceci est bizarre... murmura Lolo dans un souffle.
-Oui, même vraiment glauque. Ajouta Ludu.
-Bon aller, déclara Pakéti, au lieu de rester à ne rien faire, on ferait mieux de trouver un moyen pour sortir d'ici.
-Sage décision. Approuva Writon, encore perdu dans ses réflexions.
-Partons chacun explorer la pièce. Qui sait, peut être que nous trouverons une porte ou un passage pour nous échapper. » Fit Supercoussinets.
Armés de nos téléphones portables, nous nous mîmes à avancer prudemment dans notre cellule. Nous ne tardâmes pas à trouver les murs de la pièce que nous inspections avec minutie. Mais, il n'y avait ni porte ni ouverture. Tout d'un coup, Ama nous appela :
-"Hé les gens! On a trouvé quelque chose avec les jumelles, venez voir!"
Nous nous ruâmes, tout les autres et moi, vers elles. Elles regardaient toutes trois le mur qui leur faisait face. De leurs lampes torches, elles l'éclairaient dans son ensemble, et c'est à ce moment que nous remarquâmes qu'il y avait quelque chose d'écrit dessus, ou plutôt de gravé dans la pierre, et qui disait :

SURPRISE! MINABLES MEMBRES DU FORUM LAWAÏ!
VOUS VOUS DEMANDEZ SÛREMENT OÙ VOUS ÊTES
ET CE QUE VOUS FAÎTES ICI, N'EST CE PAS?
ET BIEN VOILÀ, JE VAIS VOUS EXPLIQUER :
VOUS VOUS TROUVEZ ACTUELLEMENT
DANS UN LABYRINTHE.
VOUS VOULEZ VOUS EN ÉCHAPPER? ET BIEN, VOUS
N'AVEZ QU'À TROUVER LA SORTIE.
MAIS ATTENTION, CE LABYRINTHE COMPORTE
DES PIÈGES, TOUS PLUS DANGEREUX LES UNS
QUE LES AUTRES.
SI J'ÉTAIS VOUS, J'Y RÉFLÉCHIRAI À DEUX FOIS
AVANT DE M'Y RISQUER.
JE NE VOUS SOUHAITE PAS BONNE CHANCE,
MAIS PLUTÔT, UN BON SÉJOUR EN ENFER!









L'inquiétant avertissement résonna un moment dans mon esprit en un sinistre écho. Je pouvais presque entendre le rire satanique de l'auteur de ce message, et mon sang se figea. Puis, nous entendîmes un bruit d'engrenages comme si un mécanisme se déclenchait. Nous nous retournâmes, et dans un grondement, le mur qui se tenait  face aux inscriptions se leva. Il dévoila peu à peu un long couloir faiblement éclairé, qui s'enfonçait au loin dans les ténèbres.

Chapitre 2
Concertations












Pendant un instant, je suis incapable de vous dire combien de temps exactement, nous restâmes figés, à regarder le tunnel obscur. Personne ne pipa mot. Il y eu un silence de mort, ponctué par les grésillements de la lampe du plafond, qui commençait à rendre l'âme. Nous semblions attendre avec angoisse que quelque chose se passe. J'étais tellement crispée , les nerfs à vif, que je faillis hurler lorsque Writon prit la parole :
« Bon, et bien maintenant, qu'est ce qu'on fait ? »
Ses yeux noirs étaient toujours rivés en direction du tunnel. Il était tendu, comme tout le monde. Il semblait attendre que quelqu'un prenne une décision.
Supercoussinets, pris une grande inspiration avant de prononcer gravement :
« Et bien les amis, je suppose que nous n'avons pas le choix : il nous faut y aller !
-Quoi ?! s'exclama Piaz, d'une voix étranglée.
Supercoussinets poursuivit sans ciller :
-Writon nous a demandé ce que nous allons faire. Et bien, ma réponse est : nous allons sortir de cette pièce et nous engager dans les dédales de ce labyrinthe.
Piaz jeta un regard angoissé en direction de notre camarade, avant de protester :
-Nom d'une patate, tu te rends compte de se que tu nous demandes de faire !? Tu veux qu'on se jette à l'aveuglette là dedans?! Tu n'as pas compris l'avertissement ou quoi ?! Ce truc est rempli de pièges ! On ne survivra pas cinq minutes si on y va !
-Piaz a raison. Renchérit Sarah:) Et quand bien même nous parvenons à les éviter, il faut également qu'on trouve le bon chemin sans qu'on se perde. Alors, si c'est pour errer indéfiniment dans cet enfer, ça sera sans moi ! »
-Et donc, qu'est ce que vous proposez ? Voulut savoir notre ami.
-Qu'on attende sagement ici que quelqu'un vienne nous chercher, voilà ce qu'on propose !
-Mais, les filles, intervient Ama, personne ne viendra nous chercher ici. Personne ne sait où on est.
-Nos parents ont forcément dû s’apercevoir de notre absence. Ils ont dû prévenir la police et elle doit nous chercher en ce moment même. Tenta Lolo, néanmoins peu sûre de ses dires.
-Oh, bien sûr ! Et tu penses que le premier endroit auquel les flics vont penser inspecter c'est un labyrinthe ! Railla ironiquement la reine des dramas.
-Et bah, y a qu'à les prévenir où nous sommes.
-Ah oui ?! Et comment ?
-Avec nos mobiles. »
Elle sortit son portable, l'alluma une lueur d'espoir dans ses yeux. Mais, sa mine se déconfit rapidement.
« C'est inutile. Il n'y a pas de réseau. »
Je pris mon téléphone, prit d'un doute, et le mis en marche. Je n'avais aucune barre de réseau, effectivement. Mais un autre détail me sidéra ; la date et l'heure avaient changées. Ça indiquait désormais 01 Janvier 2000, 00: 24. Deux choses me vinrent à l'esprit : soit mon portable était en train de débloquer, soit quelqu'un l'avait trafiqué, pour éviter qu'on ait le moindre repère temporel. Car je savais qu'on était pas en janvier, mais en octobre, à moins qu'on ait bel et bien passé trois mois dans cette pièce. Je gardai pour moi cette information, je ne tenais pas à affoler plus que cela mes amis. Je relevai la tête de mon écran pour observer la réaction des autres. Ils semblaient désemparés.
« N'empêche que moi, je ne bouge pas d'ici ! Pas question que j'aille là dedans ! Répéta Piaz avec insistance pour bien nous faire comprendre qu'elle ne souhaiter pas revenir sur sa décision.
Pakéti tenta de la raisonner :
-Mais Piaz ! Comment tu comptes tenir ici ? On a rien à manger, rien à boire. Si on reste là, ça sera certainement pour des jours. D'ici à ce que quelqu'un nous trouve, on aura largement tous le temps de mourir de faim et de soif.
-Sans compter le manque d'oxygène. Ajouta Writon. On ne sait même pas si on est sous terre ou pas. Mais en attendant, je n'ai remarqué nulle part la présence d'un système d'aération. »
Je crus que j'allais me sentir très mal. Le fait de comparer cet endroit à un tombeau ne me réjouissait guère. D'autant plus qu'en ce qui me concerne, tout ce qui touchait au domaine de la nécrologie et de la thanatologie, il valait mieux éviter d'en parler devant moi.
C'est alors que j’aperçus Sarah Smile fouiller dans son sac.
« Qu'est ce que tu cherches ? Lui demandais-je interloquée.
-Attends... elle brassa avec frénésie les affaires avec sa main, à la recherche de quelque chose qui semblait ne pas vouloir sortir de sa besace. Tout d'un coup son bras s'immobilisa, et son visage s'illumina. Ah ! Ça y est ! Et elle extirpa deux boîtes de gâteaux de la marque LU et une bouteille d'eau Volvic de soixante quinze centilitres. Avec ça, reprit-elle, on pourra tenir pendant quelque temps.
-Avec deux boîtes d'une dizaine de gâteaux à peine et une seule bouteille d'eau pour nous neuf ? S'enquit Pakéti en levant un sourcil, sceptique.
-Bah, c'est mieux que rien ! Si tu as une autre idée, ne  te gêne pas pour le dire ! En attendant, c'est ce qu'il y a de mieux, alors il va falloir faire avec !
-Mais bon sang les gens, soyez logiques ! Râla Ama, à bout de patience. On ne tiendra jamais plus de deux jours, même en économisant les vivres ! Autant se suicider tout de suite, pendant qu'on y est !
Piaz vint se placer bien en face d'elle.
-Et qu'est ce que tu veux qu'on fasse d'autre, hein ? Toi qui sais tout, dis nous ce qu'on doit faire. Aller vas-y, on t'écoute !
Je vis Ama prendre une grande inspiration et débiter avec calme :
-Faire comme Supercoussinets a dit : entrer dans le labyrinthe et tenter d'en sortir. Au point où on en est, je préfère de loin cette option plutôt que la tienne. Au moins, on aura essayé...
-Mais vous êtes tous dingues ma parole ! Tonna Piaz. C'est de la pure folie ! Si on y va, on n'y survivra pas ! »
Sa réplique nous fit sursauter. Sarah Smile se boucha les oreilles. Sa sœur en revanche, après un moment de silence, durant lequel elle paraissait cogiter, finit par lâcher :
« Ah ça y est les gars, j'ai compris ; c'est une farce ! Vous me faîtes une blague, c'est ça ?! Allez, avouez-le. Vous me faîtes marcher, on n'est pas en danger, vous faîtes seulement ça pour me faire peur, pas vrai ?
Elle tentait de paraître le plus décontracté possible, un demi sourire sur les lèvres, s'apprêtant à ce que nous approuvions son raisonnement. Nous la regardâmes embarrassés, ne sachant que répondre. D'un coup, le sourire de Lolo se transforma en déception et l'espoir s'envola. Elle se pris la tête entre ses mains, abattue.
« Ce n'est pas possible. Bredouilla-t-elle d'une voix à peine audible. Nous ne nous en sortirons pas...
-C'est malin ! S'emporta Piaz. Vous avez vu dans quel état vous avez mis Lolo !
-Oh toi, si tu continues, je vais...
-ASSEZ !!! Hurla Ludu, à bout de nerfs. Tout le monde se tut. Arrêtez vos enfantillages et écoutez-moi ! Ce n'est pas en nous disputant que nous allons en sortir ! Pour commencer, dans ce genre de situation, il faut qu'on soit soudés, qu'on se serre les coudes, sinon, c'est clair qu'on ne s'en sortira pas !
Nous l'écoutâmes ensuite avec intérêt et personne n'osa la remettre en cause. Ludu continua sur sa lancée :
-Je suis d'accord avec Supercoussinets, Ama et Pakéti. Même si c'est risqué, c'est le mieux que nous ayons à faire. De toute façon, dans les deux cas, nous mettons notre vie en péril. Moi, je préfère risquer l'impossible et sortir d'ici quitte à y laisser ma peau, plutôt que d'attendre la mort dans l'angoisse et dans le remord de n'avoir rien tenter. Après, libre à vous de choisir. Mais je vous le répète : si on reste ensemble, unis et soudés, nous pouvons y arriver. Ensemble, nous pouvons franchir les obstacles ; ensemble, rien n'est impossible. »
Après le beau discours de notre amie, tout le monde semblait peser le pour et le contre. Au moins, le choix demeurait clair : soit nous restions là, à attendre vainement des secours inutiles, en nous laissant dépérir à petit feu, soit nous tentions de nous débrouiller par nos propres moyens, et de nous lancer dans ce labyrinthe à nos risques et périls, avec une chance infime, mais une chance quand même, de nous en sortir.
Je songeai soudain à mes parents. Papa ! Maman ! Ils devaient être mort d'inquiétude ! Cette cruelle pensée me fit l'effet d'un coup de poignard en plein cœur. Je détestais qu'ils se fassent du mouron pour moi, et ça faisait à chaque fois me sentir mal de songer à cela. Que se passerait-il s'ils apprenaient que leur fille unique venait de disparaître ? Ils seraient sûrement anéantis. Oh non ! Fit une petite voix à demi étranglée dans ma tête. Je serrai les poings pour m'empêcher de pleurer, et cela me brûlait les yeux. Non ! Je devais être forte. Je devais tenir ! Je ravalai tant bien que mal mon appréhension, déglutit avec difficulté, tellement que ma gorge était serrée. Je devais le faire pour eux, je n'avais pas le droit d'abandonner. Je déclarai, malgré mon manque d'assurance :
« Moi, je vous suis. »
Ludu hocha la tête, en signe d'encouragement et pour me signifier que j'avais fait le bon choix. Je vins me placer à côté d'elle.
« Je suis des vôtres également ! » proclama à son tour Writon.
Dès qu'il nous eut rejoint, nous nous tournâmes vers les trois filles, guettant leur réaction avec insistance. Se fut, à notre surprise, Piaz qui, la première s'avança.
« Très bien, je vous suis. Mais c'est bien parce que vous êtes mes amis et que je tiens beaucoup à vous.
-Merci Piaz. » Fit Supercoussinets, visiblement touché.
Il ne restait plus que les jumelles. Elles se regardèrent un instant, hésitantes, comme si elles se concertaient mentalement, par télépathie. Nous retînmes tous notre souffle. Puis Sarah:) prononça :
« On vient également. »
Nous poussâmes tous un « ouf » soulagé. Nous nous étions au moins mis d'accord sur une chose, c'était déjà un progrès. Avant de partir, Pakéti avait demandé à Sarah Smile de lui montrer ce qu'il y avait d'autre dans son sac. Elle en sortit une veste en nylon beige, un carnet à croquis, une boîte de craies, deux mangas Alice in Borderland et un paquet de mouchoirs.
A la suite de cela, Pakéti suggéra que nous fouillons nos poches pour voir si nous n'avions pas d'objets utiles. Dans les miennes, je retrouva un élastique pour cheveux, un autre paquet de mouchoirs et quelques feuilles de papiers carrées (utiles pour faire des origamis  lorsque je suis stressée). Ludu extirpa des siennes un canif et un spray au poivre (sacrée Ludu !), son inhalateur et une pièce de deux centimes. Une barrette à cheveux d'Ama, une paire d'écouteurs et un jeu de cartes One Piece de Supercoussinets, un paquet de chewing-gum à la menthe de Piaz et un trombone en métal trouvé par Writon vinrent compléter l'inventaire.
« Bon, c'est déjà bien. Dit Pakéti. Maintenant qu'on est prêt, on peut y aller.
-OK, qui y va en premier ? » Interrogea Supercoussinets.
Nouveau silence gêné. Et bah, c'était loin d'être gagné...
« Et bien, puisque c'est toi qui l'a proposé, tu n'as qu'à y aller. Fit Pakéti.
-Pourquoi moi d'abord ? Vas-y toi ! Rétorqua le fan de One Piece.
-Non je t'en pris, après toi ! Insista Pakéti.
-Oui vas-y Supercoussinets. Appuya Writon. Puisque c'est toi le modérateur de notre groupe Les Descendants de Lawaï, c'est à toi de nous guider. »
Supercoussinets vint planter son regard dans celui du Writon.
« Et bah tiens Writon, commença-t-il railleur, puisque tu tenais tant que ça d'être nommé à la modération, pourquoi tu ne prendrais pas la tête de notre groupe pour une fois ? Qu'est ce que tu en dis ?
-Oh oh, mais que vois-je ? Qu'ouïs-je ? Le grand Supercoussinets, Élu des lawaïs, que rien ni personne n'effraie, fuyant ses responsabilités à la moindre difficulté ! Et tu voudrais que ce soit moi qui prenne les risques à ta place !? Ha Ha ! Ah non mon ami, je regrette mais il faut assumer.
-Writon, tu confonds la fiction et la réalité ! Là, c'est du sérieux !
-Je te rappelle aimablement que c'est toi qui a commencé ! »
Je me sentis découragée de les voir se prendre la tête pour si peu. Je vis Ludu se taper le front avec sa paume, totalement affligée par ce spectacle. Mais qu'est ce que je faisais là ? Contre toute attente, l'issue de cette querelle fut sauvée par l'intervention d'Ama.
« Bon sang de bonsoir, on ne va y passer Noël ! Si vous n'êtes pas capable de prendre des décisions pour savoir qui s'y lance en premier, là c'est sûr qu'on n'est pas prêt d'avancer ! Aller, je passe la première ! »
Je remerciai intérieurement Ama, ainsi que son sens du sacrifice. Enfin, on allait pouvoir bouger. Nous la vîmes dépasser la limite de la pièce. Elle se retourna, et pour nous encourager à la suivre, nous lança :
« Alors les gens, vous êtes prêts pour l'aventure ? »
Nous bredouillèrent tous un « oui » pas très encourageant, avant de nous décider à la rejoindre.
« Alors, allons-y !
-Bon, alea jacta est.  Marmonnai-je.
-... ah ! En lawaï, ça donne : itui dikli zéè! Ça rend plutôt bien, non ? Répliqua Supercoussinets avec un sourire qui se voulait encourageant.
-Oui, si tu veux... soupirai-je.
A peine avions nous fais quelques pas hors de la pièce, que le bruit de mécanique de tout à l'heure se réenclencha. Mais cette fois-ci, le mur se rabaissa avec fracas. Au moins maintenant, une chose demeurait certaine ; il était impossible de faire marche arrière.
1 Ce galimatias correspond à la locution latine énoncée juste au-dessus. Et la langue dans laquelle elle a été traduite, c'est du lawaï, une langue inventée par Supercoussinets. Si vous ne la comprenez pas ou que vous n'y voyez pas son intérêt, c'est normal : c'est juste que vous êtes tout simplement...ignares et que vous manquez cruellement d'imagination.

Chapitre 3
Premières difficultés









Nous avançâmes avec crainte dans le couloir. Devant, Ama ouvrait la marche, suivit par Piaz et Supercoussinets, venaient ensuite les jumelles, moi, Ludu et Pakéti. Writon fermait la marche. Pendant que nous marchions, je ne cessais de scruter les murs qui nous entouraient. Ils étaient décrépis comme ceux de notre cellule, recouverts de salpêtre. Tous les trois mètres, des lumières encastrées dans les parois, diffusaient une lumière jaune-orange, donnant l'impression que les murs avaient été recouvert avec du sang. Il y avait des relents d'humidité et de poussière qui me piquèrent désagréablement le nez.
J'étais nerveuse. Cet endroit n'avait rien de rassurant. Mes amis ne semblaient rassurés non plus. La plupart demeuraient sur le qui vive, les sens en alerte, tendus. Durant tout le trajet, personne ne parla.
Nous avions progressé d'une bonne quinzaine de mètres, lorsque tout d'un coup, Ama s'arrêta. Piaz, qui avait remarqué que notre amie n'avançait plus s'immobilisa à son tour. Mais Supercoussinets, qui regardait en l'air, n'avait pas fait attention. Il percuta le dos de Piaz et ce fut un bel effet de dominos : tous les trois tombèrent à la renverse, face contre terre. Nous restâmes là, à les regarder en nous retenant tant bien que mal de pouffer de rire, avant que Writon, qui était à l'arrière et n'avait pas vu ce qu'il s'était passé, ne demande :
« Bah, qu'est ce que vous faîtes par terre ? Vous êtes fatigués ?
-Ils sont tombés, Writon. Lui expliqua Sarah:).
-Mais quelle bande de pas doués...soupira Ludu en levant les yeux au ciel, ou plutôt au plafond.
-Ah ?! Mais qu'est ce qui leur a pris de tomber? Questionna à nouveau le fan du Joueur du Grenier.
-On ne l'a pas fait exprès ! Répondit Piaz en se relevant.
-C'est Ama, elle s'est arrêtée. Ajouta Supercoussinets en qui tentait de se remettre debout, et en même temps, de se justifier.
-J'espère au moins que vous ne vous êtes pas fait trop mal. Émis-je à demi inquiète.
-Dans ce cas, repris Writon, pourquoi est ce que tu n'avançais plus ?
-Ça va Zimi, je crois que tout le monde va bien. M'assura Ama. Et pour répondre à ta question Writon, si je me suis figée, c'est à cause de ceci. »
Nous suivîmes la direction indiquée par la main d'Ama. Face à nous il y avait un mur. Mais, la voie sur laquelle nous nous trouvions se divisait en deux chemins, l'un partant à droite, l'autre à gauche ; nous étions rendu à un croisement.
« Bon, nous avons deux sentiers qui s'offrent à nous. Nous devons donc en choisir un. Résuma Supercoussinets. Lequel allons-nous prendre ?
-A droite ! Suggéra Piaz.
-Celui de gauche. Proposa Lolo.
-Euh... en arrière toute. Préconisa Pakéti.
-Hé ! Mais ça ne va pas ça, Pakéti ! Alertais-je sidérée.
-Bien quoi, se défendit ce dernier, j'ai bien le droit d'émettre mon opinion.
-On a pourtant dit qu'il y avait DEUX possibilités uniquement ! Lui rappela Ama.
-En tout cas, on voit que ton niveau en maths s'est amélioré, Pakéti. Ironisa Ludu.
L’intéressé lui fit une affreuse grimace, avant de répondre :
-Très drôle ! Il n'empêche que, pour ma part, je propose que l'on retourne sur nos pas pour réfléchir plus posément.  
-Mais à ce rythme là, on n'avancera jamais ! » S'indigna Lolo.
Pakéti réfléchit un moment, jugea bon qu'il devait changer de tactique et suggéra :
« On pourrait peut-être se séparer en deux groupes, et chacun prend un chemin.
-Pas question ! Riposta Piaz. On reste tous ensemble et on ne se sépare pas, quoi qu'il arrive. Pas vrai les gars ?
-Je suis d'accord avec Piaz. Déclara Writon. Il vaut mieux rester unis, au lieux de se disperser. Après Pakéti, si tu as envie de partir, personne ne te retiens. »
Ce dernier s'avança l'air menaçant, puis haussa les épaules et se renfrogna, vexé.
-Bon les gens ce n'est pas que je m'ennuie, mais il faudrait quand même qu'on se bouge ! Signala Ama avec agacement. Alors si vous ne voulez pas qu'à la Saint Glinglin on y soit encore, mettez y un peu du votre ! Quelle direction est-ce que l'on prend ?
-Moi, je maintiens mon choix ! Appuya Piaz en croisant les bras. Ceux qui m'aiment me suivent !
-Je te suis Piaz ! Annonça Supercoussinets.
-Et moi, je viens avec toi, sister ! Fit Sarah:) en rejoignant Lolo. Et toi Zimi, qu'est ce que tu choisis ? »
Pour ma part, j'hésitais. Je m'avançai donc pour mieux observer les deux chemins. Celui de droite continuait sur quelques mètres avant de bifurquer de nouveau sur la droite. Quant à celui de gauche, il semblait descendre en pente douce, s'enfonçant un peu plus dans les profondeurs obscures. Pour moi, aucun des deux ne me paraissaient sûr. Pourtant, il fallait se décider. J’optai pour le moins effrayant, celui de droite. Ludu et Writon firent de même.
« Bon, reprit Ama, et bien il n'est pas difficile de constater que la majorité a voté pour la voie de droite. Par conséquent, nous emprunterons cette direction.
Tout le monde acquiesça pour manifester notre accord. Alors que nous nous apprêtâmes à nous engager dans le couloir, la voie de Supercoussinets se fit entendre :
« Attendez ! Comment être sûr que si nous revenons ici, nous ne prendrons pas ce même chemin ?
-On pourrait prendre une ficelle et la dérouler derrière soi, comme le fil d'Ariane. Proposai-je.
-Ah oui ?! Et tu vas la trouver où ta ficelle extra longue ? Ricana Ludu.
-Moi, j'ai une idée. » Fit Lolo malicieusement.
Elle saisit la boîte de craies, pris une de couleur bleue, et dessina une croix à droite du mur d'en face.
« Voilà, comme ça, si on reviens ici, on sait que ce chemin a déjà été emprunté et qu'il est inutile de le prendre une deuxième fois. »
Pendant qu'elle exposait ces mots, Supercoussinets ne put s'empêcher de dérober la boîte de craie de notre dessinatrice en herbe. Il sortit une craie de couleur blanche et dessina à côté de la croix la tête du poussin Piou, la mascotte de notre groupe. Puis, tout content de son œuvre, il remit la craie dans la pochette, la rendit à Lolo et vint nous rejoindre. Ama, les mains sur les hanches, le regarda, l'air navrée.
« Tu ne peux pas t'en empêcher, avoue-le ?
-Bah quoi, ça fait un souvenir de notre passage.
-Bon, tout le monde y est ? Interrogea Ludu pour mettre fin (enfin) à la conversation. Aller, on y va.
Sur ce, nous poursuivîmes notre route.

Un peu plus loin, c'est-à-dire deux virages plus loin, nous nous trouvâmes à l'entrée d'un couloir. A première vue, ce passage avait l'air normal. Il n'était pas très long, une dizaine de mètres à peine. Nous nous apprêtâmes à nous y engager, lorsque Writon nous retînmes in extremis.
« Stop les amis, attendez !
-Quoi ? Qu'est ce qu'il y a Writon ? Questionnai-je incrédule.
-Il y a quelque chose qui me tracasse. »
Il balaya les murs du regard et ne tarda pas à nous faire part de son inquiétude.
« Il y a des fentes dans les parois.
-Et alors, ça signifie quoi ? Interrogea Piaz soucieuse.
-Passe-moi ton sac Lolo ! »
Lolo hésita, puis le lui tendit. Writon le saisit en minaudant un « merci ». Ensuite, il allait se placer face au couloir. Il se concentra, puis commença à faire un mouliner avec le bras qui tenait le sac. Ce n'est que lorsqu'il jugea qu'il avait pris suffisamment de vitesse qui le lâcha. Le sac s'envola à travers le couloir. C'est à ce moment que de brefs sifflements parvinrent jusqu'à nos oreilles. Finalement, le sac finit par tomber par terre. Writon demeura quelques instants immobile, puis nous lança :
« Venez, nous pouvons avancer maintenant. »
Personne n'avait compris ni pourquoi Writon avait fait cela, ni ce qu'il venait de se passait. Ce n'est qu'au moment où Lolo voulut reprendre son sac, que nous réalisions ce qui a faillit nous arriver : des fléchettes en bois étaient encastrées dans le tissus du sac ; maintenant, il avait l’apparence d'une pelote d'épingles.  Ma gorge, ainsi que celles de Pakéti et de Sarah:) émirent un « gloups » sonore. Grâce à l'intervention de Writon, nous l'avions échappé de justesse. Nous le remercions tous chaleureusement et ce dernier nous conseilla, tout de même, d'avancer accroupis, car il soupçonnait que les fléchettes n'étaient pas toutes sorties. Une fois ce passage dangereux franchit, et après que Lolo eut tant bien que mal retiré toutes les épines de son sac, nous tombâmes (sans nous faire mal) sur une autre intersection. Après un autre débat houleux, pendant lequel Piaz faillit étrangler Supercoussinets, parce que ce dernier avait précisé que dans One Piece, les personnages prenaient toujours la même direction pour sortir des labyrinthe, nous prîmes à gauche, cette fois-ci.

Nous progressâmes pendant un moment dans une nouvelle galerie, toujours sur nos gardes. Tout d'un coup, un étrange bruit nous fit sursauter. Au premier abord, cela ressemblait à un gargouillis.
« Writon, tu as si faim que ça pour que ton estomac gargouille autant ?! M'étonnai-je amusée.
-Mais, protesta-t-il, ce n'est pas moi !
-Ni moi. Ajouta Supercoussinets.
-Le mien non plus. Renchérit Ludu. »
Les autres nous firent signe que leurs estomacs n'avaient pas eux non plus produit le moindre son.
« Mais alors, repris-je soucieuse, qu'est ce que...
-Chut ! Piaz nous fit signe de nous taire.
-Quoi ? Demandais-je au bord de l'impatience.
-Je crois que nous ne sommes pas les seuls ici... »
Elle s'interrompit car le bruit avait repris, mais cette fois, je crus distinguer qu'il s'agissait en réalité d'une sorte de grognement.
« Et ça se rapproche on dirait... Constata Ama. Et ça vient de derrière nous... »
Pétrifiés, nous nous retournâmes tous doucement, la peur aux tripes. J'avais un mauvais pressentiment. Et c'est là que nous le vîmes. Face à nous, se tenait un animal, pareil à un immense chat, avec un pelage roux tigré de noir. Ses yeux couleur ambre nous fixaient avec un mélange d'intérêt et d'envie.
« Un tigre?! » Souffla Piaz sidérée.
Le félin nous jaugea, passa une langue rose et râpeuse sur ses babines, puis s'avança à pas mesurés, toutes griffes dehors. Visiblement, il avait faim, et de toute évidence, les seules proies qui se trouvaient à sa portée...bah c'était nous.
« FAUVE QUI PEUT !!! » Hurla Supercoussinets, pris de panique.
Nous ne nous fîmes pas prier. Dans un tumulte de cris et de pas précipités, nous nous mîmes à courir, le tigre à nos trousses. Seulement, dans l'agitation général, on ne savait pas où on allait ; on prenait les directions au hasard, la bête toujours sur nos talons. Par chance, nous ne tombâmes sur aucun autre piège. Je puisais dans mes réserves d'énergie les dernières forces nécessaires. Mes poumons étaient en feu, mon cœur battait la chamade, j'avais des points de côtés et mon sang cognaient contre mes tempes à m'en faire tourner la tête. Je commençais à m'inquiéter car certains de mes camarades commençaient à ressentir les premiers effets de la fatigue. Il faut dire que l'affolement n'arrangeait guère les choses. Pendant ce temps, le tigre famélique gagnait dangereusement du terrain. Surtout, ne pas céder à la panique. Me répétais-je en mon for intérieur.
Tout d'un coup, je vis Pakéti s'emparer de le spray au poivre, qui dépassait de la poche du jean de Ludu.
« Hé ! » s'écria cette dernière, surprise.
Pakéti se retourna d'un coup, face à la bête, tendit le bras, le spray dans la main.
« Couché minou ! »
Là dessus, il appuya sur le haut du pulvérisateur. Un nuage de fines gouttelettes de liquide irritant vint se déposer sur le museau du tigre. Un instant surpris, le fauve fut pris d'une violente crise d'éternuements. Il recula, gêné, se frottant vigoureusement la truffe avec sa patte, en crachant furieusement.
Nous en profitâmes nous nous éloigner le plus vite possible. Je me doutais bien que ce n'était pas un simple crachas de spray au poivre qui allait arrêter un tigre affamé. Lorsqu'un prédateur a faim et qu'il a jeté son dévolu sur une proie, il ne la lâche pas facilement. Au détours d'un virage, nous entrevîmes quelque chose vers le fond, qui ressemblait à une silhouette. Oui ! Il y avait bien quelqu'un au fond de ce couloir ! Nous n'en crûmes pas nos mirettes. C'était à peine pensable. Nous n'étions pas les seuls dans ce labyrinthe.
« Hé Monsieur ! Appela Piaz jubilante. Il faut nous aider, il y a un tigre à nos trousses. »
Le type nous observait sans bouger. Je trouvai cela étrange. De plus quelque chose me chiffonnait.  Et si c'était un piège ?
Les autres paraissaient partager mes doutes. Supercoussinets rattrapa juste à temps Piaz par le coude. Coupée dans son élan, celle-ci faillit protester. C'est alors que le type s'avança vers nous. Un rictus inquiétant se dessina sur son visage cireux. Il tenait quelque chose caché dans sa main gauche. Il ricana sournoisement :
«Niark Niark. Alors jeunes gens, on s'est perdu ? Aller venez me voir, je vais abréger vos souffrances ! »
Il avait levé son bras, dévoilant un long couteau de boucher, à la lame aiguisée, sur laquelle brillait d'un éclat sinistre la lueur des diodes rougeâtre. On aurait pu entendre les sinistres grincements de violons, présents dans la musique du film Psychose, d'Alfred Hitchcock. A la place, on eut droit à un magnifique quatuor de cris, exécuté par les jumelles, Piaz et moi-même.
Nouvelle vague d'affolement général. Nous étions pétrifiés sur place, incapable d'esquisser le moindre geste, alors que l'espèce de psychopathe armé se rapprochait à grands pas. Les choses se gâtèrent lorsque nous entendîmes les pas lourds d'un fauve en furie, qui galopait à vive allure dans notre dos. Nous étions coincés, pris en tenailles, ou pour mieux résumer, nous étions tombés de Charybde en Scylla. Alors que je crus ma dernière arrivée, et que j'en profitais pour effectuer intérieurement le partage de mes biens terrestres entre mes petits-cousins, je sentis tout d'un coup que quelqu'un me poussai avec force vers la gauche. J'eus à peine le temps de constater que Writon, après avoir proféré un « Vite ! Tous à couvert ! », nous précipita violemment vers un étroit passage, situé à côté de nous. Entraînés les uns les autres, nous nous bousculâmes, et dans la mêlée, je pris un coup de coude dans les côtes. Nous tombâmes tous à la renverse, sous le choc de l'impact, dans la trouée improvisée. J'étais assise par terre, au moment où j’aperçus dans le travée principale, le tigre bondir sur le type, toutes griffes dehors. Je crus entendre le psychopathe émettre un « Oh non... », juste avant que la bête ne se jette sur lui. La suite, je ne la vis pas, et je n'eus pas envie de la connaître. Le mur nous cacha l'horrible scène d'un homme en train de se faire dévorer par un tigre. Il y eut des hurlements, des rugissements, des bruits de lutte, puis d'étranges bruits secs d'os qui se rompaient, et après,... plus rien. Un silence de mort. Lorsque nous nous décidâmes de pointer le bout de notre nez, le tigre avait mis l'individu au couteau en charpie. Il y avait du sang partout et des bouts de chair sanguinolentes, éparpillées ça et là. Une abominable odeur de cadavre me prit à la gorge. J'eus la désagréable envie de rendre mon quatre heures. La bête qui avalait tranquillement son repas, ne daigna pas s'intéresser à nous. Aussi, nous en profitâmes pour nous sauver au plus vite, sans lui demander son reste.

Chapitre 4
Casse-tête n°1 : un peu de calcul





Après notre course-poursuite effrénée avec le tigre, nous reprîmes notre route, tous visiblement encore secoués. J'avais le cœur qui battait encore la chamade, le corps encore tout tremblant, et deux horribles points de côté qui ne m'élançaient en dessous des côtes. Seulement, dans la confusion, nous nous étions éloignés de notre chemin d'origine. Impossible de se souvenir par où nous étions venus, et donc de revenir sur nos pas ; nous étions bel et bien égarés.
« Bon, déclara Pakéti, puisque de toute manière nous ne savions même pas où nous allions précédemment, il ne nous reste plus qu'à continuer par là. »
C'est ce que nous fîmes. Traînant les pieds, nous déambulâmes dans les galeries, en empruntant des directions parfaitement au hasard tournant tantôt à droite, tantôt à gauche. Néanmoins, nous ne baissions pas notre garde ; nous savions malgré tout que le danger était long d'être écarté et que nos ennuis ne semblaient pas encore terminés. De même, à chaque fois que nous empruntions une nouvelle voie, nous appréhendions l'idée de recroiser le tigre. Rien que cette éventualité me donnais la chair de poule. Cet endroit ne me plaisait pas du tout, et je détestais par dessus tout me sentir vulnérable. Les copains, eux, s'efforçaient de ne pas laisser paraître leur crainte. Même si nous avions faillit y passer, ce n'était pas le moment de se démoraliser. Et puis, nous n'avions guère le choix ; nous devions continuer.
Plus loin, au détour d'un virage, nous arrivâmes devant un mur.
« Flûte ! Pesta Ama, c'est un cul-de-sac!
-C'est bien notre veine... Grommela Pakéti. Bon bah, va falloir faire demi tour.
Alors que nous nous apprêtâmes à rebrousser chemin, Lolo nous signala :
« Attendez ! On dirait qu'il y a quelque chose d'écrit sur le mur ! »
Nous nous approchâmes à grands pas. Lorsque nous fûmes suffisamment près, elle nous énonça ceci :

PAS DE CHANCE, LES LOUPIOTS !
VOUS ÊTES TOMBÉS SUR UNE IMPASSE !
CEPENDANT, SI VOUS RÉUSSISSEZ
À RÉSOUDRE CETTE ÉNIGME,
LE MUR S'OUVRIRA ET VOUS POURREZ
POURSUIVRE VOTRE ROUTE.
MAIS ATTENTION ! VOTRE TEMPS EST COMPTÉ !
SI VOUS NE TROUVEZ PAS LA RÉPONSE À TEMPS,
UNE TRAPPE S'OUVRIRA ET VOUS TOMBEREZ DANS
LES ENTRAILLES DE LA TERRE !
ALORS, RÉFLÉCHISSEZ BIEN,
ENFIN SI CE N'EST PAS TROP VOUS DEMANDER.



Je jetai un coup d’œil derrière moi. Je remarquai qu'une ligne verticale, qui partait du mur et traversait l'ensemble du couloir, coupait la terre en deux. Si effectivement le sol venait à s'ouvrir en cas d'échec, nous n'aurions pas le temps de courir pour atteindre la sortie.
« Alors, c'est quoi cette énigme ?! S’impatienta Writon.
-Voilà, ça vient ! Râla Lolo, agacée par l'empressement de notre ami. Bon, ça dit : « Comment obtenir 24 avec les chiffres 5, 5, 5 et 1, en n'utilisant qu'une seule fois chaque chiffre ? ».
Aussitôt sa phrase terminée, un sablier situé en dessous de l'inscription se retourna automatiquement, amorçant le décompte. Sans perdre un instant, nous nous lançâmes tous dans une cogitation mentale acharnée, à la recherche de la solution. Je vis Supercoussinets assis par terre, une craie à la main, sûrement chipée du sac de Lolo, essayant d'effectuer des calculs complexes. Pakéti se gratta la tête, le regard au plafond. Ludu fronça les sourcils, songeuse. Piaz faisait des vas et viens, concentrée. Ama, assise sur une pierre, la main sous le menton, imitait le célèbre Penseur de Rodin. Les jumelles quant à elles tentaient la communication mentale, mais y renoncèrent rapidement. Et Writon, les bras croisés,  les yeux fermé, semblait plongé dans une sorte de profonde méditation. En fait, je crois qu'il dormait. Pour ma part, j'enroulais nerveusement une mèche de mes cheveux bruns autours de mon doigts, perplexe. Je savais que les maths n'avaient presque jamais mon point fort, excepté les deux dernières années du collège, grâce à mes deux amis Pythagore et Thalès. Obsessionnellement, le même calcul tournait en boucle dans ma tête :
5x5 = 25
25-1 = 24
Sauf qu'il y avait toujours ce maudit « 5 » en trop ! Ça m'énervait ! Non, c'était trop évident, la solution devait être plus subtile que cela. Et pour la découvrir, il fallait penser différemment.
Je ne me sentais guère rassurée, lorsque je regardais de nouveau les autres; comme la plupart d'entre nous avait étudié dans la branche scientifique au lycée, les voir galérer ainsi me signalait que nous étions face à un casse-tête coriace. Et le temps ne cessait de défiler, n'arrangeant en rien les choses ; je constatai avec stupeur que les trois quart du sable contenu dans le sablier s'était écoulé. Je me mis à espérer, la peur au ventre, qu'un miracle daigne se produire dans les minutes à venir.
Tout d'un coup, Sarah:) ouvrit grand les yeux, une étincelle brillait dans ses prunelles. Elle s'écria :
« Ça y est, j'ai trouvé ! Je sais la solution !
Et devant nos mines médusées , elle émit haut, fort et distinctement :
« 1:5 = 0,2
5-0,2 = 4,8
5x4,8 = 24 ! »
A ce moment, le sablier pivota à l’horizontal. Le sable s'arrêta de s'écouler. Il y eu un bruit de mécanisme, puis, dans un bruit sourd, le mur pivota sur lui-même et s'ouvrit, nous permettant d'accéder à un nouveau couloir.
Nous hurlâmes un « Bravo Sarah:) » à l'unisson, tellement nous étions fière d'elle. Piaz sautilla un moment sur place, avant de se jeter dans ses bras.  Seul Pakéti bougonna en haussant les épaules :
« Pff. Quand on y repense, cette énigme n'était pas si compliquée, finalement.
-Tu dis cela parce que tu es jaloux Pakéti. Ironisa Ama en lui tirant la langue.
-Bah, de toute façon, il faut bien reconnaître que cette énigme, c'était du p*****.
-Que..Comment !? Tu veux bien répéter ce que tu viens de proférer ? S'étrangla Supercoussinets, lançant un regard plein de haine en direction de son ami.
-Quoi ? C'est p***** que t'as pas bien compris ? Je peux le répéter, si tu veux : p***** ! p***** ! » Chantonna Pakéti.
Pour ceux qui n'auraient pas compris, ou bien pour ceux qui ne connaîtraient pas One Piece, voici une petite explication : dans le manga One Piece, il y a un personnage qui se nomme « Usopp ». Sauf que dans la version française, les producteurs ont décidés de le traduire par, oserai-je le dire? Bon, aller, je me lance : «  Pipo ». (Oui bon, ça va Supercoussinets ! Comment veux-tu que j'explique aux gens, si je ne peux pas dire le « mot interdit » ?! Non, pitié, ne me frappe pas...). Euh... hum hum. Et donc, ceci a été très mal accepté par certains fans, et c'est le cas de Supercoussinets, comme vous pouvez le constater.
Je priai intérieurement pour qu'ils évitent de se battre inutilement. Mais apparemment, et comme je le pressentais, ma prière intérieure ne fut pas entendu. Je vis Supercoussinets se ruer sur Pakéti.
Afin de vous faire grâce de cette scène et par respect envers les règles de bienséance, la suite de ce passage a été censuré. Merci de votre compréhension.
Nous restâmes ainsi, à les contempler en train de se chamailler, sans rien faire, l'air consterné. Jusqu'à ce que Piaz, visiblement exaspérer, ne les avertissent :
« Bon, les garçons, quand vous aurez finis de vous chamailler comme des garnements mal-élevés, on pourra peut-être avancer, vous ne croyez pas ?!
-Mais c'est pas ma faute ! C'est celle de Pakéti ! Voulut protester Supercoussinets.
-On ne veut pas le savoir ! Maintenant vous vous taisez, et vous avancez, c'est clair ? » Brailla Ama.
Aucun des deux compères ne tenta lui tenir tête. Il faut dire que quand Ama se met dans des colères noires, il vaut éviter de la contredire, c'est bien connu. Penaud, ils se dirigèrent à leur tour vers le passage.
« Ah là là. Soupira Writon. Si c'est-y pas malheureux de voir la jeunesse se dégrader à ce point. »
Je lui donnai un grand coup de coude dans les côtes, avant de lui passer devant, lui jetant en passant un regard hautain. Après quoi, je m'engageai à mon tour. Les autres nous suivirent, soucieux et inquiets à l'idée de découvrir ce qui nous attendait de l'autre côté.


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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Jeu 2 Oct - 22:21

Quelle imagination ? affraid
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Ven 3 Oct - 8:06

bon writon tu seras le premier qui souffrira x)
supercouss' pour une fois c'est toi qui n'avait pas d'imagination Laughing
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Ven 3 Oct - 8:54

J'ai TOUJOURS de l'imagination quand il le faut Very Happy

Même pas peur Ama  Razz  Razz  Razz

Sérieusement Zimi, y'en a certaines que t'as faites, j'y avais pensé mais je n'avais pas osé les faire Laughing
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Ven 3 Oct - 21:03

Zimi n'a pas froid aux yeux Laughing !
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Dim 5 Oct - 13:17

Chapitre 2 Wink La suite la semaine prochaine Smile
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Mer 8 Oct - 22:00

Laughing c'est drôle Laughing Et original Smile vivement la suite! Smile
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Jeu 9 Oct - 16:51

la tu vois zimi tu me connais pas quand je suis a bout de nerf x) j'aurais dejas gifller piaz et je serais rentree dans le labyrinthe seule x) en lui disant que c'etait une lache trouillarde et que si elle voulais mourrir de faim qu'elle le fasse sans moi Razz
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Jeu 9 Oct - 16:57

de plus j'aurais ete bien plus vulgaire x) heureusement pour vous que l'on est pas dans cette situation lol!
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Jeu 9 Oct - 23:58

Merci Zimi pour le mot de la fin Cool !!
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Sam 11 Oct - 20:23

Merci pour vos commentaires Smile

Ama, je sais que tu peux facilement te mettre en colère, surtout lorsqu'on te cherche, mais à ce point...! affraid  Bon bah désormais, j'ai intérêt de me tenir à carreau pale No
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Dim 12 Oct - 22:51

c'est parce que je me controle en general sinn je suis vraiment violente x) donc il faut vraiment beaucoup pour me pousser a bout et l'entetement de piaz m'arait vite agacee dans cette sitation x)
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Lun 13 Oct - 9:52

J'ai beaucoup adoré mon rôle dans le chapitre Smile

Mais bon honnêtement, en vrai dans une situation comme ça, je n'agirait pas aussi lâchement...
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Lun 13 Oct - 13:43

Ça c'est toi qui le dis... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Lun 13 Oct - 16:29

Chapitre 3 Smile avec un jour de retard, j'en suis désolée Sad
Par contre pour la suite, il va falloir attendre un peu (pour ne pas dire beaucoup...) Crying or Very sad  Avec les cours, j'ai moins de temps pour écrire. De plus, je trouve que le chapitre 4 trop superficiel, et le chapitre 5 n'en parlons pas... pale
Bref, je suis navrée de vous faire attendre. Mais promis, dès que j'aurais avancé, je vous ferez signe Wink

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Lun 13 Oct - 18:44

couché minou!! xD
trop drôle
j'adore , continu ainsi Smile Wink
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Mar 14 Oct - 0:18

La musique va juste trop bien avec la scène lol! !!
Sinon, c'est toujours aussi génial D'autant plus que tu arrives bien à représenter les personnalités de chacun. C'en serait presque réel Laughing !
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Mar 14 Oct - 10:16

Excellent ce chapitre Wink !

J'aime particulièrement celui-là parce que, ben je suis un héros dedans Laughing Rolling Eyes

Et je trouve ça cool pour nous que ce soit un parfait inconnu le premier mort Very Happy
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Mar 14 Oct - 19:13

Merci pour vos commentaires les amis! Very Happy

Ha ha! C'est normal Supercoussinets. Maintenant que je vous connais par cœur, c'est facile de vous décrire Razz On ne dirait pas comme ça, mais je suis la reine de l'observation!   queen cyclops
Et pour reprendre ce que tu viens de dire Writon : on est tous les héros de cette histoire loufoque! cheers
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Mar 14 Oct - 19:16

Oui certes, mais j'agis en héros, et c'est cool Very Happy
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Mar 14 Oct - 20:01

Mis à part lancer un sac Rolling Eyes .... Laughing !!
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Mar 14 Oct - 20:27

T'aurais préféré être criblé de fléchettes Mad ?
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Mar 14 Oct - 22:05

Je les aurais esquivées bien sûr Rolling Eyes ...
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Ven 24 Oct - 17:51

mais oui biensur x) et qui confond est et ouest sur une carte x) bref zimi a quand la suite ?
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Dim 26 Oct - 14:41

Voici la suite! cheers Smile Avec une petite énigme. Si vous n'avez pas encore lu la réponse, vous pouvez essayé de la résoudre, ET SANS TRICHER SUR INTERNET!!! Mad  
Spoiler:
 
Comme d'hab, si vous repérez des fautes, ou que vous avez des remarques à me faire part, n'hésitez pas Wink

La suite de ce message est destiné à Supercoussinets : avant que tu ne dises ou fasses quoique ce soit que tu risques (enfin je l'espère) de regretter toute ta vie, saches que :

1) Je suis désolée d'avoir mis le "mot interdit" dans mon récit, mais le délire a été plus fort que moi! No
2) Je suis également désolée pour toutes les fois où je l'ai dit! Crying or Very sad
3) Je suis (pour la dernière fois) désolée d'avoir encore une fois discrédité One Piece

Bon, je ne promets pas que je ne le referai pas, mais sache juste que je ne dis pas ça méchamment. Bref, j'espère qu'au nom de notre amitié, tu arriveras à me pardonner...
Et sinon, bah il ne me resteras plus qu'à changer d'adresse... pale
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Dim 26 Oct - 15:37

Le mot interdit, hein ?...

Popipo pipo Popipo ! Popipo pipo Popipo ! Laughing Laughing Laughing **Désolé, c'était plus fort que moi !**

Ça me va bien de dormir alors que nos vies sont en danger Rolling Eyes ...

Bref c'est super, comme d'hab Wink

** Et si t'as besoin d'aide pour trouver des énigmes à mettre dans ton récit, tu peux compter sur moi ! Very Happy **
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Dim 26 Oct - 16:01

En effet Writon, que ce soit dans le roleplay ou dans la vie réelle, j'ai envie de TE TUER !!!!!!! Mad Mad Mad


Sinon, Zimi je te pardonne parce que tu tentes d'expliquer ma désapprobation sur ce sujet. Mais c'est bien la seule fois Wink !

J'adore le message de censure lol! !
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Dim 26 Oct - 20:13



Je pense que Popipo va devenir mon hymne Laughing  Laughing  Laughing  !
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Dim 26 Oct - 20:45

STOP!!!

On arrête le massacre!  Bon déjà, premièrement, les garçons, pas de violence sur ce topic! Mad Alors, on range les armes (et on se les garde pour le rôleplay Twisted Evil )!
Deuxièmement, l'insulte ce n'est pas "popipo", mais
Spoiler:
 
silent Et si dans le roman, je l'ai écrit avec 5 * au lieu de 3, c'est pour cela :
Spoiler:
 
Alors pas d'amalgames! Evil or Very Mad
Sorry Supercoussinets, mais il faut bien mettre les choses au clair pour éviter les confusions!

Euh...je m'enfonce, c'est ça? No pale
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Dim 26 Oct - 20:49

Ne t'inquiètes pas Zimi, ce n'est pas à toi que j'en veux Wink !
Writon, tu ne pers rien pour attendre Laughing !!
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MessageSujet: Re: Le récit! :)   Dim 26 Oct - 22:33

Oui mais dans Popipo, il y'a PIPO ! Very Happy

Arrête de pipeauter Zimi ! Tes explication sont pipés ! Tu fais trop de pipeau, il te faut regarder des images de Pipo en écoutant Popipo !  Laughing  Laughing  Laughing  Laughing
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