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 Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï

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supercoussinets
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MessageSujet: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mar 24 Fév - 0:06

Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï





Le premier conflit armé de cette guerre est sur le point de commencer à Fort-Lawaï, opposant les armées de Supercoussinets, Lindir et du général Amatsuki à celle de l'empereur. Et alors que le royaume des Mizaëlien est corrompu par Dénara, la vice-impératrice, qui a pris l'apparence de la reine Zimi, l'Assassin Cow-Nahr continue à semer le trouble dans tous les camps.
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supercoussinets
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mar 24 Fév - 12:22

Lohrgon scrutait l’horizon vers les montagnes Lawaïs. C’était cette nuit que les Lawaïs attaquaient. Un espion sous ses ordres l’en avait averti, et mieux encore, il savait que les dragons du royaume d’Iomarah étaient la carte maîtresse de l’alliance pour cette bataille. Le général Élodien en tremblait de joie. Il allait enfin pouvoir en exterminer d’autres, après tant d’années …

– Mon général. Aucun signe des Lawaïs dans quelque direction que ce soit.
– Bien. Mais il faut rester prudent. Les dragons arriveront au-dessus de la ville très rapidement après que nous les verrons. Vous avez préparés les harponneurs ?
– Oui mon général !
– Soit. Vous pouvez disposer.

Lohrgon Jubilait d’impatience.

– Allez. Venez petits reptiles, que je vous égorge de mes mains.



***



Il faisait nuit depuis longtemps déjà, et Lohrgon commençait à perdre patience.

– Aucuns signes mon général.
– Ce n’est pas normal.

Le général se décida à bouger. Il se dirigea vers l’une des tourelles, comme pour mieux scruter l’horizon. Un harponneur était  là, attendant patiemment le moment pour agir. Lohrgon saisit la gigantesque arbalète et fixa le soldat présent à ses côtés.

– Donne-moi un harpon ! Il faut que je me défoule !

Le soldat ne bougea pas, il commença à trembler.

– Qu’est-ce que tu attends ?

Le soldat ne sembla pas réagir. Lohrgon se leva, le saisit et le jeta par terre près de la trappe où devait être entreposés les harpons.

– Ouvre là et va m’en chercher un ou je t’explose la tête à main nue !

Le harponneur s’exécuta, ouvrit la trappe et s’engouffra dedans.

– Mais qu’est-ce que tu fais bon sang !

Le général pencha sa tête au-dessus de la trappe et découvrit le désastre. Tous les harpons étaient carbonisés ou cassés en mille morceaux et un cadavre dégoulinant de sang gisait sur le sol. Le harponneur fixa Lohrgon puis un autre homme saisit sa main et ils se volatilisèrent. Le général réagit aussitôt.

– LANCEZ L’ALARME ! LES LAWAÏS NOUS ATTAQUENT !!



***



Quelques heures plus tôt, à la base militaire Lawaï près de Noum-Kélao, Supercoussinets s’appétait à faire un discours à l’armée des ninjas de la pénombre, dirigée par la grande Djaskèmèl. La première partie du plan allait bientôt commencer.

– Bienvenue à vous chers Sitchams. Comme vous le savez surement déjà, votre mission consistera à détruire les harpons ennemis sans que l’ennemi ne s’en aperçoive. Mais, étant donné la situation géographique de Fort-Lawaï, vos chances de l’atteindre de front sans attirer l’attention est minime. C’est pourquoi j’ai échafaudé un plan qui va vous permettre de rentrer directement à l’intérieur de la base Élodienne.

L’Élu des Lawaïs se redressa.

– À la frontière entre les Terres du miroir et des Èlmilinao, une toute nouvelle armée vous attendra. Une armée d’amilomaëls, pour être exact. Chacun d’entre vous devra trouver au moins un soldat pour pouvoir exécuter le plan à la lettre. Il vous suffira ensuite de rejoindre le flan Est de la montagne en face de Fort-Lawaï pour que chaque amilomaël se charge de vous téléporter directement dans l’enceinte sans que personne ne la sâche. Il vous faudra être prudent, les amilomamëls seront sans doute épuisés par une telle téléportation et ne pourront surement pas vous secourir dans la seconde, ni même les vingt minutes à venir. Il faudra vous débrouiller seuls à les protéger à ce moment-là. Votre générale s’occupera de vous expliquer plus amplement le plan une fois arrivé à la frontière.

Les ninjas s’inclinèrent et commencèrent à se préparer. Supercoussinets s’apprêtait à rentrer dans sa tente quand Djaskèmèl l’arrêta.

– Qu’en est-il des armées alliées mon général ?
– Les armées Dewins attaqueront par le Sud, les forgerons noirs par l’Est et les armées Amatsuki par le Nord le moment venu.
– Et les autres armées Lawaïs ?
– Les guerriers Amofaks surveillent le bras Gauche de Waï. Les soldats Destoyeurs ainsi que les mercenaires des Mers s’occupent de la pointe Est et notamment de Kal-Oèsèl. Les guerriers Ôms sont au Nord. Les Snipers Aux Yeux De Lynx font partie de l’attaque comme vous le savez déjà. Et les cavaliers des Bois sont toujours au royaume de Mizaël.
– Et vous ?

Supercoussinets se détacha subitement du regard de la Sitcham et se retourna.

– Je rentre à Kinalil, mais je reviens au plus vite. Il faut que je trouve quelqu’un qui pourrait bien changer le destin de l’alliance.



***


Les Ninjas de la pénombre, accompagnés des amilomaëls attendait que la nuit tombe à la frontière des deux terres Lawaïs. Pendant ce temps, Djaskèmèl présentait le plan de Fort-Lawaï.

– Voyez comme est construite cette ville. Tout est structuration et ingéniosité. C’est pourquoi il nous faut utiliser ces atouts. Les tours de guets, où seront surement positionnés les harponneurs, possèdent des trappes, où sont assurément entreposé les harpons ennemis. Il nous faudra les détruire. Pour cela nous utiliseront ceci.

La ninja sortit alors une pierre rouge de son sac.

– Cette pierre est la clé pour détruire les harpons. Ce sont les dragons Dewins qui nous les ont fournis. Il suffit d’une application pour en voir l’ampleur.

Djaskèmèl se dirigea alors vers un rocher elle tendit la pierre vers le rocher et prit une grand respiration. Elle expira lentement pour que le souffle de son corps fasse du bruit. La pierre se disloqua et pénétra la roche. Quelques secondes plus tard, le rocher fut réduit en cendre, sans la moindre flamme, sans le moindre bruit. Les soldats semblaient fascinés.

– Ces pierres ne sont utilisables qu’une fois, alors il ne faut pas rater son coup. Nous donnerons une pierre par ninja. Il vous suffira ensuite de réunir les harpons de la tour que vous attaquez, et d’appliquer la pierre sur le tas. Cette pierre à le pouvoir de détruire du métal ou de la pierre uniquement. S’ils ont des harpons de bois, je ne vois pas en quoi ce serait dangereux pour les dragons. Pour ce qui est des harponneurs, il vous faut être prudent et les tuer le plus discrètement possible. Vous jetterez le mort dans la cale ainsi que l’amilomaël pour assurer sa sécurité, puis vous prendrez possessions de l’armure du soldat. De toute façon, elles sont tellement grosses et encombrantes que personne ne pourra vous démasquer. Me suis-je bien fais comprendre ?
– OUI MON GÉNÉRAL !
– Bien. Pour ce qui est de la téléportation, nous avons remarqué des points stratégiques où personne ne devrait se promener. C’est de là que commencera notre attaque. Nous partons d’ici quelques minutes. Préparez-vous !



***



La générale Lawaï se fit téléporter par l’amilomaël à ses côtés. Elle se retrouva près d’un établi, l’endroit était désert. Les ninjas l’attendaient en compagnie des téléporteurs épuisés.

– Bien. Tout le monde est là ? Passons au plan et faïtes vous le plus discret possible. Évitez de tuer des Élodiens, ce n’est pas notre but premier.

Les ninjas s’exécutèrent. La générale resta sur place pour diriger ses troupes dans l’ombre. Après plus d’une heure, un ninja vint à sa rencontre.

– Mon général. Plus de la moitié des tours ont été investi, ils n’y ont vu que du feu.
– Bien. Une fois tout cela terminé, il nous faudra déguerpir. Préparez les …

Un bruit d’alarme vint interrompre ce que disait la femme Sitcham. Elle réagit aussitôt.

– Dîtes à mes hommes de fuir au plus vite. Nous avons fait le nécessaire pour les désarmer.
– Oui, mon général !
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supercoussinets
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mer 25 Fév - 12:03

Pendant ce temps, en plein milieu de l’océan, sur le bateau de Thénan Lointerre, la tempête avait cessé. Elle s’en était allée, surement vers le tumulte de Fort-Lawaï. À l’intérieur du navire, Mamilao venait de se réveiller. Elle se sentait bien dans cet endroit mais elle se savait en danger. Le territoire ennemi est imprévisible. On frappa à sa porte.

– Puis-je entrer gente dame, demanda gentiment le général Élodien.
– Je vous en prie.

Thénan s’engouffra dans la pièce, des vêtements aux bras.

– Tous les vêtements de votre sac ont été trempés lors de votre accident. Je vous en apporte de nouveaux. J’espère que vous aimerez.
– Merci beaucoup, dit-elle en saisissant ce que lui donnait le général.
– Bien. Je vous laisse vous habiller. Rejoignez-moi sur le ponton quand vous serez préparée. À tout à l’heure alors.

L’homme s’en alla en fermant la porte de bois derrière lui. Mamilao le trouvait très étrange. À la fois elle le savait ennemi des Lawaïs, et à la fois elle voyait du bon en lui. Sont-ils si différents des Lawaïs finalement ?
Elle finit de se préparer et sortit de sa chambre. Ces vêtements étaient très étranges. Elle se sentait serré et confiné comme si ses mouvements étaient ralentis. De sa démarche titubante elle réussit à sortir à l’air libre. Le soleil chaud caressa ses cheveux virevoltant au gré du vent. Thénan discutait avec un matelot quand il la vit sortir. Mamilao, par un excès d’imprudence et d’inhabitude à porter ce genre de robe, tomba la tête la première en avant. Le général la redressa.


– Vous allez bien ?
– Euh … Oui. Je crois.
– Vous n’êtes pas habitué à porter ce genre de tenue.
– Non. En effet.
– Attendez-moi, je reviens avec des vêtements plus souples.

Le général s’en alla et revint aussi vite que possible.

– Tenez !
– Merci.
– Là d’où vous venez, les dames ne portent pas ce genre d’habits.
– Non. À vrai dire, je n’en ai que rarement vu.
– Vraiment ?

Thénan la regarda avec intérêt.

– Allez-vous habiller, vous me rejoindrez après.

Quelques minutes plus tard elle revint la mine joyeuse. Le général l’attendait.

– Alors ? Libérée ?
– Délivrée !
– Quelle référence ! Bref. Je vais vous conduire à votre dragon.

Ils marchèrent ensemble le long du navire. Il était immense. Elle n’en avait que rarement vu de tel. Devant cette fascination, le général Élodien lança la discussion.

– C’est l’œuvre du génie de Octobre Onze !
– Ah ! Ça me dit vaguement quelque chose.
– Vaguement quelque chose ?! Mais c’est un général Élodien de haut rang ! D’où venez-vous exactement ?
– Euh … Je suis nomade depuis toute petite.
– Oh ! C’est intéressant. Et à quel peuple nomade appartenez-vous ?

Mamilao ravala sa salive. Elle n’avait aucune connaissance de la culture Élodienne. Il valait mieux qu’elle reste vague.

– Je n’appartiens à aucun peuple. Je vis par mes propres moyens. J’aime me sentir libre.
– Je vois.

Ils arrivaient sur un autre ponton où son dragon aux écailles vertes dormait, allongé sur les lattes de bois.

– Accorbak ! Cria-t-elle.

Le dragon se réveilla. Elle fonça en sa direction et lui sauta au cou. L’étreinte dura de longues secondes. De longues secondes de bonheur. Lorsqu’elle le lâcha, elle sonda son corps pour voir s’il n’était pas blessé. Elle découvrit alors une entaille au niveau du torse. Heureusement, elle n’était pas trop profonde, mais elle mettrait du temps à guérir assurément.

– C’est un beau dragon que vous avez là, commença Thénan.
– Merci.
– À vrai dire, je n’en ai jamais vu de tels. Un dragon aussi long et sans ailes. D’où vient-il ?

C’était de nouveau la question qu’elle ne pouvait éviter. Mais elle en avait marre de mentir. Mentir, toujours mentir. Ce n’est pas elle. Mais pourquoi ne pas plutôt dire qu’une partie de la vérité. En soi, c’est moins dur que de mentir.

– Il vient de Wanderstar. C’est de là que je viens. Je voulais retourner à Tyrexil pour une mission qui m’a été confié.
– Oh ! Et bien c’est très noble de votre part. Mais je vous conseille vivement de ne pas trop traîner dans le Sud si vous voyez ce que je veux dire. Les Pyrans le tueraient sans hésiter s’ils connaissaient son existence. Mais je peux vous aider à vous cacher si vous le souhaitez.
– Merci beaucoup, mais il va falloir que je parte le plus tôt possible après la guérison de mon dragon.
– Je vois … Ce soir j’organise un bal sur le ponton principal. Et j’aimerai vous y inviter personnellement.

Mamilao n’avait aucune idée de ce que pouvait être un bal.

– Si vous y tenez, ma foi, j’accepte.
– Bien. Je ferai parvenir de nouveaux vêtements dans votre chambre. Et ne vous inquiétez pas. Je veillerai à ce qu’ils soient souples.

Le général la laissa seul avec son dragon. « Quel homme intriguant », pensait-elle.



***



Le soir venu. Elle enfila ses vêtements, et s’observa dans le miroir. La robe était resplendissante et agréable à porter à la fois. Que demander de plus. Elle sortit de sa chambre pour rejoindre le ponton quand une autre femme la vit.

– Oh mon dieu ! Mais il faut vous mettre du maquillage si vous voulez aller au bal. Et regardez-moi cette coiffure.
– Euh … Qu’est-ce que du maquillage ?
– Venez, je vais vous montrer.

Elle l’emmena dans une autre pièce remplit de vêtements, de miroirs et d’accessoires en tout genre.

– Tenez. Regardez. C’est du rouge à lèvre. Il suffit de vous en mettre sur les lèvres.

La femme commença à la pomponner et ne semblait plus s’arrêter. Après plusieurs dizaines minutes, Mamilao était enfin prête. Elle rejoignit le ponton en soulevant sa robe pour monter les marches. Là, des dizaines d’hommes, surement des nobles, attendaient leurs partenaires. Quand Thénan la découvrit, ses yeux s’écarquillèrent et il se dirigea vers elle.

– Vous êtes resplendissante.
– Vous trouvez ?
– Absolument. Ravissante !

Elle le prit comme un compliment. Après quelques minutes, les hommes avaient trouvé une partenaire et les musiciens commencèrent à jouer. Mamilao ne comprit pas ce qui lui arrivait. Thénan la saisit et entama une danse avec elle. Mais la jeune fille ne connaissait  pas la façon de danser Élodienne. Elle était beaucoup plus codifiée et exacte que la façon de danser Lawaï. Bien qu’elle en fût perturbée, elle réussit tant bien que mal à prendre le rythme. Elle commençait enfin à sentir le naturel prendre le dessus et se laissa aller. Durant cette soirée, elle rit aux éclats, dansa, chanta … Elle se sentait bien. Comme si la guerre avait disparu de ce monde pendant le temps d’un soir. Il vint un moment où la fatigue reprit le dessus. Thénan embrassa sa main, étrange coutume que voilà, et elle retourna dans sa chambre pour dormir. Cette nuit-là, elle rêva qu’elle était avec le général Élodien, à Kèm-Nilèm, sa ville natale. Il faisait beau, elle se sentait bien. Sa main serrée dans celle de Thénan lui réchauffait le cœur. Elle était heureuse. Puis un dragon arriva. C’était Isidis, le dragon de Kèlèm. Le général Lawaï descendit de son dragon et pleura de tristesse. Mamilao courra en sa direction puis s’arrêta. Elle était au milieu des deux hommes et à ce moment-là, ils se mirent à clamer du même voie : « Vient avec moi Mamilao, vient avec moi ! ». Elle se sentait perdue. Ces voies tourbillonnaient dans sa tête quand soudain elle se réveilla. Ce n’était qu’un mauvais. Un mauvais rêve certes, mais un mauvais rêve qui annonçait un avenir mouvementé.



***



Après plusieurs jours de mer, le navire allait bientôt arriver à Accostage. Accorbak ne s’était pas encore totalement remis de ses blessures. Il était trop tôt. Thénan se dirigea vers la jeune fille et son dragon.

– Il n’est pas en état de voler ?
– Pas encore malheureusement.
– Alors j’ai une proposition à vous faire. Vous voyez cette île.

Nous venions d’arriver dans ce que les Élodiens appelaient « La Baie Du Départ ». Il y avait de nombreuses îles dans les parages. Celle qu’il me montrait avait une forme de cratère.

– Voyez-vous, cette île m’appartient. Elle est inhabitée. Enfin presque. Vous y serez en sécurité.
– Mais ce n’est pas un volcan ?
– Il est éteint depuis fort longtemps.
– Ah.
– Reposez-vous y avec votre dragon. Je passerai dans quelques jours pour venir vous y porter compagnie. Il y a une bâtisse à l’intérieur du cratère. Vous y trouverez de quoi passer le temps et de quoi vous nourrir. Vous risquez aussi d’avoir disons … Quelques surprises.
– Quel genre de surprise ?
– Vous verrez bien.

Après quelques minutes, le bateau s’amarra. Mamilao et son dragon purent descendre et faire leur au revoir à Thénan. La jeune fille sentait son cœur battre la chamade. Ce n’était pas normal. Elle observa le navire s’engouffrer dans la baie. Il devrait joindre Accostage à la fin de la journée. D’ici là, elle aurait le temps d’explorer l’île.  Au pied du cratère, il y avait une gigantesque porte. Elle découvrit un mécanisme sur le bord droit de la falaise qui lui permit de l’ouvrir. Le spectacle derrière était splendide.

– Waouh !

Trois dragons ailés étaient là, en train de se reposer au pied d’une gigantesque bâtisse. Une cascade tombait du haut du cratère dans un lac majestueux. Des arbres et des fleurs recouvraient le sol.

– Mais qui est ce Thénan ? Se demanda-t-elle.

La grande porte se referma.



***



Ces trois jours passés avec les 3 autres dragons était un bonheur. Ils semblaient avoir été dressés pour ne pas être agressif. Accorbak était aux anges et Mamilao se mit à lire des dizaines d’ouvrages sur la culture de Tyrexil à une vitesse pharamineuse. Ce n’est qu’à la fin des trois jours que Mamilao reprit conscience de sa mission. Rester là, à ne rien faire n’allait pas arranger la guerre. Elle devait agir, son dragon était de nouveau sur pate, plus rien ne la retenait, à moins que …

– Aller ! Ressaisit-toi un peu Mamilao, se dit-elle à haute voix. Tu ne peux pas rester là à ne rien faire.

Elle prépara son dragon. Prit quelques vivre et lança en direction de la porte du cratère avant de partir :

– Adieu Thénan.

Au même moment, la porte s’ouvrit. Le général Élodiens était là le visage flamboyant.

– Vous comptiez partir ?
– Et bien je …
– Je m’en doutais. C’est pour cela que je suis venu.
– Je vous prie de m’excuser. J’ai abusé de votre gentillesse et j’allais partir sans même vous dire au revoir. Mais le devoir m’appelle. Vous comprenez ?
– C’est pour cela que je pars avec vous.

Mamilao semblait choquée.

– Que dîtes-vous ?
– Et bien, j’ai réussi à avoir quelques jours de … repos. Et je me suis dit, pourquoi ne pas partir avec elle pour l’aider dans sa mission ?

La jeune fille était perdue. Si elle l’emmenait avec elle, sa mission serait beaucoup plus compliquée que prévue. Elle n’avait pas le choix. Elle devait refuser sinon …

– Avec grand plaisir.

Ce qu’elle venait de dire venait du cœur pas de la raison. Malgré tout, elle ne le regretta pas. Quelle étrange personne que Mamilao.

– Et bien soit. Partons !


Dernière édition par supercoussinets le Mer 25 Fév - 12:51, édité 1 fois
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Empereur Writon
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mer 25 Fév - 12:39

Le ciel de la Nouvelle-Élodiane était à l'image de l'ère qui s'annonçait : Sombre, inquiétant et incertain. Pour sa part, l'Empereur observait les montagnes au loin, perdu dans ses pensées comme à son habitude. C'est à ce moment que le Général Onze fit irruption derrière lui.

_Empereur !
_Regardez...
Il montra du doigt les montagnes.
_Euh... Et bien, qu'il y a t-il à voir ?
_Ne voyez vous rien, Octobre ?
Octobre s'approcha et observa. Il lui sembla voir des éclairs dans le lointain.
_C'est de l'orage, Empereur.
_Je ne pense pas. Cela va faire 20 bonnes minutes que les lueurs sont apparues, et elle n'ont pas bougé. -Il regarda Octobre d'un air sombre- Je pense plutôt que la guerre a commencé.
_Et bien, maintenant les choses sérieuses commencent.
_En effet. Bon, que me voulez vous  ?
_Ah oui. Une armée est arrivée en ville, et elle est apparemment menée par le Roi Pakéti.
_Pakéti ? Alors il s'est enfin décidé à sortir de chez lui ? Bien, je vous suis.

L'Empereur emboita le pas et suivit Octobre vers l'entrée de la ville. Pakéti était-il enfin arrivé ? Il se demandait quel pourrait bien être l'impact de ce nouvel intervenant.

*****

Du côté de Fort-Lawaï, l'agitation était totale. Le fort avait été infiltré, et une grande partie de l'équipement pour combattre les dragons avait été saboté. De plus, les guets faisaient état d'armées arrivant du nord, de l'est et du sud. Nul doute, Lohrgon devait donner le meilleur de lui-même pour protéger le fort.

_Capitaine ! Combien nous reste t-il de harpons ?
_Et bien, plus de la moitié ont été détruit, Général...
_Et les ennemis infiltrés ?
_Nous en avons piégés quelques uns, mais la plupart à pu s'enfuir...
Lohrgon pris alors un air très sérieux... avant d'éclater de rire.
_Euh... Général ?
_Haha ! Bien joué lawaï ! Je ne l'avais pas vu venir ! Oh, vous êtes sans aucun doute des adversaires de valeurs ! -Il arrêta de rire, reprenant alors son sérieux- Enfin, rien n'est perdu. Il me reste encore pas mal d'atouts en main. Et les meilleurs étant sans aucun doute les machines de guerres d'Octobre ! Capitaine !
_Toujours là, Général !
_Déployez les grandes balistes autour de la tour centrale. Quelque chose me dit que les dragons ne vont pas aimer ça !
_À vos ordres !

En quelques minutes, les grandes balistes était déployés. Ces machines de guerre, haute de près de quatre mètres, pouvaient sans problème envoyer à des kilomètres d'énormes pieux d'acier pesant plusieurs dizaines de kilos. Même les écailles de dragons ne pouvaient résister à une telle pression. En observant la situation, Lohrgon jubilait.

_On verra comment il réagiront avec ça entre les os ! Héhé...
_Général ! Les armées ennemis sont de plus en plus proches !
_Parfait ! Reprends ton poste et prépare-toi au combat !
_Oui mon Général !

Lohrgon reprit sa place sur le toit de la tour centrale. Sous ce ciel gris cachant la lueur du crépuscule, il prit la parole, pour galvaniser une dernière fois ses troupes avant l'assaut.

_Majorans ! Ferriens ! Oraclides ! Hoccidons ! Nordiques ! Pyrans ! Aujourd'hui, pour la première fois, nous nous battons en tant qu'Élodiens ! Nous devons défendre cette place, quoiqu'il nous en coûte ! Je vais être franc, beaucoup perdrons la vie cette nuit. Mais, pour chaque élodien tombé, dix ennemis tomberons ! Car si seuls, nous sommes faibles, ensemble nous sommes fort ! Ensemble nous sommes puissants ! Ensemble nous sommes invincibles !
Les soldats étaient plus près que jamais à en découdre, la tension était à son paroxysme, ils en voulaient !
_Alors brandissez vos fusils, vos arcs, vos épées, vos harpons, et tout votre attirail ! Aujourd'hui, élodiens, nous vaincrons !
Les cris de forces des soldats se mêlaient pour n'en formez qu'un seul, un cri de force et de rage, qui sans aucun doute, impressionnait les ennemis à l'extérieur des murailles.
_À l'attaque !

À cette ordre de Lohrgon, le combat pouvait commencer. Les guerriers se massèrent aux portes, près à éventrer quiconque pourrait passer. Quand aux archer et aux artilleurs, il sortirent leurs arcs, leurs fusils et leurs mortiers, prêts à faire feu. Les cavaliers sortirent des contre-flancs alentours du fort et foncèrent sur les armées ennemies. Tout le monde était prêt, le spectacle pouvait commencer...

*****

À Port de Guerre, les soldats déambulaient dans les rues, un peu trop alcoolisé, en chantant un peu n'importe quoi. Wallport, qui avait prit place au sommet du phare, observait les montagnes.

_Hum, les artilleries... L'heure est venue.
En l'espace de quelques minutes, il dévala les marches, embarqua sur son navire et sonna l'alarme. À ce bruit qui réveilla toute la ville, les soldats s'empressèrent de venir sur le port.
_Bon écoutez-moi tous ! Préparez-vous, nous partons ! Alors ne trainez pas !
Une grande agitation pris place, tout le monde courrait dans tous les sens. Après près d'une heure, les navires étaient enfin prêts.
_Bien, prenons la mer, la guerre nous attend !

Les navires prirent les flots vers le sud, partant pour la seconde phase du plan...

*****

_Alors vous voilà enfin Pakéti... Il était temps, mon "ami"... Alors, que voulez vous ? J'imagine que si vous êtes enfin sorti de votre trou, c'est pour quelque chose d'important...

L'Empereur faisait face à Pakéti, attendant une réponse de sa part...
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mer 25 Fév - 18:56

Sémnimas, le général des snipers aux yeux de lynx, attendait patiemment en haut d’une des montagnes qui entourent Fort-Lawaï. Il attendait pour passer à l’action. Au loin, Il voyait le fort s’agiter. Ils avaient dû découvrir la mascarade. Heureusement, une bonne partie des harpons devaient déjà être hors d’état de nuire. Malgré cela quelque chose intriguait le général. Sa vision exceptionnelle de Sisatchil lui permettait de voir ce qu’il se passait même à cette grande distance. Et ce qui l’inquiétait, c’était ces grosse machines sorties des sous-sols du fort qui ne disait rien qui vaille. Soudainement, deux personnes apparurent à ses côtés. L’une d’entre elle était Djaskèmèl, la général des ninjas de la pénombre, elle s’accroupit aux côtés de Sèmnimas.

– La plupart de nos hommes sont saufs. Ceux restants ne sont que très peu nombreux et surement faits prisonnier. Vous pouvez lancer l’assault.
– Je ne vois pas beaucoup de bâtisse de bois.
– Ça risque de poser un problème.
– Oui. Mais nous ferons avec.

Le général Sisatchil se leva et prit la direction d’une immense torche éteinte entreposé sur le flan de la montagne.

– Une fois la torche allumée, ils n’auront même pas le temps de la voir qu’ils recevront sur leur tête une pluie de flèches ardentes. Grâce à notre vision surdéveloppée, nous, les snipers aux yeux de lynx, pouvons tirer précisément sur cette ville de n’importe laquelle de ces montagnes entourant Fort-Lawaï. Ils n’ont aucune chance.

Sémnimas alluma la torche et saisit son arc majestueux, trempa la point de sa flèche dans le feu de la torche et sourit.

– Brûlez en enfer !



***



À l’intérieur du fort, les Élodiens s’activaient. L’attaque était lancée, il fallait être préparé à toute éventualité. Lohrgon s’occupait à positionner les machines d’octobre quand un soldat l’interpella.

– Venez voir Général !

Le tueur de dragon monta en haut de la tour d’où l’appelait le soldat.

– Regardez ! Une lumière s’est allumée sur la montagne en face !
– Mais qu’est-ce que c’est que ça ?
– Oh regardez ! Il y en a d’autres.

Au fur et à mesure, sur les montagnes aux alentours plus d’une centaine de lumière s’allumèrent. Le spectacle était magnifique.

– Ça ne me dit rien qui vaille, rétorqua le général.

Tout d’un coup, les lumières bougèrent et prirent de la hauteur. Le soldat semblait bouche bée. Le général réagit.

– Non … Ce sont … CE SONT DES FLÈCHES ! METTEZ VOUS À COUVERT !



***



Sémnimas continuait à lancer des flèches de feu à tout va. Dans le fort, les Élodiens s’activaient, se réfugiaient dans les batissent et se cachaient. Sémnimas éteignit la torche. C’était le signe du début de la troisième phase du plan. Des bruits de grognements qui emplissaient toutes les montagnes aux alentour se fit entendre. Djaskèmèl chuchota à l’oreille de Sémnimas.

– Les voilà …

Puis surgissant des nuages épais du ciel, les dragons Dewins foncèrent en direction de Fort-Lawaï. Sémnimas ria.

– Ils n’y survivront pas.
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Empereur Writon
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Jeu 26 Fév - 1:39

Tandis que la pluie de flamme continuait de s'abattre, Lohrgon reprit les choses en main.

_Artilleurs ! Avec vos mortiers, visez les cimes des montagnes !

N'écoutant que leur courage, il s'exposèrent aux flèches ardentes, apprêtèrent leurs mortiers, et firent feu de concert. Au premier abord, cela ressemblait à un feu d'artifice... mais les obus retombèrent alors sur la cime des montagnes, accompagnés de puissantes explosions. Après la pluie de feu, s'était désormais l'orage de fer qui s’abattait. Les effets semblaient destructeurs, vu que bon nombres de lumières s'étaient éteintes. Profitant de l'accalmie, les archers et les fusiliers sortirent de leurs abris. Armés de leurs fusils et de leurs arcs, il commencèrent à faire pleuvoir les balles et les flèches de verres sur les bataillons ennemis. L'attaque qu'ils venaient de subir était sévère, mais leur contre-attaque l'était tout autant. Mais les cris de douleur et de rage des soldats furent subitement dépassés par de terribles rugissements venus des montagnes. Instantanément, Lohgon compris.

_Enfin... Harponneurs, préparez vous ! Et vous aussi avec les grandes balistes ! Ils arrivent !

Lohrgon enfila ses cestes et enclencha les griffes. Tous les autres étaient prêts, et finalement les premiers dragons apparurent en perçant les nuages. Le général pyran se mit alors à hurler...


_Bo nau ahrk luft zey, lok jun !

Autour de lui, personne ne comprit le moindre mot de ce qu'il venait de dire. Et pourtant, les dragons, eux, semblait l'avoir comprit. Intrigué, le commandant des harponneurs l'interpella.


_Général ! Qu'est-ce que vous dites ?
_Tu n'as pas compris, hein ? Normal, je parlais en draconique.
_Vous... Vous parlez le...
_À Pyra, on dit que pour vaincre un ennemi, il faut d'abord tout savoir de lui. Ainsi, j'ai appris leur langue.

Après cette courte explication, Lohrgon refit face aux cieux

_ Hi los ahk sahlo, tolro fahvos hi vos jul zor hi !

À ces mots, un des dragons réagit violemment. N'écoutant plus que son instinct, il fonça tête première vers le pyran. Et alors qu'il s’apprêtait à l'attaquer, Lohrgon sauta sur lui, et planta ses griffes entre les côtes de la bête pour s'agripper. Les cris perçants du reptile trahissaient sa douleur. Après quelques secondes, Le pyran trancha l'aile gauche du dragon. Ce dernier, complètement déboussolé, s'écrasa lamentablement sur un rempart. Les pieds de nouveau sur le sol, Le général approcha de la tête du monstre, puis planta avec force ses griffes dans son cou. Les cris de la bête agonisante résonnaient sur plusieurs kilomètres. Finalement, il mit fin à ce supplice en décapitant purement et simplement le dragon. Maculé de sang, il souleva la tête en signe de victoire, la brandissant dans une direction bien précise, comme pour montrer à quelqu'un que son plan comportait quelques failles...


Dernière édition par Empereur Writon le Sam 28 Fév - 3:18, édité 1 fois
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Paketi

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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Ven 27 Fév - 10:07

Kai sourit à l’Empereur, puis lui proposa :
-   Mon peuple s’alliera à vous, en échange de quoi, nous aurons droit à un quart du butin. Dans le cas contraire, vous aurez le privilège de vous battre face à ces hommes !      - Il montra la marée humaine derrière lui -  Ne vous inquiétez pas Empereur, ils tuent rapidement et sans bavure, vous ne souffrirez pas. Alors qu’en dîtes-vous ? Sommes nous alliés ?

    L’Empereur Writon ne souriait plus tout d’un coup. Probablement pensait-il que Paketi se joindrait à lui sans conteste… Toutefois, il sourit :
-   Entendu ! Entrez donc, il nous faut s’organiser au plus vite, Fort-Lawai ne contiendra peut-être pas éternellement les assauts barbares. - un peu pessimiste -
-   Une autre armée marche dans cette direction, Writon.
-   Comment ça ? - essaye de garder son calme -
-   L’armée du Sanzo, mais ne vous inquiétez pas, elle est avec moi.  - confiant -
L’Empereur soupira.
-   Avez-vous d’autres forces à disposition ? -décidé-
-   Malheureusement, non. Mais peut-être avez vous un plan à nous proposer ?

                                                   
***



    Les cris, les explosions, le tonnerre sourd, les éclats éclaboussant le ciel, et les frissons parcourant la Terre ne leur laissaient aucun doute. Fort-Lawai n’était plus très loin. La tension était palpable, les hommes préparaient leurs armes, forcément tendus, mais impatient d’en découdre. La plupart ne tenaient pas en place et tournaient en rond, tandis que les plus sages patientaient : immobile, impassible, intrépide. De vrais machines de guerres attendant les ordres.

                                                         
***

Aux abords du camp Lawai…
    Caché derrière un arbre, le Roi observait l’entrée du camp. Elle était bien gardée : deux soldats en sentinelle, et d’autres près à intervenir. Il lança une pierre contre un arbre. Chtong ! Immédiatement, deux soldats accoururent.

-   Ne bougez plus ! - lança Paketi -
Deux arbalètes les pointaient. Ils lâchèrent leurs armes.
-    Vous auriez pu vous faire tuer, soldat. Reprenez vos armes ! Et emmenez-moi voir l’Elu, j’ai un marché à lui proposer.
    Les deux hommes ne posèrent pas de question et guidèrent le mystérieux inconnu dans le camp. Un sourire perfide s’était alors dessiné sur ses lèvres. Une machination semblait se mettre en place. Mais quel est son véritable visage ? Quand enlèvera-t-il son masque ?


Dernière édition par Paketi le Mar 13 Déc - 21:36, édité 1 fois
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supercoussinets
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Ven 27 Fév - 13:48

Sémnimas regardaient les dragons foncer vers le fort. Un amilomaël se téléporta à ses côtés.

– Général ! L’attaque des Élodiens sur les flancs des montagnes entourant Fort-Lawaï n’a tué qu’une dizaine d’homme tout au plus.
– Que peuvent-ils faire d’autre de toute façon. Nous sommes éparpillés aux alentours, ils sont concentrés au même endroit. Ça nous donne l’avantage de la précision. Vous pouvez disposer.
– Bien mon général.

Le Lawaï se téléporta, laissant Sémnimas et Djaskèmèl observer l’attaque des féroces dragons. À peine arrivés aux murs de la ville. Un bruit résonna comme un écho. Comme un appel. C’est alors qu’un dragon fonça sur le fort, la tête la première. Un homme a alors sauté, s’est accroché à ses côtes et a fini par lui trancher la tête d’un seul comme de griffe. Djaskèmèl ne voyait pas très bien ce qui se passait.

– Qu’est-il arrivé à ce dragon ?
– Lohrgon tient bien sa réputation on dirait. Il a anéanti un dragon à lui tout seul en un rien de temps.
– C’est un véritable monstre.
– Et quelque chose me dis que nous n’avons encore rien vu. Il va nous causer énormément de soucies celui-là.

Les dragons prirent une position organisée autour de Fort Lawaï. Sémnimas ralluma la torche.

– Mais que peuvent-ils faire contre autant de dragons de toute façon.

À ce moment-là, la gorge des reptiles prit une couleur rouge puis orange. Une sorte d’énergie surpuissante semblait bouillir en leur sein. Après un court moment, ils lâchèrent prise. D’immenses flammes s’abattirent sur Fort-Lawaï. On se serait cru en plein jour.



***



Pendant ce temps, au camp militaire Lawaï près de Noum-Kélao, le roi Pakéti avançait en compagnie de deux gardes Lawaïs. Il ne restait plus grand monde dans le camp, ils étaient surement tous parti pour Fort-Lawaï. Mais cela importait peu pour le roi du désert. Arrivés devant la tente de l’Élu, les deux soldats le laissèrent rentrer. Pakéti semblait quelque peu déconcerté par cet excès de confiance de la part des deux gardes. Lorsqu’il fit son entrée à l’intérieur, un homme attendait, en pleine discussion avec un soldat. Lorsque l’homme se rendit compte de la présence de Pakéti il fut surpris.

– Excusez-moi, mais qui êtes-vous donc ?
– Je préfèrerai vous le dire en privé cher Élu.

L’homme semblait complètement sous le choc.

– Laissez-nous soldat.
– Entendu mon général.

Le garde partit. L’homme se leva pour faire face à cet inconnu qui avait pénétré la tente sans même se présenter. Ce qui l’intriguait le plus chez cet homme, c’est son ignorance. Comment peut-on confondre Kélèm, le bras-droit de l’Élu, avec l’Élu lui-même. Ce n’était surement pas un Lawaï. Ça, Kélèm en avait la certitude.

– Qui êtes-vous ? Demanda le général des guerriers Amofaks.
– Je vous demanderai de me traiter avec un peu plus de respect à l’avenir. Je me nomme Pakéti, grand roi du royaume de Pâk et je souhaite vous proposer un marché.

Kélèm était sous le choc. Comment un roi ennemi pouvait se retrouver dans la tente de l’Élu à un moment pareil alors qu’aucun Lawaï ne l’a jamais vu depuis son couronnement ? Bref, cela n’a aucune importance. Pakéti est là pour une raison précise, il veut passer un marché avec Supercoussinets. Mais il n’est pas là. Il est parti il y a quelques heures pour la capitale. Kélèm, son bras-droit, avait la lourde responsabilité de diriger les troupes Lawaïs pendant son absence. Mais cette intervention du roi du désert n’était nullement prévue.

– Vous vous décidez enfin à sortir de votre désert ?
– Il faut croire. Notre peuple aime l’imprévisible.
– En effet. C’est la première fois que je vous vois et vous ressemblez exactement à l’image du lâche que vous êtes. Vous qui n’avez jamais signé de traité de paix avec quelque pays que ce soit. Vous qui restez terré chez vous pendant que d’autres agonisent.
– Allons allons, nous sommes là pour parlementer. À vrai dire, moi aussi je vous voyais exactement comme vous êtes devant moi.

Comment pouvait-il dire une chose pareille ? Kélèm n’était pas l’Élu. Mais le général des guerriers Amofaks comptait bien tirer profit de cette ignorance. Après tout, c’est l’Élu lui-même qui lui a chargé de prendre sa place durant les jours à venir.

– Trêve de plaisanteries. Quelle est votre proposition ?



***



Dans les Èl-Milinao, au nord de Foumlomès, Kasaï, le sage froid, accompagnés d’espions Sitchams, Sistchils et Amilomëls recherchait désespérément Kifitchi, le troisième puissant, introuvable depuis le deuxième mois précédant le conseil au sommet. Chaque sage s’occupe de faire des recherches de son côté pour pouvoir le retrouver. Kasaï n’avait aucune piste. C’était pire que de chercher une aiguille dans une botte de foin. Alors, que les Sisatchils sondaient les montagnes aux alentours, un message vint à la rencontre du sage froid.

– Ô Sage Kasaï. J’ai eu des nouvelles des autres sages. Les recherches n’ont toujours pas porté leur fruit mais Kifitchi devrait bientôt passer dans les mailles du filet.
– Bien. Où sont positionnés les autres sages ?
– Kao, le sage pacifiste parcoure l’Amofakie. Kaèao-Tchak, le sage dévoué, sonde les Tchéksémail. Djilio, le sage efficace, s’occupe de l’Oèsèl-Lèm. Tchèmtifé, le sage gentil, continue ses recherches dans les Îles Milinao. Nésalak, le sage positif, observe les Îles à l’ouest de la grande Île de Kilani. Et enfin, Tchafotis, le sage intelligent, cherche Kifitchi à travers la terre d’Ikken.
– Et qu’en est-il de Môao, le sage sage.
– Euh … Et bien …
– Oui ?
– Il continue de dormir dans la salle du conseil à Kinalil.
– Comment ? Il ne changera donc jamais celui-là ! Toujours aussi inactif.



***



À l’intérieur de la salle du conseil, Môao, le sage sage, dormait profondément. L’absence des autres sages rendait l’endroit encore plus calme que d’habitude. Une sorte de sérénité y régnait. Môao s’en donnait à cœur-joie. Au même moment, un homme pénétra dans la salle. Il était vêtu de longs vêtements violets qui lui descendaient jusqu’à ses bottes de cuir et portait un immense sac blanc sur son épaule droite. Son chapeau lui donnait un air énigmatique et mystérieux. Le sage ouvrit ses yeux.

– Je vous attendais Kifitchi.
– J’ai toujours sût que vous étiez le plus sage.
– Je ne porte pas mon surnom pour rien. Viens donc. Approche-toi et assieds-toi.

Le puissant s’exécuta.

– Je savais que tu viendrais à ma rencontre si les autres sages quittaient Kinalil.
– Vous pensiez bien.
– On dit que j’ai un don pour ça, dit-il d’un ton farceur.

Kifitchi se mit à rire légèrement puis il posa son sac à ses côtés.

– L’Élu ne devrait pas tarder à arriver, commença le troisième puissant.
– Comment le sais-tu ?
– Vous le savez sans doute aussi bien que moi.

Môao se mit à rire lui aussi, mais beaucoup plus exagérément.

– Tes talents sont réellement prodigieux.
– Vous trouvez ?
– Bien entendu. Tu n’es pas le troisième puissant pour rien. Les pouvoirs Sisatchils que tu as acquis ne sont rien en comparaison avec les autres membres de ton peuple. Tu vois plus loin, tu entends plus loin, tu sens plus loin et tu ressens plus loin que n’importe qui. Sinon, comment serais-tu que l’Élu viendrait.
– À vrai dire, c’est pour discuter avec lui que je suis venu ici. M’approcher trop près de cette guerre n’était pas dans mes options.
– Je vous comprends bien.
– Cette guerre m’insupporte. J’entends les cris, la terreur, la peur.
– J’imagine que vous souffrez profondément de cette chose horrible. Moi-même, j’ai du mal à comprendre les désirs de l’homme à avoir plus qu’à partager. Je me demande si …

Le sage s’arrêta en voyant le visage de Kifitchi. Il semblait écouter quelque chose. Après quelques secondes, il prit la parole.

– Supercoussinets est à quelques mètres. Il vient de se téléporter à l’instant. Il ouvrira cette porte dans 3, 2, 1 …

L’Élu des Lawaïs entra dans la salle du conseil. Il vu Môao d’abord avant d’apercevoir le puissant. La surprise de l’Élu fit sourire Kifitchi.

– Bonjour à toi Supercoussinets.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Sam 28 Fév - 20:50

Quittant le royaume des Amatsuki, Cow-Nahr et son apprenti continuaient leur chemin vers une destination inconnue. Après quelques heures de voyage à cheval dans les sombres forêts du Nord de Wanderstar, l’Assassin intima à Kélan de s’arrêter. Il valait mieux dormir et repartir le lendemain à l’aube quand la luminosité sera meilleure. Ils se mirent à chasser le lapin sauvage, ce qui ne prit pas plus d’une minute pour avoir de quoi manger. Une fois rassasié, Cow se dirigea vers un rocher éclairé par la pleine lune. Il se tourna vers le Lawaï.

– Approche Kélan. J’ai à te parler.

Le jeune homme alla le rejoindre avec toute l’agilité de Sitcham qui lui était conférée.

– La reine Ama semblait bien te connaître.
– Oui maître. Disons juste que c’est une amie de la famille.
– Que sais-tu sur elle ?
– Où voulez-vous en venir ?
– Sur ses pouvoirs ?
– Et bien.

Kélan baissa la tête.

– Ils sont monstrueux. C’est la première des célestes de ce monde, sœur du premier divin, et immortelle depuis toujours. Bien sûr, elle est immortelle dans le sens où le temps n’a pas d’effets sur elle, mais tous ces millénaires d’expérience font d’elle quelqu’un de redoutable.
– Continue.
– Durant toutes ses années, elle a appris la magie de dizaines de peuples différents. Je ne pourrais citer l’intégralité de ses connaissances, mais il faut aussi savoir que ses pouvoirs connaissent des limites. Contrairement aux pouvoirs Lawaïs, la magie nécessite une forte vitalité de la part de son utilisateur. De trop grands sorts utilisés au même moment pourraient lui être fatal, alors que pour nous les Lawaïs, cela n’a rien à voir. Nous sommes nés avec ces capacités. Elles font partie de nous en quelque sorte.
– Je vois.

L’Assassin fixait la lune. Même si son visage était invisible, on devinait facilement son regard. Sombre et mystérieux.

– Dis-m’en plus. Je veux connaître ses principaux pouvoirs.
– D’après ce que je sais, elle aurait le pouvoir de s’infliger la souffrance des autres. Elle maîtrise aussi évidemment la magie des éléments ainsi que celle de guérison, mais ce qui la différencie des autres, c’est la magie cachée des auras.

Cow semblait intrigué par la remarque de Kélan.

– Les Auras ?
– D'après elle, ce serait une sorte d'énergie qui émane de chaque être. Mais moi-même je n'ai pas tout compris.
– Ce n'est pas grave jeune apprenti. Va dormir maintenant, nous aurons une longue route devant nous dès demain.

Kélan s’en alla vers le feu de camp tandis que Cow continuait d’observer la lune. Il semblait en pleine discussion, comme si son lien avec son loup traversait les frontières de l’espace.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Jeu 5 Mar - 0:00

À peine la victoire contre le dragon savourée, Lohrgon reprit son sang-froid et se mit à observer la position que prirent ses vieux ennemis dans les cieux.

_Hum, la "Ronde de Feu"... Classique, mais efficace... -Il se tourna vers l’intérieur du fort- Que tout le monde s’abrite ! Le ciel va s'enflammer, et vous serez nettement moins efficaces calcinés vifs !
Les soldats écoutèrent leur chef et trouvèrent un abri. En quelques secondes, le fort fut inondé par le brasier causé par la "Ronde de Feu". Mais une fois la tempête ardente évaporé, une vision choqua l’assistance : deux dragons étaient effondrés sur le sol, mort, un énorme pieux d'acier traversant leur corps de part en part. Lohrgon rigola de joie.

_Oh oh ! Efficaces, ces grandes balistes ! Ils ne l'ont pas vu venir ! Enfin... Tout le monde reprends son poste ! Artilleurs, envoyez la deuxième salve ! Archers, brisez-moi ceux qui s'approchent ! Harponneurs, déchirez les ailes des dragons !

Tandis que le combat reprit de plus belle, un commandant vint interpeller Lohrgon.

_Général ! On m'a signalé une armée arrivant depuis l'ouest !
_Des renforts ? Ce n'était pas prévu... Je te laisse gérer ça.
_À vos ordres !

*****

À la Nouvelle-Élodiane, l'Empereur fit entrer le Roi Pakéti dans la salle du conseil de guerre, remise à neuve depuis l’agression amatsuki. Octobre attendait dans la pièce, perplexe et pensif. Finalement, une fois tout le monde assit, l'Empereur prit la parole.

_Bien, comme vous le savez, la guerre à commencé. Les premières échauffourées ont lieux en ce moment même, ici. -Il montra Fort-Lawaï- Mes troupes, commandée par le Général Lohrgon ont pour mission de tenir la position face à une armée composée des lawaï, des amatsukis, et surtout des dewins et leurs terribles dragons. Mais ce n'est pas tout, à l'heure actuelle, la flotte commandée par le Général Wallport doit faire voile vers le sud, près de Kal-Oèsèl. Leur rôle sera, premièrement d'éliminer la Base des Immo, et deuxièmement de faire le siège de cette fameuse Kal-Oèsel. Je laisse le soin à mon général de déterminer comment il compte procéder. Voilà, désormais, vous savez... Tout...
À ce mot, Octobre réagit en regardant l'Empereur avec insistance. Ce dernier lui lança un regard tout aussi convaincu. Comme si, il y avait quelque chose que eux deux seuls savaient...
_Donc dites moi Pakéti, comment comptez vous intervenir ?

*****

Dans la nuit, de nombreux navires avançaient tous feux éteints et sans bruit vers le sud. Les marins aperçurent les lueurs d'une cité, une grande cité. Alors qu'il préparèrent le matériel pour l'attaque, un grand bonhomme apparu devant eux, leur faisant signe de baisser leurs armes...

_Pas encore...

*****

De l'autre côté de l'océan, sur la petite Île de Lydia...

_Comment ça je dois laisser mon dragon ?!
_Gardez votre calme Lao, et écoutez moi. En Tyrexil, les soldats et les gardes ont pour ordre de tirer à vue sur les dragons. Donc, ce ne serait pas bien malin de notre part de voler au dessus du pays avec votre ami...
_Mais, je...
_Tout ira bien, ne vous en faîtes pas, il sera bien ici en attendant votre retour !
Thénan lança un franc sourire vers Mamilao. Cette dernière prit quelques secondes de réflexion, avant de finalement répondre.
_Bien...
_Parfait ! Bon je vous laisse dire au revoir à votre bestiau, je vous attendrais sur le navire.

Thénan quitta alors Mamilao, la laissant seule avec Accorbak. Au bout de quelques minutes, il l'aperçu passer la grande poste puis presser le pas vers le petit navire, prête à embarquer.

_Alors, prête ?
_Prête !

Le petit rafiot démarra alors. Petit à petit, le mouvement des grandes roues à aubes situées sur les deux flans de l’embarcation s’accéléra, faisant augmenter progressivement la vitesse. En peu de temps, l'île était déjà loin et le port d'Accostage approchait à l'horizon. À la poupe du bateau, Mamilao pensait, le regard perdu dans l'immensité de l'océan, ce qui intrigua son ami hoccidon.

_Dîtes-moi, tout va bien ?
_Hum ? Euh, oui oui...
_Si c'est pour votre ami que vous vous inquiétez, il n'y a pas de raison : l'Île de Lydia est un endroit sur pour les dragons.
Elle se mit à réfléchir.
_Justement, quelque chose me chiffonne. J'avais entendu dire que tous les dragons de Tyrexil avaient été exterminés.
Il regarda Mamilao avec un sourire narquois.
_Tous les élodiens n'étaient pas d'accord avec cette extermination... Ce n'est pas beau de faire des amalgames vous savez...
_Euh... Désolée...
_Mais je comprends votre étonnement... Enfin, pour satisfaire votre curiosité, sachez que j'avais une vielle dette envers Novunsil, Rahzul et Mifahdo. C'est pourquoi je leur ai offert ce refuge... Et puis, ils ont le mérite d'être attachants...
Mamilao fut surprise. Un élodien ami des dragons ? Mais qui pouvait bien être cet homme ?
_Enfin, assez parlé de moi... Tiens, regardez : Nous sommes arrivés !

Le navire s'amarra en douceur dans le port. Avec l'aide de Thénan, Mamilao débarqua sur le quai, et là, ce fut le choc : Un ciel lourd recouvert de fumée, des bâtiments à perte de vue, une nature quasiment absente... Thénan dit alors, non sans un certain cynisme :

_Bienvenue à Accostage le "Coeur de l'Empire", la plus grande et la pire ville du monde connu... -Il regarda Mamilao, qui était comme assommée par ce qu'elle voyait, puis posa sa main sur son épaule- Aaaah... Tyrexil...
_Mais... C'est... C'EST HORRIBLE !!
_Chacun son avis... Pour certains, ceci est la perfection.
_...
_Enfin, vous me suivez ? Je dois faire plusieurs dans cette ville avant de continuer.
_Oui...
Thénan sentait que sa belle nomade était comme un petit lapin prit dans le feu d'une bataille. Ainsi, il passa son bras autour du sien, tout en déclarant d'une voix suave et tendre.
_Ne vous en faîtes pas, je suis là...
_... Merci
_Héhé... Bon, allons-y !

Ils commercent alors à s'enfoncer dans la forêt fumeuse de bâtisse qu'était Accostage, dans une direction que seul Thénan connaissait.

*****

Sur les flots, dans les fumées des volcans pyrans, un étrange navire avançait silencieusement. Un navire finement ouvragé sans voile déployée, avançant par la seule force des rames caressant en rythme la surface de l'océan. Près de la proue, une femme. Ses longs cheveux flottaient au vent, et retombaient au niveau de sa chute de rein. Elle était vêtue d'une tenue atypique, rien de semblable à ce qu'on pouvait trouver dans l'Empire, où sur Wanderstar. Ses yeux d’émeraude étaient perdus dans l'immensité de l'océan...

_Il est notre seul espoir... Par les Dieux, j'espère qu'il acceptera de nous aider...
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Ven 6 Mar - 17:52

Pendant ce temps, près de la Nouvelle-Élodiane, Li Lomim suivait l’assassin maintenant sous ses ordres sans faire le moindre bruit. L’homme se savait suivi, il n’avait plus qu’une chose à faire maintenant : trouver Cow-Nahr.  Arrivé devant la porte d’une grande bâtisse, l’assassin sonda les rues aux alentours et entra, en ouvrant suffisamment la porte pour que la Sitcham puisse s’y glisser sans le moindre bruit. La pièce était grande et vide, seule une autre porte devait conduire à une pièce voisine. Li Lomim monta alors discrètement sur le mur et réussi à se positionner sur les poutres de bois du plafond, dans le noir, presque invisible. L’assassin, quant à lui, frappa à la porte. Quelques secondes plus tard, un homme sortit. L’assassin s’avança.

– J’ai fait ce que vous m’avez demandé Dubhan.
– Bien. Je te donnerai un nouvel ordre de mission plus tard, nous faisons face à des événements qui doivent être réglés rapidement. Tu peux disposer.
– Attendez ! Dubhan. Il y a autre chose.
– Accélère un peu le rythme, je n’ai pas le temps de papoter contrairement à d’habitude.
– C’est que … Je dois rencontrer Cow-Nahr au plus vite.
– Pourquoi ?
– Et bien … Je suis désolé de vous dire ça, et malgré tout le respect que je vous dois, je ne peux rien vous dire. Vous comprenez. Il faut que je parle seul à seul avec lui.

Le regard du deuxième apprenti de Cow-Nahr s’assombri.

– Ai-je bien compris ?
– Je suis désolé Dubhan, mais il n’y a pas d’autres alternatives.
– Ce n’est pas dans tes habitudes d’être aussi téméraire.

Le jeune assassin semblait surpris. Une goutte de sueur coula sur sa tempe.

– Et de transpirer à ce point non-plu.
– …
– Qu’as-tu découvert de si important ?
– Je regrette mais je reste sur ma position.

Li Lomim voyait que Dubhan sentait quelque chose de louche. Mais elle attendait. Elle attendait sa véritable réaction.



***



Supercoussinets découvrit, avec la plus grande stupeur, que celui qu’il recherchait depuis longtemps déjà l’attendait patiemment en compagnie Môao. L’Élu s’arrêta.

– Mais que …
– Bonjours Supercoussinets, répondit Kifitchi.

Môao se leva.

– Je vous laisse tous les deux. Vous avez surement beaucoup de choses à vous dire.

Le sage sortit de la salle du conseil. Le puissant invita l’Élu à s’asseoir à ses côtés. Celui-ci s’exécuta.

– Cela faisait longtemps que je voulais vous parler, commença l’Élu.
– Et moi donc.
– Vraiment ? Mais si tel est le cas, vous auriez pu vous manifester plus tôt.
– J’évite l’Ouest et les conflits qu’il subit depuis le début de la guerre. Et puis, je ne tiens pas les sages en très haute estime, hormis Môao qui est bien différent des autres comme vous avez pu le remarquer. J’ai donc profité de leur absence pour vous attendre ici.
– Vous saviez que je viendrai.
– Ce n’est pas dur à deviner.

Supercoussinets semblait perplexe. Mais peu importe, cette conversation était futile. Il fallait parler des choses sérieuses maintenant.

– Alors vous vous êtes décidé à rentrer dans cette guerre ?
– Non, pas vraiment.
– Est-ce que vous vous rendez compte de ce que le monde traverse en ce moment ?
– Quoiqu’il traverse, je ne changerai pas ma personne et ma vision de la vie pour devenir une machine de guerre.
– Mais vous êtes le plus puissant Lawaï qui puisse nous venir en aide. Imaginez un peu. Votre présence pourrait bien changer le cours de cette guerre. Elle pourrait sauver Wanderstar, la terre de paix.
– Pensez-vous vraiment qu’elle puisse encore être appelée « Terre de paix » ?
– Elle pourrait le redevenir grâce à vous.

Kifitchi lui lança un regard froid.

– Si c’est un puissant guerrier que vous voulez, allez demander aux deux premiers puissants.
– Vous savez tout comme moi que cela nous est impossible.
– Alors contentez-vous de Kélèm. Il est plus fort qu’il n’y parait.

L’Élu serra les dents. À quoi bon parlementer, Kifitchi ne cédera jamais.

– Pourquoi êtes-vous venu me voir alors ? Pour me donner de faux espoir ?
– Non. Je suis venu pour vous proposer mes services.

L’étonnement et l’incompréhension se lisait sur le visage de Supercoussinets.

– Comment ça ?
– J’ai bien dit que je refusais d’être votre guerrier. Pas que je refusais de servir la cause Lawaï.
– Continuez …


Dernière édition par supercoussinets le Sam 9 Mai - 0:34, édité 1 fois
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Cow-Nahr

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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Ven 13 Mar - 14:12

Les auras... Maintenant il discernait un peu mieux ce que la reine Ama avait voulu lui dire. Peut-être que c'était ce que son... Non, impossible. Il se reprit. Le doute avait effleuré son esprit le temps d'une fraction de seconde, ce qui était impardonnable.
Il regarda le jeune Lawai qui s'endormait non loin, et sentit que ce dernier l'observait et essayait de comprendre ce qui se cachait sous ces vêtements. Il reporta son attention sur la lune. La guerre semblait lancée pour de bon, et il lui tardait d'apprendre la réponse de deux personnes en particulier.

La guerre...

Quelle stupidité humaine. Mais tant que cela lui desservait, il s'en fichait. Il avait quelque chose de bien plus important à faire.



*****


Dubhan réfléchissait à toute vitesse. Quelque chose n'était pas normal. Si Nastan transpirait à l'idée de rencontrer Cow-Nahr, c'est que des raisons sombres étaient en jeu, et que cela pouvait avoir des conséquences assez désastreuses. Il sonda les alentours afin de discerner quelque chose qui pouvait se cacher.

- Alors ? Insista Nastan.
- Je...

Dubhan, qui semblait sur le point de dire quelque chose, remarqua soudain quelque chose dans le noir.

- Qu'est-ce que...

Un cri strident de fillette se fit entendre dans la maison, cassant la tension qui s'était installée.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? Reprit Nastan.
- Je... Je suis désolé, je dois m'occuper de la petite.

Le cri les avait surpris tous les deux, et Dubhan, pourtant quasi certain d'avoir senti une présence, ne distinguait malheureusement plus rien de la pénombre environnante.

- Et pour Cow-Nahr ? Il faut absolument que je le vois. C'est une question de vie ou de mort.

Dubhan plongea son regard dans celui de Nastan. Au moins il disait la vérité pour cela, c'était certain. Il s'approcha de lui et chuchota dans son oreille.

- Il a récemment quitté la reine Ama, après lui avoir fait la même proposition qu’aux autres dirigeants. Il se dirige maintenant vers le cœur des batailles entre Lawais et Élodiens. Je te préviens, si j'apprends que quoique ce soit lui est arrivé, je viendrais te tuer de mes propres mains.

Nastan le remercia d'un bref hochement de tête, et s’enfonça dans la nuit, la peur au ventre.
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ama17
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Sam 18 Avr - 6:46

Le général amatsuki était plongé dans ses pensées lorsque N1 se matérialisa au milieu de sa tente. Ce dernier lui tendit une lettre de la reine Ama. il venait tout juste de finir de la lire. Lorsque...

-Yuki ? Yuki? Yukiiiiii?

Il soupira.

-Voila les ennuis qui arrive...

Au moment ou il finissais sa phrase une jeune femme au cheveux rose et au yeux rouge sang se jeta littéralement dans ses bras.

-Yuki ! Je t'ai enfin trouver ! Je viens te faire mon rapport.

-Yuno combien de fois il faut que je te le dise c'est Yukiteru. Ce surnom me décrédibilise auprès de mes hommes. Ne l'utilise pas.

-Pourquoi tu es de si mauvaise humeur? Ah je sais, tu as peur de mourir lors le combat? Ne t’inquiètes pas, je te protégerai.

-Dame yuno. Sa majesté m'a demander de vous rappeler que le général a reçu ce grade car il est parfaitement capable de se défendre seul. De plus étant de grade inférieur au sien vous risquez de le mettre en danger car en tentant de le protéger, vous serez juste un poids pour lui.

Lorsque Yuno le regarda, N1 regretta ses mots, il vit sa vie défiler devant ses yeux. Cette femme est folle allier cependant jamais elle ne défierait la reine.

-Dit moi N1, où est-elle la reine? Puisqu'elle est au dessus de tout et qu'elle sait tout. Pourquoi n'est-elle jamais présente dans les moments critiques comme maintenant ? Est-elle réellement aussi forte que tout le monde le prétend moi je vois juste une fuyarde incapable de se battre au côtés de ses hommes. Elle ne mérite pas...

Yuno fut projetée contre la toile de latente qui se déchira. Yukiteru venait de lui mettre une droite en pleine figure.

-Yuki ?

-Je t'interdit de parler d'elle ainsi Yuno. Sa majesté m'a sauver la vie et offert une nouvelle identité, je lui doit tout!

-Alors c'est elle. Celle qui t’empêche de rester a mes côtés car tu as une dette envers elle. Si elle meurt tu l'oubliera n'est ce pas ? Personne n'a le droit de se mettre entre Yuki et moi.

Ses yeux révélait une folie profonde et meurtrière.

-Yuno si elle meurt sans que j'ai pu intervenir, ni la protéger je me suiciderais.

Puis le général Yukiteru l’assomma d'un coup derrière la nuque.

-Ce qu'elle peut être agaçante quand elle s'y met. Ne t’inquiète pas lorsqu'elle se réveillera elle agira comme si rien ne s’était passé. Dit moi plus tôt pourquoi la reine ne t'a pas accompagner ?

-Eh bien voyez vous....

*****

2 heure plus tôt. La reine Ama intima une pause.

-Bon il ne nous reste qu'une demi-journée de route. Faisons une pause et restaurons-nous,  une fois arrivés. Il est possible que l'on doive prendre part directement au combat.
Je vais profiter de cette pose pour analyser le déroulement de la guerre.

Les iris de la reine devinrent luisants et semblaient se mouvoir. De petite paillettes apparaissaient. Apres quelque minutes la reine revint. Elle semblais inquiète et furieuse.

-Dit moi N1, le général c'est bien Yukiteru ? Alors pourquoi ne pas avoir réagit et m'avoir informer que cette psychopathe était avec lui ?

-Eh bien c'était un choix de la princesse Clara...

-Elle tient a se point a altérer l'alliance !? Je reconnais qu'ils sont efficace lorsqu'ils sont séparés mais les mettre ensemble, a quoi elle pensait ? Sur le champ de bataille elle tuera toute personne s’approchant de Yukiteru avec l'arme dégainée même si c'est un amatsuki. Il va falloir en informer nos allier.-La reine soupira puis elle écrivit trois messages. elle tendis les deux premier- Apporte ceci au général Lawai, à la reine Lindir et celui la à Yukiteru.

-Majesté pourquoi au général Lawai et pas a l'Élu ?

-Car il est en déplacement.Le connaissant il du donner toute décision a son général.
De plus le général semble avoir un visiteur des plus surprenants. Son visiteur, d'après son aura, est un membre de famille royale.
Cependant son n'aura n'appartient a aucune des famille royale allier. C'est donc probablement un émissaire du roi Pakéti, peut être même le roi lui-même.
Or je doute qu'un homme de son acabit accepte de parler a un général plus tôt qu'a l'Élu.
J'en conclu que le général se fait passer pour l’élu.
Encore une chose N1 rappelez à Yuno quel est sa place pour moi.
Je compte intercepter le soutient envoyé par le roi Pakéti. Je ne sais toujours pas si c'est un ennemi ou un allier. Mais je ne veux pas risquer un renforcement de troupe ennemi. Emma est de moins en moins contrôlable ces dernier temps il faut que je la défoule une peu.
N1, ne fais pas cette tête, il ne restera rien d'eux, pas une trace de combat, il se volatiliseront sans aucunes raisons valables. Pas de corps pas de mort....

*****

De retour dans la tente du général.

-C'est parce que tu es passé chez la reine Lindir et le général Lawais que ça t'a pris tant de temps a venir.

-Oui mes plus sincères excuses, mon général.

*****

Apres le départ de N1 la reine se tourna vers Élana.

-Majesté autre chose vous préoccupe n'es ce pas ?

-Oui, les auras des Mizaeliens sont instables, ils doutent. J'ai un mauvais pressentiment.

-Mais majesté, c'est normal non, il sont pacifistes donc pour eux la guerre...

-Ce n'est pas ça le problème Élana. Un soldat qui doute a de forte chance de mourir ou fuir un combat !
Il lui faut croire en un idéal, avoir un conviction pour laquelle il faut être prêt a mettre sa vie en jeu et tuer. Or pour tuer quelqu'un il faut un force morale suffisante pour ne pas se détruire moralement. L’armée Mizaelienne en sera grandement affaiblit. Il vaut mieux pour l'instant qu'elle ne participe à aucun combat.
J'irais mener une petite enquête après avoir récupéré Fort-Lawai. Il faut résoudre ce problème au plus vite. La reine murmura alors une phrase qui échappa a Élana: Je ne laisserai pas cette situation se reproduire.

-Bien votre majesté, je vous y accompagnerai, je suis votre ombre après tout.

Elles se dirigèrent vers l’armée du roi Paketi proche Fort-Lawai.
Après quelques heures a dos de cerbère, elles faisaient face a l’armée. Ce n’était pas la plus grande escouade mais sa devrais suffire a calmer la démoniaque Emma.


-Bara no hanabira wa, majo ga mezameru ochiru toki.

La reine après avoir prononcer l'incantation vit ses cheveux devenir noir. Symbole de son changement de personnalité et de son contrôle sur Emma. Elle eut un sourire carnassier.

-Allons nous amuser, ma belle.

Elle se déplaça a une vitesse phénoménale. Les soldat n’eurent pas le temps de réagir que déjà ils virent sa main traverser de part en part un de leurs camarades. Elle retira lentement sa main puis lécha son indexe ensanglanté. Elle sourit.

-Qui est le suivant ?
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supercoussinets
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Lun 20 Avr - 16:47

À Accostage, capitale de la province majorane, Mamilao continuait à se balader au bras de Thénan, pouffant dans sa main à chaque fois qu’elle voyait une nouvelle facette de cette ville immonde et répugnante. Thénan la fixa.

– N’êtes-vous jamais venue en Tyrexil auparavant ?
– … Non, dit-elle d’un ton hésitant. Je vis dans la colonie depuis toute petite et je dois dire que je regrette un peu Wanderstar en ce moment.
– Je suis du même avis, rétorqua Thénan. Mais vous n’avez pas encore vu toutes les villes de ce continent. Accostage est loin d’en être la plus repoussante.

Sur ce, le général Élodien sourit. Mamilao fit de même.

– Vous me direz, il vaut mieux en rire qu’en pleurer, dit Mamilao d’une voix enjouée.
– Vous avez surement raison. D’ailleurs, il y a quelque chose que je voulais vous demander depuis que nous nous sommes rencontré mais je n’ai pas eu le temps de vous en parler.
– Oui ?
– Et bien, quel est donc cet objet que vous portez derrière votre dos ? Est-ce une sorte de bâton ?

La cousine de l’Élu semblait surprise et un peu désarçonnée.

– Quand nous vous avons repêché, cet objet était accroché à votre dragon. J’ai pris soin à ne pas lui enlever son emballage, mais ma curiosité me pousse toujours à savoir. Donc …
– C’est un bâton que j’ai trouvé à Wanderstar. Il m’est très cher et me rappelle mon défunt père. Je ne m’en sépare jamais.
– Je vois. Et qu’a-t-il de si spécial pour ce bâton ?
– …

Elle ne voulait pas répondre. Il ne fallait pas. Si elle le faisait, Thénan aurait des soupçons.

– Je …
– Si vous ne voulez pas m’en parler, c’est de votre droit cher dame.
– … Je suis désolée.
– Mais ne vous sentez pas coupable de quoique ce soit.

Mamilao était de nouveau rassurée. Elle allait pouvoir changer de conversation et éviter le sujet. Car ce bâton n’était autre que l’un des 8 bâtons sacrés Lawaïs. Préserver le secret, c’était préserver son identité. La jeune fille fixa subitement le général Élodien.

– Mais où m’emmenez-vous donc ?
– Je préfère vous garder le secret, dame Lao.



***



Au sud du royaume des Amatsukis, les nuages masquaient le soleil et assombrissaient l’immense forêt de conifères qui s’étalait sur des kilomètres dans toutes les directions. Les chevaux de Cow et de Kélan semblaient épuisés de la traversée de ce paysage sauvage, immense et sans fin. Ils trouvèrent un endroit convenable près d’un ruisseau pour pouvoir passer la nuit sans encombre. Kélan attacha les chevaux à un arbre dont le tronc mesurait près d’un mètre de diamètre tandis que Cow s’apprêtait à faire un feu avec deux pierres rugueuses. Trouver du gibier dans cet océan de verdure était chose aisée, qui plus est pour un assassin confirmé. Il ne leur a donc pas fallu bien longtemps pour dénicher quelques lièvres sauvages qui, une fois cuits, s’avéraient succulents. Une fois le repas terminé, le grand assassin pris son tour de garde et laissa son apprenti se reposer de la dure journée passée à voyager dans la contré des encapuchonnés. Quelques heures plus tard, les rôles s’inversèrent et l’assassin dormit à son tour.
Mais alors que Kélan se rinçait la tête dans l’eau fraiche du ruisseau, une lueur bleu intense apparut au loin dans les bois. Le jeune Lawaï semblait intrigué par le phénomène et décida de le suivre sans réveiller son maître qui, de toute façon, n’avait rien à craindre de personne même lors d’un profond sommeil. Au fur et à mesure que Kélan avançait, la lueur s’éloignait de lui, comme si elle voulait qu’il la suive, toujours plus loin, toujours plus dans les profondeurs de la sombre forêt.
Après plusieurs minutes de courses entre les arbres, Kélan déboucha sur une clairière au centre de laquelle se tenait une gigantesque bâtisse de vieux bois qui mesurait au moins cinquante mètres de hauteur. La base de la tour était très étroite si bien que le frère de l’Élu se demandait vraiment comme la construction pouvait tenir.
La lueur s’arrêta devant la petite porte de la bâtisse et se transforma en petit singe bleu au regard innocent. Le jeune Lawaï ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. Il décida tout de même à s’en approcher. Le petit singe ouvrit subitement la porte et l’invita à entrer d’un geste souple et ferme à la fois. Kélan s’aventura dans le bâtiment.
Il faisait noir et sombre. Un nombre incalculable de toiles d’araignées jonchait sur les murs décrépis qui ne semblaient tenir que par chance. Le jeune Lawaï se posait des questions sur cet endroit. Fallait-il qu’il continue son exploration ou fallait-il mieux prévenir Cow-Nahr d’abord ? Mais alors que Kélan se redirigea vers l’extérieur une voix cassée sortit du fond du couloir saugrenu qui faisait face au jeune homme.


– Si tu tiens tant que ça à revenir ici un jour ou l’autre, je te conseille de rester. Sinon, tu risques d’être déçu.

Kélan se retourna. Il ne voyait rien dans ce noir complet.

– Qui êtes-vous ?
– Moi ?! Je suis la gardienne du savoir sacré. Approche mon enfant. Que je te regarde de plus près.

Le jeune Lawaï n’était pas confiant. Il fallait mieux partir le plus vite possible.

– Si tu veux partir, jeune homme, c’est ton choix. Mais tu ne retrouveras jamais cet endroit. Si puissant soit ton pouvoir de l’aura.

Kélan se figea. La voix venait de parler du pouvoir de l’aura.

– Le pouvoir de l’aura ?
– Approche mon enfant.

Le jeune Lawaï s’avança dans le couloir sombre, ne sachant pas quand et où s’arrêter. Son cœur battait la chamade.

– STOP ! Je te vois assez bien à présent. Ton aura est faible, j’avais du mal à discerner ton vrai visage. Bien. Plus besoin de se cacher à présent. Guhu Hila no Ichi !

Au moment même où les mots se répercutaient dans toute la bâtisse, les murs changèrent. Le bâtiment redevenait comme neuf. Des sortes de lumières bleues se tortillaient dans tous les sens pour restaurer chaque poutre et chaque parcelle de la tour. Après une minute, tout avait été rénové et les lueurs bleues se déposèrent sur des dizaines de chandeliers partout dans la pièce.

– C’est plus beau comme ça ? N’est-ce pas jeune homme ?

Kélan fut pris de stupeur lorsqu’il découvrit la vieille dame qui le regardait devant lui. Elle devait mesurer à peine un mètre et souriait avec le plus grand sourire qu’il eut jamais vu.

– Bonjour ! Je me nomme Ala et vous devez être Kélan.
– Comment le savez-vous ?
– Je sais beaucoup de choses. Beaucoup plus que tu ne sauras jamais. Hihihihihihihi !

Elle riait aux éclats ce qui ne rassura pas le jeune Lawaï.

– Euh … Ala ? Quel est cet endroit ?
– J’ai appelait cette endroit la tour de la connaissance, mais ce nom n’est peut-être plus à la mode. Hihihihi !

Soudain, le petit singe bleu, qui avait disparu de la vue de Kélan, monta sur l’épaule de la jeune dame. Elle le caressa tendrement.

– Chouki aime beaucoup les caresses comme tu peux le voir. Je lui ai demandé de te guider jusqu’ici.
– Mais pourquoi ?
– Hihihihi ! Moi je sais.

Le jeune homme ne comprenait rien. Qui était cette vieille folle. Si elle continuait à se ficher de lui, ça allait mal se terminer pour elle.

– Tu es bien trop bête pour le voir.

Kélan, par un excès de colère, sortit son couteau et s’apprêta à trancher la gorge de la vieille femme. Ala leva le doigt et brusquement, une énergie sortit de son corps. Une puissante aura expulsa le jeune homme.

– Hihihihi ! Décidément, tu ne sais vraiment pas qui tu es. Ce n’est vraiment pas parce que tu t’entraînes à être assassin que c’est réellement ce que tu seras.
– Mais qui êtes-vous à la fin ? Qu’est-ce que vous voulez ?
– Viens, je vais te montrer.

La vieille Ala se dirigea vers une échelle qu’elle monta sans difficultés malgré son âge. Kélan la suivi et découvrit à l’étage du dessus une salle dont le plafond s’étendait jusqu’au haut de la bâtisse. Les murs étaient entièrement remplis de livres qui se comptaient par milliers.

– Les plus grandes bibliothèques du monde comme Méridie ou Ikkengrad tueraient pour obtenir de tels livres.
– Euh … oui.
– Tu te demandes surement ce que tu fais ici, toi qui n’aimes pas lire.
– Comment savez-vous ça ?
– Hihihi ! Les secrets sont bien gardés avec moi. Je préfère te laisser la surprise pour plus tard.
– Mais quelle surprise ?!
– Ne soit pas impatient. Tout vient à point à qui sait attendre.

Kélan ne comprenait rien. Devenait-il fou ?

– Ici, sont réunis tous les livres relatant de la magie de par le monde. Rien n’est omis.
– Mais c’est …
– Oh ! Bien sûr, tu ne maîtrises pas la magie. Je le sais aussi bien que toi. Mais tout commence par un début.
– Beaucoup de gens connaissent cet endroit ?
– À vrai dire, si l’on compte chouki, toi et moi, quatre personnes ont visité cet endroit.
– Seulement.
– Elle n’est pas facile à trouver. Hihihi ! Bon, trêve de bavardages. Choisi le livre que tu veux. Tu auras le droit de l’emporter avec toi si tu le souhaite. Mais choisi bien, il n’y en aura qu’un.

Le jeune Lawaï ne comprenait pas tout mais il préféra lui obéir. Au même moment, une échelle était apparue par magie, elle semblait s’étendre à l’infini. Kélan s’en approcha.

– Je peux ?
– Comme il te plaira. Hihihi !

Le jeune homme monta sur l’échelle à la recherche d’un livre qui l’inspirerait. Il ne savait pas quoi choisir. D’ailleurs pourquoi choisissait-il un livre. Ça n’avait pas de sens ? Et si …

– Mais qu’est-ce que … ?

Au fur et à mesure qu’il s’approchait du plafond, il voyait une sorte de trappe qui l’intriguait. Arrivé en haut il l’ouvrit par curiosité et un petit livre tomba au pied de la vieille dame. Kélan descendit de l’échelle et ramassa le petit livre et lut le titre à haute voix.

– « Le journal de l’antimagicien. »

Kélan l’observa puis se tourna vers Ala.

– Je le prends.
– Hihihi ! Je savais que vous alliez le prendre. Je le savais. C’est bien pour ça que je vous ai choisi à vrai dire.
– Pour un choix de livre ?
– Ce n’est pas n’importe quel livre. Et tu le découvriras bien assez tôt. Donne-le-moi s’il te plait.

Le jeune Lawaï s’exécuta. Au même moment, la vieille dame sorti une aiguille et perça le doigt de Kélan.

– Mais qu’est-ce que vous faîtes ?
– Patience, patience …

Ala déposa la goutte de sang sur le livre.

Jiliak no ikti !

Le livre se mit à bouger puis se calma. La vieille rendit alors le livre à Kélan.

– Il est à toi maintenant.
– Merci mais est-ce que ça a de l'importance ?
– Oh que oui. Malgré votre petite aura, vous saurez faire des choses incroyables j’en suis sûr.
– Une petite aura ? Je n’ai donc pas de force de caractère ?
– C’est ce que ma fille pense des gens comme vous. Mais moi pas. Elle est la seule personne au monde autre que moi à avoir lu tous les livres de cette bibliothèque. Elle sait donc tout de la magie, et ce presque aussi bien que moi je dois dire.
– …

Kélan semblait perplexe. Il réfléchissait.

– Votre fille. Ne serait-ce pas Ama ?
– Bien vu.
– Vous êtes la mère de la reine des Amatsuki ?!
– En effet. Mais cela fait bien des années que je ne l’ai pas vu. Elle a dû me chercher partout depuis des millénaires sans jamais m’avoir trouvé. Et tout cela grâce à ce petit livre en question que personne n’a jamais lu à part moi, et même pas ma fille.
– C’est vous qui … ?
– Si c’est mal écrit, c’est que c’est moi. Hihihi ! Mais ne t’inquiète pas. Ça reste lisible.
– Merci beaucoup. Je …
– Maintenant va et part loin d’ici. Nous ne nous reverrons surement jamais. Ça a été un plaisir de te rencontrer.
– Euh … Moi aussi.

Kélan sortit de la bâtisse. Ala lui fit des signes de loin.

– Bon voyage Kélan. Et puisse ton avenir être sans encombre. Enfin … Moi je sais. Hihihi !

Le jeune Lawaï s’engouffra dans la forêt et rejoignit le campement. Cow-Nahr l’attendait.

– Tu appelles ça monter la garde ?
– Désolé maître, c’est juste que.
– Où étais-tu ?
– … Suivez-moi.

Kélan demanda à Cow de le suivre. Après plusieurs minutes de marche, ils débouchèrent sur la clairière de la bâtisse. Mais la tour n’était plus là. Elle s’était volatilisée.

– Euh …
– Et ?

Le jeune Lawaï ne semblait rien comprendre. Il posa sa main dans sa poche. Le livre était toujours là. Tout avait bien été réel mais.

– Je regardais les étoiles, maître.
– Et bien contente toi de surveiller le campement la prochaine fois.
– …
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Ven 24 Avr - 15:45

À Accostage, Thénan guidait Lao à travers les rues grouillantes et sales du port de la ville. C'est alors que, en l'espace de quelques mètres, l'apparence du lieu changea complètement. Les rues étaient propres, les bâtiments étaient superbement ouvragés et les passants semblaient bien plus nobles. Lao s’interrogea sur un changement aussi soudain.

_Thénan ? Sommes-nous encore à Accostage ?
_Oui, bien sur. Pourquoi une telle question ?
_Et bien, tout me semble si différent par rapport au port où nous étions il y a quelques minutes...
_Ah, c'est parce que nous avons changé de quartier ! Accostage est une ville si grande que chaque quartier est different.
_À ce point ?
_Et oui, ici nous sommes sur les quais des Fumées, et ce sont les "beaux-quartiers" de la ville, à vrai dire.
_Ah bon...
_Oui, et nous arriverons bientôt à destination. Tenez, vous voyez la grosse bâtisse toute blanche dans la rue en face ? C'est là que nous allons.

En quelques secondes, ils arrivèrent en face de ce bâtiment très imposant. La façade était très bien ouvragée et semblait bien entretenue. Un petit espace de verdure avec quelques arbres se tenait devant la bâtisse, solidement protégé par une barrière en fer. De grandes armoiries étaient gravées au sommet de l'imposant portail métallique, et plusieurs drapeaux flottaient devant la grande porte de l'édifice. Lao était à la fois impressionnée par ce qu'elle voyait et heureuse de voir enfin un peu de nature ici...

_Dites Thénan, vous nous emmenez voir quelqu'un d'important j'imagine, vu sa majestueuse demeure...
_En quelque sorte... -Il se mit à rigoler- En fait, ceci est mon hôtel particulier à Accostage. C'est là que je vais quand j'ai affaire ici.
_Comment ? C'est chez vous ?
Lao était estomaqué... Thénan semblait incroyablement riche.
_Oui ! Enfin chez moi... C'est là où je dors à Accostage, je ne suis pas originaire de cette ville... Enfin, assez tergiversé, rentrons !

Thénan ouvrit l'imposant portail, laissant passer Lao dans le petit parc, puis rentra à son tour en refermant avec précaution ce dernier. Ils furent accueillis par le majordome et quelques domestiques puis rentrèrent finalement dans le bâtiment, encore plus beau vu de l’intérieur.


_Mettez-vous à votre aise, Lao !
_Et bien d'accord.

Lao posa délicatement ses affaires, que les domestiques s'empressèrent de mettre en lieu sur. Une fois son étonnement passé, sa curiosité reprit le dessus et elle commença à explorer les pièces du lieu, sous l'oeil amusé de Thénan...


*****


De l'autre côté de l'océan, sur le toit du Palais Impérial, l'Athépie était toujours en pleine transe. Cela faisait des jours qu'elle ne s'était pas alimentée, et pourtant elle semblait être en plein forme. C'est alors qu'un garde fit irruption à ses côtés.

_Dame Athépie ? Je suis venu à la demande de l'Empereur, ce dernier est pris dans un interminable conseil de guerre, et il m'a chargé de venir voir comment vous alliez.
Pas de réponse. L'Athépie ne bougea absolument pas. Le ciel lourd traversé de quelques rayons de soleil rajoutait à la drôle d'ambiance du moment. Le garde, se sentant mal à l'aise, décida de tourner les talons.
_Bon et bien, je vais faire mon rapport...
Mais c'est alors qu'il lui tourna le dos qu'une explosion lumineuse eut lieu. Choqué, il se retourna et vit alors l'Athépie nimbée d'un forte lueur s'estompant peu à peu. Cette dernière se leva alors brusquement, et pris à parti le pauvre garde déboussolé.
_Il est où l'Empereur ? Nous devons lui parler... Céans !!
_Euh... Oui très bien, suivez moi !

Le garde s'empressa de dévaler les marches, suivit d'une Athépie plus décidée que jamais...



*****


De retour à Accostage, dans une chambre de l'hôtel particulier de Thénan, quelqu'un sembla vouloir s'extirper du lit. Mais alors qu'il s'apprêtait à se lever, il sentit une main lui retenant le bras.

_Attends... Reste encore un peu, mon bel élodien...
_Ce n'est pas raisonnable, Lao...
_Allez...
_Bon, très bien...
Thénan replongea dans le lit et fut très vite lové par Lao. Après quelques secondes, cette dernière brisa le silence.
_Alors, que fait-on maintenant ?
_Et bien, je ne sais pas... Tu n'en a pas eu assez ?
_Mais non, je suis comblé de ce côté là ! Je veux dire, qu'est-ce qu'on va faire maintenant, on va rester à Accostage ?
_Ah d'accord... Et bien, j'aimerais bien t'emmener voir Hoccido.
_Hoccido ?
_C'est ma ville, et je te garantis que tu vas bien plus aimer qu'Accostage...
_Ah, si tu le dis...
_Et puis, il y'a beaucoup de choses à voir en Tyrexil... Mais Hoccido serait un bon début.
_Bon, et bien c'est d'accord !
_C'est vrai ? Génial ! Nous prendrons le train, c'est le meilleur moyen pour aller vite et voir du pays !
_Le train ?
_Tu ne sais pas ce que c'est ? Héhé tu vas voir, c'est spécial, mais tu devrais aimer
_Je te fais confiance pour ça, tu arrives déjà à me faire aimer beaucoup de choses...
_Oh, Lao...

Il posa ses lèvres sur celle de sa belle amante, et repartirent ensemble sous la couverture...



*****


Une étrange embarcation était prise dans l'Éternelle Tempête du Détroit, à son bord, une femme criait dans tout les sens pour garder le contrôle. Un homme, sûrement le second du navire, courut alors en direction de l'atypique fille.

_Souquez ferme les gars ! Pas de relâchements, et ferlez moi ces voiles ! On arrivera d'ici peu, alors courage !
_Ma Reine, est-ce bien raisonnable de continuer ? Nous devrions faire demi-tour !
_C'est hors de question ! Nous n'avons pas fait tout ce chemin pour renoncer maintenant !
_Mais... C'est de la folie !
_Non mon brave, la folie serait de laisser notre peuple risquer une fin certaine alors que nous pouvons faire quelque chose !
_Oui certes, mais...
_Seuls les élodiens peuvent nous venir en aides, auriez vous l'audace de réfuter ce fait ?
Le second ne dit plus rien, il était trempé jusqu'au os et n'avait plus la force de tenir tête à sa têtue de reine.
_Non, ma reine...
_Bien... Alors retourne à ton poste !

Tête basse, il retourna vers la cabine. L'étrange reine continuait à s'efforcer de maintenir le cap vers la Nouvelle-Élodiane. Elle n'avait rien à l'esprit, sinon l'espoir de trouver une solution à la crise traversant sa patrie...
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Ven 24 Avr - 19:29

Dans le désert du royaume des Pakétiens, Li Lomim et Nastan marchaient depuis plus de trois jours. La tueuse d’assassin avait prévu de quoi boire pendant la traversée mais Nastan semblait moins bien supporter la chaleur qu’elle.

– Quand est-ce qu’on arrive ? demanda Nastan.
– Bientôt, l’oasis devrait se trouver à quelques kilomètres. Tais-toi maintenant !
– Mais pourquoi m’avoir amené avec vous ? J’ai fait exactement tout ce que vous m’avez demandé pourtant.
– J’ai besoin de toi pour attirer le grand assassin.
– Mais je serai un homme mort si vous ne parvenez pas à le vaincre.
– Et bien je te laisse le choix. Soit on y va et on trouve Cow-Nahr, soit tu pars et je me ferais un malin plaisir à torturer ta dulcinée.
– …

Nastan continua à marcher sans broncher puis après quelques minutes il rumina de nouveau.

– Mais pourquoi passer par le désert des Pakétiens ?
– Parce que Cow-Nahr viens du Nord et se dirige vers la bataille. Si l’on veut l’intercepter, il nous faut passer par le nord-ouest. À l’est, les combats font rages, il ne serait pas bon d’y trainer. Maintenant tu peux de nouveau te taire.

Le jeune homme se ravisa. Après quelques heures de marche, ils arrivèrent à une oasis abandonnée où l’eau coulait toujours à flot. Ils burent de grandes gorgées avant de repartir vers le nord. Mais au même moment, cinq gardes du royaume des Pakétiens, surmontant de gigantesques Scors surgirent.

– Halte vous deux !

Li Lomim se retourna.

– Oui ?
– Il est interdit de boire cette eau. Cette oasis est un sanctuaire de nos dieux. Vous avez profané ce sol de vos propres mains.
– Ah …

Li Lomim repris une gorgée.

– C’est vrai qu’elle est dégoutante cette eau.

Les gardes semblaient en proie à une colère sans pareille.

– Tuez-là !

Les soldats se ruèrent sur Li Lomim. Elle eut vite fait de trancher les deux premiers qui avaient foncé sur elle. Les trois autres s’étaient lancés à la poursuite de Nastan qui courrait comme il le pouvait. La jeune femme se mit à courir si vite que même les Scors ne pouvait la rivaliser. Un fois arrivée au niveau des soldats elle leur trancha la tête. Nastan se rua sur la dépouille d’un des soldats. Il récupéra une épée et s’élança sur Li Lomim qui s’occupait du dernier soldat. Mais la jeune femme n’était pas dupe. Elle découpa le dernier garde en mille morceaux et eut vite fait de trancher le sabre du jeune homme.

– Ne refait plus jamais ça ! Tu m’as bien entendu.
– GLOUPS …

Li Lomim releva Nastan puis ils repartir en se dirigeant vers le Nord. Le jeune homme savait à présent que c’était cause perdue. Il n’avait plus d’autres choix que de la suivre.



***



Sémnimas voyait le spectacle de la ronde de feu prendre une tournure totalement autre.

– Ça, ce n’était pas prévu. Mais Fort-Lawaï ne pourra pas tenir. Les renforts Pakétiens se sont faits intercepté par la démoniaque Ama.
– D’accord mais tu dois avouer que les Élodiens sont tenaces tout de même, rétorqua Djaskémèl.
– En effet. Mais ils ne s’attendent pas à ça.

Sémnimas pris une flèche, il l’embrasa et visa une montagne aux alentour. La précision de son tour était si parfaite que la flèche toucha une immense torche. Aussitôt le signal lancé, un bruit monstrueux se fit entendre dans la vallée. De derrière les montagnes surgit une immense créature. C’était Ragat, le roi des dragons. Sa présence impressionnait tellement qu’on entendait plus le moindre bruit de la bataille. Il fonça en direction de la ville et racla sa gorge. Un rocher bouillant sortit alors de sa bouche et se jeta dur la muraille de Fort-Lawaï. À partir de ce moment-là, une énorme brèche s’était ouverte dans la ville. Ragat rugit si fort qu’on aurait pu l’entendre à des centaines de kilomètre à la ronde. Djaskémèl sourira.

– Dois-je sonner l’Olifant ?
– Donne-t’en à cœur joie.

Le son qu’émettait l’instrument résonna dans les montagnes. C’était le signal pour l’armée Dewins de passer à l’attaque.



***



À Kal-Oèsèl, Kamétil, générale des soldats destroyeurs, préparait la défense de la ville contre l’envahisseur. Un garde vint l’interpeller.

– Général Kamétil. Nous avons détecté des mouvements de navires ennemis au large cette nuit.
– Ce n’est pas bon signe. Pas bon signe du tout.

La jeune femme sonda la ville du haut de sa grande tour.

– Cette ville ne doit en aucun cas être prise par notre ennemi. Si une telle chose devait se produire, il se pourrait bien que les Élodiens gagnent la guerre. Mais nous ne laisserons jamais une telle chose se produire.



***



Pendant ce temps, Mil Djo Mim, le général des mercenaires des mers, préparaient les navires dans le port fortifié de Kal-Oèsèl en prévision de sa proche attaque. Un soldat vint à sa rencontre.

– Mon général, je …
– BEUARGH !

Le général venait de vomir son repas par-dessus bord.

– Vous allez bien mon général ?
– Mais oui, mais oui. Je vais très bien. Je vomis régulièrement, c’est tout à fait normal. J’ai le mal de Terre et le mal de mer quand il fait un temps paisible comme celui-ci. Ahahah !

Le garde semblait quelque peu surpris.

– Êtes-vous bien le chef des mercenaires des mers ?
– Oui ! C’est moi mon p’tit bonhomme ! Ce n’est pas parce que j’ai le mal de mer que je fais un mauvais marin.
– Euh … Oui. Bien sûr. Évidemment. Suis-je bête …
– Que voulez-vous me demander ?
– Et bien, il semble que les navires ennemis ne se dirigent pas tout droit vers Kal-Oèsèl. On dirait qu’ils vont plus au Sud. Comme si …
– MAIS OUI ! La Base des Immo ! Préviens tout de suite Kamétil et fais là venir ici au plus vite. Nous devons prendre des mesures rapidement.
– Bien mon général.

Le soldat s’en alla. Laissant Mil Djo Mim seul sur son navire.

– Mais que mijotent ces Élodiens bon sang de bon soi … BEARGH !



***



Au campement Lawaï, près de Noum-Kélao, Kélèm, le général des guerriers Amofaks, raccompagna le roi Pakéti hors du campement. Mais avant que le roi ne parte Kélèm l’interpella.

– Comme prévu, vous viendrez dans trois jours pour que je vous donne ma réponse.
– J’ose espérer que vous accepterez ce marché. Mais c’est à vous de choisir. Pas à moi. Sur ce, je vous souhaite bon vent.

Le roi s’engouffra dans la forêt et disparut dans les secondes qui suivirent. Kélèm retourna dans la tente de l’Élu, quelque peu déboussolé par ce jeu de rôle à l’importance si majeure. Au même instant, Supercoussinets se téléporta devant lui en compagnie de l’un des mosido djo l’olôim.

– Bonjour Kélèm.
– Déjà de retour Ô Élu ?
– Kifitchi m’attendait à Kinalil. Il est de notre côté maintenant.
– Je vois.
– S’est-il passé des choses importantes pendant mon absence ?
– C’est-à-dire que …



***



Au niveau du champ de bataille du Royaume des Pakétiens, Ama faisait des ravages. Mais les soldats Pakétiens se démenaient et tuaient les amatsuki par centaines. Les Pakétiens étaient beaucoup plus nombreux, mais la reine comptait au moins pour mille hommes tant ses capacité surpassait le commun des mortels. Toutefois, les Pakétiens gagnaient du terrain, petit à petit. Jusqu’au moment ou un amatsuki remarqua quelque chose venant des montagnes.

– Regardez ! Regardez !

L’armée des guerriers Ôms, comportant des centaines d’Ours fonçait droit dans la bataille. Leur chef, Tchoslail criait pour leur donner du courage.

– Aller mes frères ! Buttons ces Pakétiens !



***



À Kimela, capitale du royaume de Mizaël, Kitam, général des cavaliers des bois attendait le retour de la reine Zimi pour lui apporter le soutien demandé par l’Élu. Cela faisait plusieurs jours qu’ils attendaient déjà quand un beau matin, la reine revint, chevauchant son majestueux lion. Kitam s’abaissa.

– Reine Zimi.
– Qui êtes-vous dont ?
– Je suis le général des cavaliers des bois, armée sacrée des territoires Lawaïs. Et nous sommes là pour vous apporter notre aide pour la guerre.
– Je n’en ai nul besoin. Maintenant laissez-moi.
– Êtes-vous sûr que …
– Je vous ai pourtant dit de me laisser non ?

La reine rentra dans le palais et ne se donna même pas la peine de se retourner pour faire face au général Lawaï.

– Que faisons-nous alors mon général, demanda un soldat de l’armée Lawaï.
– Repartons pour le front. Il n’y plus rien à faire ici.
– Bien.

Le soldat s’exécuta mais Kitam semblais surpris par la réaction de la reine. Elle qui était connue pour être si compatissante et accueillante. Et bien il ne savait pas qui lui avait raconté ces sornettes mais il n’en était rien. Bref, là n’était pas la chose importante. Il fallait maintenant partir pour la guerre.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Ven 8 Mai - 19:47

Mamilao marchait dans la plaine balayée par une brise glaciale qui lui gelait la peau. Devant elle, Thénan la regardait, mais ne semblait pas comme à son habitude. Elle s’approcha de lui.

– Thénan. Qu’est-ce qui …
– Tu m’as trahi Mamilao !

Elle se retourna, vit Kélèm, le général Lawaï à qui elle avait promis le mariage.

– Kélèm, ce n’est pas ce que tu crois. Je vais tout expliquer. Je …
– C’est lui qui t’as forcé à l’aimer ? Dit Kélèm en désignant Thénan.
– Kélèm. Je t’en prie ! cria Mamilao au bord des larmes.

Thénan se mit entre les deux Lawaïs.

– Ce Lawaï vous importune chère Lao.
– Non, vous ne comprenez pas !
– Je crois avoir mieux compris que vous ce qu’il me reste à faire.

Thénan s’élança en direction de Kélèm. Mamilao ferma les yeux, entendit des cris de douleurs. C’était insoutenable. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, les corps de ses deux amants gisaient sur le sol, le sang ruisselant sur l’herbe. Au loin, un homme approchait, sa cape verte flottant au vent. Une fois auprès d’elle, Mamilao le reconnu.

– Supercouss …
– Tu ne sais même pas remplir la mission qu’on t’a confié Mamilao. Tu es une traître.
– Mais que …
– Une Traître ! Traître ! Traître !
– Arrête. Je t’en supplie.
– TRAÎTRE ! TRAÎTRE ! TRAÎTRE ! TRAÎTRE !
– AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !

Mamilao se réveilla en sursaut. Thénan avait été surpris par le cri de la jeune fille et se précipita à ses côtés pour la serrer dans ses bras.

– Calme-toi Lao, c’est un cauchemar. Juste un cauchemar. Rien de plus.

Son cœur battait toujours la chamade, elle semblait sous le choc.

– Ça va ?
– Non … Ce n’est rien.

Elle se leva, enfila un peignoir et se dirigea vers la salle de bain. Thénan ne savait que faire.

– Dis-moi si tu as besoin de quelque chose. Sache que je suis là et que tu peux compter sur moi.
– … Merci Thénan. J’ai juste besoin d’être au calme.

La jeune Lawaï se regarda dans le miroir, se refaisant la scène de son rêve dans sa tête. Elle avait peur maintenant. Où qu’elle aille, elle décevrait quelqu’un.

– Père, je t’en prie, murmura-t-elle. Dis-moi quoi faire.

Elle savait bien que cet appel était vain, mais il avait pour utilité de la rassurer et de la réconforter. L’apparition de son cousin dans son cauchemar l’avait fortement affecté. Elle avait bien conscience de ne pas mettre à bien sa mission comme il le fallait, mais elle ne se sentait pas prête de dire quoique ce soit à Thénan. Après quelques minutes, elle réfléchit à ce qu’elle pourrait faire à l’avenir. Accostage était la ville natale de Writon, ce n’était donc pas ici qu’elle pourrait liguer les peuples de Tyrexil contre leur empereur. Il était donc plus envisageable de trouver ce qu’elle cherche à Hoccido, là où Thénan voulait l’emmener. Cette pensée la rassura. Elle ne stressait plus, se sentait plus déterminée qu’auparavant.
Elle sortit de la salle de bain. Thénan était assis sur le lit, en train de s’habiller. Il se tourna vers elle. Elle lui sourit.


– On y va quand à Hoccido ?



***



Mamilao n’avait pas parlé de son cauchemar à Thénan. Lui non plus ne semblait pas vouloir en savoir plus. La voir le sourire aux lèvres lui suffisait amplement.  Après une marche à travers les rues de la ville, tantôt crasseuses tantôt propres, ils arrivèrent à la gare d’Accostage.

– Oh ! Que c’est grand !
– Vous aimez ? Demanda Thénan.

Elle hocha la tête pour acquiescer. Le bâtiment était l’un des plus grands d’Accostage. Certes, la gare n’avait pas le charme des beaux quartiers de la ville, mais elle était tout de même impressionnante. À l’intérieurs, d’immenses rangées de railles faisaient face aux jeunes amoureux. Un train arriva par la gauche. Mamilao fut surprise.

– Mais quelle est cette chose ?
– C’est un train.
– Oh ! Et comment ça fonctionne ?
– Ah ! Ça ! Il faut demander à Octobre.

Mamilao fut étonnée. Ce nom lui disait vaguement quelque chose.

– Octobre ?
– C’est quelqu’un que j’ai l’occasion de voir parfois.
– Ah.

Elle semblait plus distante. Elle se rendait compte qu’elle ne savait pas tout de Thénan, et ça pourrait lui porter préjudice à l’avenir.

– Venez Lao, notre train part d’une minute à l’autre.

Le général Élodien saisit la main de la jeune fille et l’emmena dans les souterrains par des escaliers. Ils ressortirent quelques dizaines de mètre plus loin et se retrouvèrent devant un train. De nombreux passagers embarquaient. Mamilao se dirigea vers eux mais Thénan lui saisit la main.

– Vous ne croyiez tout de même pas que nous allons voyager en sous-classe. Nous avons nos quatre wagons personnels qui nous attendent.

Ils se dirigèrent alors vers l’avant du train et se retrouvèrent devant une porte d’or. Un majordome l’ouvrit pour les laisser passer et elle découvrit un intérieur richement décoré de tableaux et de meubles. De gigantesques canapés s’étendaient devant eux. Le majordome fit signe à Mamilao.

– Veuillez me donner vos bagages pour que puisse vous les ranger.
– Je préfère garder cet objet, dit-elle en désignant son bâton.
– Mais il sera encombrant pour votre voyage. Donnez-le-moi et j’en prendrai soin.
– Jamais !

Le majordome semblait surpris. Thénan s’approcha de l’homme.

– Elle le gardera si elle a envie, maintenant, laissez-nous tranquille !
– Bien monsieur.

L’homme partit dans un autre wagon. Thénan et Mamilao se posèrent dans le canapé, un tasse de thé sur la table basse les attendait. Ils en burent et une fois la tasse terminée, Mamilao se tourna vers Thénan.

– Quel travail fais-tu dans la vie au juste ?


Dernière édition par supercoussinets le Mar 26 Mai - 22:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mar 19 Mai - 9:20

Dans la salle du conseil de guerre, l'ambiance était très sérieuse. Les deux grands hommes qu'étaient le Roi des Pakétiens et l'Empereur des Élodiens étaient ensemble, et ils tentèrent ensemble d'élaborer les meilleures stratégies possibles pour contrer leurs ennemis. C'est à ce moment précis que la porte fut ouverte très violemment, provoquant un sursaut du roi Pakéti qui ne s'attendait vraisemblablement pas à ça. Une furie fonça droit sur l'Empereur suivie de près d'un garde essoufflé...

_Empereur ! Faut qu'j'vous parle !
_-Il soupira de dépit- Chère Athépie, ce n'est pas le moment... Je suis très occupé...
_Mais j'ai des choses à te dire !
_Et bien ça attendra.
_Pourtant je suis sure que vous voudriez que je vous dises ce que je sais ! Par exemple, je sais...

Elle soupira alors quelques mots au creux de l'oreille de l'Empereur. Ce dernier changea radicalement d'expression, et regarda l'Athépie les yeux écarquillés. Cette dernière hocha la tête pour acquiescer. L'Empereur se tourna alors vers son royal invité.

_Désolé votre Altesse, mais j'ai une urgence. Octobre ! Occupez-vous du reste !

Le Général Onze fit un petit signe de tête à l'Empereur. Ce dernier quitta alors précipitamment la pièce en compagnie du Réceptacle et du garde essoufflé, qui ferma la porte derrière eux.
_Comment vous appelez-vous, mon brave ?
_Euh... Goramy Millent, Empereur !
_Bien. Garde Millent, merci d'avoir accompagné l'Athépie, vous pouvez disposer.
_À vos ordres !

Le garde laissa alors l'Empereur et son amie seuls. Ce dernier la saisit alors par les épaules et la fixa aux fonds des yeux... enfin, des paupières.
_Alors maintenant dis moi, c'est vrai ? Tu sais vraiment où se trouve le sceptre ?
_Oh que oui ! Mais il n'y a point que ceci ! Je sais aussi ce que font les autres généraux, oui !
_Bon sang tu es douée... Il y a autre chose que tu sais ?
_Oh que oui ! Il y'a bon nombre de trucs bidules que j'ai vu et qu'il FAUT QUE JE TE RACONTE !
_Alors parle ! Tu as toute mon attention. Et n'oublie aucun détail !


*****


Au large de la Base des Immo, sur le navire amiral de la flotte, le grand Wallport s’appétait à prendre la parole.

_Bien, l'heure est enfin venue ! Je ne vais pas encore vous répéter mon plan, j'espère que vous en êtes conscient ! Donc au boulot, battez-vous bien et n'oubliez pas : ne relâchez jamais votre attention ! Ce peut être rapidement fatal en mer, compris ?!
Des cris guerriers virent accompagner sa déclaration.
_Alors, c'est parti ! -Il dégaina sa hache- POUR L'EMPIRE !!

À ces mots, les navires se mirent à bouger. D'excellente conception, les navires de Port de Guerre sont conçus pour capter au mieux le vent et les courants. Ils sont aussi aisément manœuvrable, que la mer soit plate, ou que la tempête se déchaine.
En l'espace de quelques minutes, tous les navires était en formation : un grand arc de cercle dont les deux extrémités pointaient vers l'île des Immo. Les embarcations légères étaient devant, et plus l'on reculait, plus les navires étaient imposants. Au sommet de l'arc se tenait l'Esprit du Nord, le navire amiral de Wallport, un grand galion blindé. Une fois en position, Wallport commença alors à hurler ses ordres.


_Mortiers ! Mettez-y toute la poudre et la ferraille, et tachez de viser en plein milieu ! Harponneurs ! Sortez les Grandes Ancres et agrippez-les aux murailles ! Avec un peu de chance, on peut faire s'abîmer cette base au fond des eaux ! Tous les autres ! Archers ! Mitrailleurs ! Canonniers ! Je compte sur vous pour vous occuper de ceux qui viendrons nous importuner !

Le feu était lancé, une pluie d'acier commença à s'abattre sur la base... La bataille des Immo venait de commencer.


*****


Dans les sombres souterrains du Palais Impérial, deux silhouettes avançaient doucement. Tenant une torche, l'Empereur ouvrait la marche suivit par l'Athépie, faisant tout son possible pour éviter de laisser traîner ses cheveux sur le sol poisseux.
_AH ! C'est dégouguelasse !
_Quelle idée d'avoir des cheveux aussi long...
_Vous avez dit quelque chose ?
_Non, rien... Bon tu es vraiment sure que c'est ici ?
_Aucun doute ! Je sens cette force, juste ici...
_Mes suppositions sont donc avérées...
_Quelles supposisitions, votre Altxel ?
_Et bien, c'est une longue histoire...
_Mais j'adore les histoires moi !
_Bien bien... Alors dis moi, sais-tu pourquoi j'ai décidé d'établir la Nouvelle-Élodiane ici ?
_Euh... Parce qu'il y a une belle et jolie petite vue ?
_On va commencer par la base... Je vais peut être t'étonner, mais une ville nommée Nouvelle-Élodiane, ça suppose qu'il existe une ville nommée Élodiane tout court, n'est-ce pas ?
_... SÉRIEUX ?!
_Et oui ! Et cette fameuse Élodiane était l'antique capitale du Grand Empire Divin. C'était en quelque sorte le centre du monde... Mais tu t'en doutes, la ville a disparue à la suite de la Colère Divine.
_Ah... Mais il n'en reste rien ?
_Et bien si, il en reste des ruines... Sur lesquelles j'ai bâti cette ville !
_... QUOOOOOI ?

Ils arrivèrent enfin à la fin de l’impressionnant tunnel. Une grande porte en acier fermait l'accès. L'Empereur sortit alors une étrange clé, l'inséra dans la serrure et poussa la porte avec force.
_Bienvenue dans les Ruines d'Élodiane !
L'Athépie n'en revenait pas. D'immense ruines souterraines s'étendait en face d'elle, des milliers de bâtiments, une cité entière...
_Mais... Mais c'est IMMENSE ?! Comment avez-vous fait pour construire une ville dessus ?
_C'est l'oeuvre d'Octobre. Il a réussi à exhumer tout ça avec l'aide d'ouvriers et de machines, en même temps qu'il construisait la Nouvelle-Élodiane au dessus !
_Incroyablissime... Mais, la ville ne peut elle donc pas s'effondrer ?
_Aucun risque, Octobre à tout prévu ! Les deux cités sont en symbiose : les Ruines soutiennent la Ville, et la Ville maintient les Ruines.
_Et bien, c'est impressionnant...
L'Empereur s'arrêta quelques instants, en regardant l'Athépie.
_Je m'étonnerais toujours de l'étendue de tes pouvoirs. Tu n'ouvres même pas les yeux, et pourtant tu vois...
_Bizarre, n'est-ce pas ? -Elle se figea net- Je crois que je sais que je le ressens... Oui ! PAR LA ! HAHAHAHA !

L'Athépie se mit à courir en riant dans les ruines, suivant une direction bien précise. L'Empereur n'eut d'autre choix que de la suivre comme il pouvait...


*****


Les lueurs du soleil de fin de journée enveloppaient le fumant Fort-Lawai. La situation était hors de contrôle pour les élodiens : une brèche dans le mur, les renforts pakétiens massacrés, l'assaut qui allait être mené... Le chaos semblait régner, et pourtant, Lohrgon était d'un calme olympien, faisant face à Ragat. Les deux s'observèrent longuement, se jaugeant mutuellement. Et après de longues et pesantes secondes, le pyran parla finalement.

_Jun do Jer...
Ragat regarda alors Lohrgon avec un puissant regard, mais laissant transparaître se qui semblait être de la compassion.
_Jun do Wer...
Lohrgon sembla surprit... Mais finalement, Ragat s'envola et Lohrgon revint à la réalité. Un capitaine l'approcha alors, complètement affolé.
_Général ! Le mur est tombé, et nous sommes encerclés ! C'est la fin !
Il réfléchit un bref instant.
_Bien, il y a eu assez de morts pour aujourd'hui... Sonnez la retraite !
Un grand bruit de cloche se fit entendre. Tout les soldats élodiens se stoppèrent net, puis prirent sans tarder la direction ouest. Lohrgon planta ses cestes dans le mur puis se laissa glisser jusque dans la cour centrale, là où étaient entreposées les fameuses machines de guerre. Quelques soldats se groupèrent alors autour de lui.
_Vous avez bien combattu aujourd'hui.... Allez fuyez, et tâchez de vous en sortir vivant, on aura besoin de vous pour la suite des combats !
_Merci général !... Mais un cerbère bloque la sortie...
_Ne vous en faîtes pas, je m'en charge... Le piège est t-il prêt ?
_Oui ! Il ne vont pas le voir venir...
_Parfait... Allez, RETRAITE !

Tous les soldats encore vivant partirent pour la sortie, tandis que la forteresse était investie par les soldats de l'Alliance. Lohrgon monta au sommet des murailles, et vit le fameux cerbère, et l'étrange femme sur son dos. Il fixa alors la bête, qui l'aperçu également. Elle montra les crocs, et se mit en position pour bondir. Lohrgon rétracta les griffes des ses cestes, pour avoir une plus grande puissance d'impact. Il se cambra, pour se préparer à sauter sur la créature...

_Écoute moi bien toi, en bas ! Je suis Lohrgon, le grand khan des pyrans ! Et crois moi je ne vais pas te faire de cadeau !
Sur le dos du cerbère, la reine Ama possédée fit un grand sourire.
_Ça va être marrant !

Lohrgon plongea dans le vide, et le cerbère bondit en sa direction. Pendant ce temps, la porte s'ouvrit et les soldats s'empressèrent d'évacuer le fort et de descendre à toute vitesse l'étroit passage dans les montagnes, tout en évitant soigneusement de trébucher sur les restes des soldats pakétiens. Dans le fort, les armées investirent alors la place centrale. Les soldats de l'Alliance, curieux, s'approchèrent des machines de guerre abandonnées.

_Hum... Et bien voilà qui pourra nous être utile !
Mais alors qu'ils s’approchèrent au plus près des machines, un bruit sourd se fit entendre sous le sol, qui se mit à trembler.
_Mais, qu'est-ce que...
En un éclair, le sol dégagea une puissante gerbe explosive qui engloutit dans ses flammes les pauvres soldats à l'entour et les machines de guerres. Quand la fumée se dissipa, il ne restait rien des machines ou des soldats à part des cendres dans un cratère. Le piège avait fonctionné.


*****


Après plusieurs dizaines de minutes de marches dans les ruines, l'Athépie s'arrêta net devant un bâtiment. L'Empereur, toujours en train de courir, ne la remarqua pas et lui rentra dedans. Les deux dégringolèrent alors au sol.

_AIIIIE !
_Hé ! Pourquoi tu t'es arrêté aussi brusquement ?
_Oh pardon, Sa seigneurie !
_Par la Déesse... Bon, donne moi la main...
Il aida alors l'Athépie à se redresser en douceur. Cette dernière lui sourit alors tendrement.
_Bon, pourquoi tu t'es arrêtée là ?
_C'est ici... Je le sens...

Il regarda alors en tentant d'éclairer comme il le pouvait. C'était un immense bâtiment, avec de grandes colonnes soutenant l'entrée, surplombée d'un splendide fronton ornée d'un symbole familier à l'Empereur. Il estima être face à un ancien palais divin, et semblait d'autant plus inquiet...

_Je sais pas dans quoi on s'embarque... -Il regarda l'Athépie avec pitié- Tu sais, je peux continuer seul à partir de maintenant...
_Ah ? Mais pourquoi ? Je te gêne, c'est ça ? HEIN ?! C'EST ÇA ?! DIS-LE !
_Mais non ! C'est juste que ça risque d'être dangereux...
_Oh mais ça va ! Pas besoin d'être aussi autant protectionniste avec moi ! T'es pas mon père !
Il s'arrêta un instant et la regarda toujours avec autant d'empathie.
_Certes... Bon, ben si c'est vraiment ce que tu veux, on y va.
_Ouééééé !

Ils s'engouffrèrent alors dans l'immense bâtiment, sans savoir ce qui pourrait bien les y attendre...


*****


Loin des affres de la guerre, dans un wagon très luxueux prêt à partir de la gare d'Accostage...

_Mon travail ? Et bien, c'est une longue histoire... Vous avez vraiment envie que je vous raconte ?
_Oui, bien sur ! Je veux en savoir plus sur toi !
_Bon d'accord, mais vous devrez m'en dire plus sur vous après, d'accord ?
Elle prit un petit instant pour formuler sa réponse
_Oui, bien sur...
_Génial !

Le train se mit alors en marche, ce qui surprit alors la jeune fille. Thénan afficha un sourire tendre.
_Ne vous en faîtes pas, ça fait toujours un peu bizarre la première fois.
_Héhé, très bien...
_Bon alors, nous parlons de moi, n'est-ce pas ? Je suis issu d'une longue lignée d'explorateurs renommé. Mon père à fait beaucoup de découvertes à l'Ouest. Moi, c'était les arts qui me passionnaient, mais il ne voulais rien entendre, et c'est pour ça qu'il m'a forcé à changer de vocation
_Alors, on t'a forcé à devenir quelque chose que tu ne voulais pas ?
_À la base oui, mais j'ai très vite été convaincu par la carrière militaire. Quand j'étais gamin, vers mes 12 ans si je me souviens bien, la Guerre de l'Unification a éclaté.
_La Guerre de l'Unification ?
_Oui, c'est l’événement fondateur de l'Empire. Le seigneur des majorans voulait unir le continent, mais certaines provinces se sont opposées, dont la mienne, et ce fut la guerre. Quand j'ai vu ce que certains majorans ont été capables de faire aux miens, j'ai développé un forte haine envers eux. Je n'avais qu'une envie : devenir un grand combattant, et étriper de mes mains ce seigneur...
_Et bien, ça n'a pas du être facile.
_Non, vous l'avez dis... Enfin, avec ma colère comme carburant, j'ai très vite monté en grade. J'ai mené mes premières batailles à 16 ans, et 3 ans plus tard, j'étais devenu le commandant de la Coalition du Sud, et donc le principal opposant des majorans. Mais ça ne dura pas, peu de temps après, les majorans se liguèrent avec les ferriens et nous ne pûmes rien faire face à ces étranges armes...
_Alors, vous avez perdu ?
_Et oui... Déconfit, je pensais qu'en rentrant au pays, je serais renié... Mais c'est l'inverse qui s'est produit, j'ai été accueilli en héros. Tout le monde m'applaudissait, même mon vieux père, j'étais très surpris. Dans la foulée, j'en ai profité pour faire fructifier ma popularité en me lançant dans la politique, et c'est comme ça que je suis devenu l'un des consuls de Tyrexil.
_Alors, tu es... ?
_Disons que je suis l'un des dirigeants d'Hoccido, un ancien militaire et un très bon négociant...
_Et bien, j'étais loin de m'imaginer tout ça... Tu es vraiment incroyable !
_Merci, vous êtes si gentille...
_Héhé ! Mais de rien...

Elle sourit, puis s'approcha de Thénan pour l'embrasser tendrement. Elle observa ensuite le paysage défiler sous ses yeux par la grande vitre. Elle semblait impressionnée par la vitesse du train, et par ces lieux si différents de sa patrie natale...

_Bon, et vous ?
_Quoi moi ?
_C'est à votre tour ! Dites moi tout sur vous...


*****


Dans les ruines du palais, l'Empereur et l'Athépie avançaient prudemment, se méfiant des nombreux trous et éboulements sur le chemin. L'Athépie étant, comme toujours, improbablement enjouée

_Bon, tout se passe bien !
_Pour le moment...
_Oh, ne sois pas aussi rabat-bonheur !
_Désolé d'être prudent... Bon alors, tu le sens toujours ?
_Oui, et de plus en plus fort ! Il est droit devant !
_Bien... Tiens ?

Le passage, qui était pourtant truffé de nids-de-poules et de rochers était pleinement dégagé sur plusieurs mètres. Au fond de cet espace, un petite esplanade en escalier menait à une grande porte. L'Athépie était toute contente.

_Ah, cette partie a été épargnée !
_Oui, c'est étrange...
_Et j'ai l'intuition que c'est juste derrière cette portouverture dans le mur ! On y go !

Elle se précipita droit vers la porte. Mais alors qu'elle était en plein milieu de la petite place dégagée, l'Empereur vit quelque chose se produire...

_Non ! Reviens vite !

Alors qu'elle se retournait juste, le sol se déroba sous ses pieds, comme dans toute la salle.

_NON ! APHOERIE !

L'Empereur se jeta alors de toutes ses forces vers l'Athépie qui commençait à tomber dans le vide.

_AU SECOURS ! AXEEEEEEL !
_...

Au dernier moment, il réussit alors à attraper la main de l'Athépie. Cette dernière, complètement tétanisée, ne bougeait plus. Avec toute sa force, l'Empereur la remonta du trou. Il l'assit alors sur le sol. Elle avait la respiration fortement saccadée, et des larmes s'étaient formées à la commissure de ses paupières.

_Calme-toi, tout va bien... C'est fini...

L'Empereur la prit dans ses bras. Après plusieurs secondes, elle l'enlaça à son tour. Finalement, après quelques instants, il se redressa pour voir l'état du lieu.

_Et bien, ce n'est pas passé loin... On eu de la chance...
_Axel...
_Oui ?

Il lança son regard vers elle et fut très surprit : Elle avait les yeux grands ouverts, et le regardait avec compassion et tendresse. Il passa alors sa main sur sa joue pour essuyer ses larmes

_Aphoerie... C'est si rare de voir tes si beaux yeux d'albâtre...
_Merci... Merci de m'avoir encore une fois sauvée...
_De rien, tu sais bien que je suis toujours là pour toi...
_Héhé... Axel...

Elle était comme métamorphosée. Elle vivait l'un de ses rares moments de lucidité comme l'Empereur les appelait. Elle ne semblait plus folle, plus insensible... C'était là la véritable personnalité d'Aphoerie...

_Désolé d'avoir foncé tête baissée comme ça, je...
_Ce n'est pas de ta faute...
_Si tu le dis... J'essaye de combattre cette folie mais, elle est si forte...
_Tu y arrivera, je le sais...
_Merci de croire en moi...

Ils regardèrent ensemble le trou béant devant eux.

_Un peu plus, et tu tombais dans ce piège... Enfin, il va falloir trouver un autre chemin maintenant.

Aphoerie regarda alors aux alentours.

_Regarde, les côtés de la pièce semblent avoir tenu, on doit pouvoir passer par là.
_En effet, mais il va falloir être prudent... Donne moi la main.
_D'accord.

Ils s'approchèrent des bords de la pièce qu'ils longèrent avec beaucoup de prudence, et finalement aboutirent en face de la porte.

_Alors c'est ici ?
_C'est là que je le ressentais en tout cas...
_Bien... On y va ?
_D'accord Axel...

Ils s'engouffrèrent alors dans la porte, qui menait à un escalier semblant descendre dans les entrailles de la terre...


*****


Un bateau atypique naviguait par la Passe des Anciens. La coque était abîmée par endroit, la traversée du détroit avait été visiblement agité pour cette embarcation. L'étrange reine semblait épuisée, elle était assise sur le bastingage à la proue du navire, ses pieds caressants la surface du vaste océan. Son regard était fixé sur l'île en face d'elle. Le second s'approcha alors d'elle.

_Ma reine, regar...
_Je ne suis pas aveugle, Lyrobule.
_... Que devons nous faire ?
_Contournons cette flotte, ce ne sont pas nos affaires...
_Bien, ma reine.

Le navire vira alors à bâbord. La reine observa avec attention la flotte et l'île qui se faisait attaquer. Lyrobule prit alors la parole.

_Les élodiens ont l'air bien occupé ici.
_En effet... J'espère qu'ils pourront quand même nous aider.
_Je l'espère aussi, ma reine...
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supercoussinets
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Lun 25 Mai - 0:20

À Fort-Lawaï, la panique envahissait les soldats de l’alliance. L’explosion avait tué de nombreux hommes, ainsi que des maisons, des vivres et tout un tas d’armement dont Lawaïs, Dewins et Amatsukis se serraient servis lors d’une autre bataille. Sur les murailles du Fort, Lohrgon avait évité de justesse la charge de Cerbère. Il se mit à rire si fort, qu’on aurait pu l’entendre à des rues de cet endroit.

– HAHAHA ! Vous ne vous attendiez pas à ça ! Pas vrai !

Suite à cette provoquation, Amateratsu, dont l’esprit raisonné était revenu, descendit de Cerbère et se dirigea vers le général Élodien, le visage glacé et ruisselant de sang. De sang des soldats pakétiens bien évidemment.

– Ne te crois pas invincible Reine du Nord ! Viens te battre pour voir !

Subitement, elle bougea, si rapidement que Lohrgon n’eut pas le temps de la voir arriver. Son corps tout entier était maintenant au-dessus du colosse. Elle brandit son point et frappa si fort que la muraille céder sous le choc. Une muraille de cinquante mètres pourtant.

– Imbécile, marmonna-t-elle.



***



Mamilao tourna la tête, mais Thénan continuait de la fixer. Il attendait une réponse, et elle devait le lui donner. Mais il était encore trop tôt.

– Je n’ai pas un passé aussi impressionnant que le vôtre vous savez.
– Je n’en doute pas un instant Lao, mais dîtes moi tout.

Elle respira un bon coup.

– Et bien, à vrai dire, je n’ai jamais vu Tyrexil de ma vie.
– Ça, je l’avais deviné, dit Thénan d’un ton moqueur.
– Je suis si maladroite que ça ?
– Ne vous inquiétez pas, vous être parfaite comme vous êtes. Continuez.
– Bien. J’ai toujours vécu près de la forêt. Nous bougions beaucoup avec mon père, mais la nature nous rattrapait toujours. Ma mère est morte lorsque j’étais encore toute petite. Puis ce fut mon oncle quelques années après. J’ai donc vécu avec mes cousins.
– Combien étaient-ils ?
– Deux.
– J’aimerai bien les rencontrer un jour.

Elle sourit bêtement, elle ne savait pas pourquoi.

– Ça risque d’être un peu compliqué. Ils vivent sur Wanderstar vous savez. À vrai dire, je ne sais pas exactement ce qu’ils font en ce moment. Enfin, quoique je dise, ils œuvrent chacun de leur côtés pour rendre le monde meilleur à leur façon. Tout comme moi.
– Voilà qui est fort intéressant. Vous voyez comme votre passé est impressionnant.
– … Merci.
– Et quel métier faisiez-vous à Wanderstar.
– Et bien, j’ai servi dans une armée autrefois, mais je l’ai quitté pour des raisons personnelles, juste avant de me retrouver ici.
– D’où vient votre dragon alors ?
– C’est un ami de longue date. Je lui ai sauvé la vie et depuis, on ne se quitte plus. Enfin, on ne se quittait plus …
– Ne vous inquiétez-pas. Vous le reverrez bientôt.

Il marqua une pause, lui saisit la main et la blottit contre lui.

– Il y a quelque chose qui me trotte dans la tête depuis que vous êtes arrivé ici, songea Thénan.
– Oui ?
– Et bien, quelle est la raison de votre venue.
– …
– Je vais peut-être être plus clair comme ça.

Il approcha sa bouche de son oreille.

– Êtes-vous pour ou contre cette guerre et l’empereur qui la dirige ?



***



Sémnimas et Djaskémèl remobilisaient les troupes à Fort-Lawaï pour éviter le désordre et la cacophonie dans la ville. Tchoslail, le général des guerriers Ôms vint les rejoindre pour les aider. C’est alors qu’un soldat leur apporta des informations.

– Plus de cent hommes seraient-morts dans l’explosion mes généraux.
– Combien des nôtres ? demanda Sémnimas.
– À peine une vingtaine mes généraux. La plupart des morts seraient des soldats Dewins.
– Cela ne va pas plaire à la reine Lindir, rétorqua Djaskémèl.
– Toutefois nous avons réussi à emprisonner la plupart des soldats Élodiens qui fuyaient vers l’Est.
– Bien. Vous pouvez disposer, répondit Tchoslail.

Le soldat s’en alla tandis qu’une ombre apparaissait au loin. Ama marchait lentement, trainant un corps en sang, son chien Cerbère la suivant à la trace. Lorsqu’elle arriva auprès des généraux, elle lança le cadavre à leur pied.

– Je l’ai salement amoché mais il est encore vivant.
– C’est Lohrgon ? Demanda Tchoslail.
– Ou du moins, ce qu’il en reste, rétorqua Sémnimas.

Ama s’en alla retrouver les siens. Le corps du général Élodien ruisselait de sang à un tel point que l’on ne reconnaissait même plus son visage.

– Voilà ce qui arrive lorsqu’on s’attaque à une femme de plus de huit-mille ans d'expérience de combat, dit Djaskémèl.
– Et bien, dans ces moments, je me dis qu’on est du bon côté, répondit Tchoslail.
– Trèves de bavardages vous deux, rompit Sémnimas. Je me charge de l’emmener à Foumlomès. Mid se chargera de le garder prisonnier. Pendant ce temps, il faut que quelqu’un aille à la base militaire près de Noum-Kélao pour prévenir l’Élu.
– Je m’en charge, répondit Tchoslail.
– Bien. Toi, Djaskémèl, reste ici pour aider les Dewins et les Amatsuki à diriger le Fort.

Ils se firent tous un signe de tête et partir préparer leur mission respective.



***



À la base des Immo, les soldats s’activaient. Ils devaient défendre les murailles de l’île coûte que coûte. L’endroit était stratégique pour les Élodiens. Ils ne l’avaient pas attaqué par hasard. Bien au contraire. Un commandant vint auprès d’un soldat Amilomaël et lui brandit un message.

– Va à Kal-Oèsel et donne ce message aux généraux Lawaïs. Aller ! Vite !

Le soldat s’exécuta, alors que les canons fusaient dans tous les sens.



***



Dans les montagnes, au Nord-Est du royaume des Pakétiens, Cow-Nahr et son apprenti se dirigeaient toujours vers le Sud, à travers les montagnes. Leurs chevaux tenaient bien le rythme soutenu imposé par le grand assassin. En milieu de journée, ils se posèrent près d’un lac pour se rassasier. L’eau n’était pas rare dans la région, bien au contraire. Les lacs et rivières coulaient à flots, laissant place à une végétation pluviale, chargeant l’air d’humidité qui fatiguait plus encore les deux hommes. Cow sourit en observant l’endroit et ses alentours.

– C’est parfait.
– De quoi ? Demanda Kélan.
– C’est l’endroit idéal pour ton premier vrai entraînement.
– Vous voulez dire … Maintenant ?
– Je croyais que c’était ce que tu voulais.
– Oui. C’est ce que je veux.
– Bien. Déshabille-toi. On va se baigner.

Les deux hommes enlevèrent leurs vêtements et plongèrent dans l’eau fraîche du lac. Le grand assassin ne semblait pas avoir froid. Aucun frisson ne l’avait parcouru et plus impressionnant encore, il n’avait même pas la chair de poule. Kélan, quant à lui, semblait surpris par le choc thermique. Cow le rejoignit.

– Tu as froid ?
– Non. Maître.
– Oh que si tu as froid. C’est un point faible que tu dois maîtriser. Lorsque l’on est maître de son corps, l’étendu de possibilité avenir devient plus grande. Si tu as froid maintenant alors que nous sommes en été, qu’est-ce que ce sera en hiver.
– … Le climat des Territoires Lawaïs est bien différent.
– L’adaptation est quelque chose de primordial, crois-moi. Maintenant, faisons de l’apnée.
– Oui. Maître.

Les deux hommes plongèrent. Kélan sentit alors ses sens se réveiller peu à peu. Sous l’eau, les pensées se bousculaient dans son esprit. Comme si l’apnée ouvrait un nouveau monde. Un monde de tous les possibles. Avant la première minute, Kélan remonta à la surface. Il était essoufflé. Cow était toujours sous l’eau, il ne remonta qu’après six minutes d’apnée. L’assassin n’était même pas à bout de souffle.

– Comment vous faîtes ? Demanda Kélan.
– Soit patient, jeune apprenti. Il faut que tu apprennes à apprivoiser l’eau comme ta seconde terre, que tu deviennes aussi à l’aise que sur le sol de cette forêt. Et là, tu pourras effleurer une infime partie de la liberté.

Kélan écoutait son maître avec attention. Il avait rêvé de ça toute sa vie. Suivre l’enseignement du plus grand assassin qui ait jamais existé était pour lui, le plus beau des cadeaux qu’on lui ait offert. Il avait encore tant de choses à découvrir aux côté de Cow-Nahr. Il lui fit signe.

– Vient, on replonge.



***



À Kal-Oèsèl, un soldat amilomaël apparu aux côtés de Kamétil, générale des soldats destroyeurs.

– Générale !
– Mais qu’est-ce que vous faîtes ici soldat. Qu’est-ce qui vous …
– La Base des Immo se fait attaquer par la grande flotte Élodienne.
– QUOI ?!

Elle se mit à courir dans les rues de la ville en direction du port intérieur.

– C’est un cauchemar, marmonna-t-elle. J’aurais dû le prévoir bon sang !



***



Après une journée éprouvante d’entrainement aquatique avec Cow-Nahr, Kélan était lessivé. Il se jeta par terre tant la fatigue prenais le dessus sur tout. L’assassin avait réussi à pêcher quelques poissons dans le lacs. De quoi bien manger avec la nuit qui tombait. Une fois rassasiés, Kélan s’assoupit tandis que Cow prit son tour de garde. Quelques heures plus tard, ce fut au tour du Lawaï qui se mit à guetter le moindre bruit aux alentours. Il vérifia que l’assassin s’était bien endormi avant de sortir le journal de l’antimagicien de sa poche. Il lut la première page :

« Vous vous êtes toujours demandé comment défier la magie qui vous empêche de vivre libre dans ce monde cruel d’inégalité. Maintenant que ce livre vous appartient, vous êtes en pouvoir de changer la donne. Personne d’autre que vous ne pourra lire, voir, ni même sentir ce journal. Vous en êtes l’unique propriétaire jusqu’à votre mort et tout ce que vous apprendrez en lisant ces pages ne pourra être appris par quelqu’un ne les ayant pas lu. Maintenant, je n’ai plus qu’à vous souhaiter bonne lecture. »

Kélan semblait perplexe, mais sa curiosité l’emporta. Il se lança alors dans la lecture de ce mystérieux journal.




***



Kamétil courrait toujours comme une dératée. Le port était tout près maintenant. Une fois arrivée, elle monta sur l’un des bateaux et cria.

– MIL DJO MIM !

La générale avait hurlé si fort que tous les marins des environs s’étaient retournés sur elle. Kamétil en saisit un par le col.

– Où est-il ?

Le soldat semblait terrifié. Après tout, Kamétil était la femme lawaï à la force de poigne la plus puissante que l’on connaisse.

– Là-bas, dis le matelot tremblotant en indiquant la cale.
– Merci, répondit Kamétil en lâchant brusquement le marin.

Elle défonça la porte à coup de pied, fouilla les pièces et découvrit le général des mercenaires des mers vomissant dans les toilettes.

– MIL DJO MIM !

Il se retourna.

– Ah ! Ce n’est que toi.
– Il faut qu’on discute. C’est urgent.
– Désolé mais je crois que je ne me sens pas bien.
– Tu peux répéter, avertit Kamétil.
– Et bien j’ai mal au ventre, vois-tu, et je …

Le général sentit son corps se soulever. Kamétil l’avait saisi pour l’emmener sur le pont. Quand ils sortirent dehors, elle jeta l’homme à la mer.

– Est-ce que tu es assez réveillé maintenant ?

L’homme remonta à la surface.

– Qu’est-ce que tu as bon sang de bon soit ?
– La base des Immo se fait attaquer et tu dois aller les aider.
– QUOI ?
– Fais ce que je te dis !



***



Li Lomim était toujours en compagnie de Nastan. Ils avaient bifurqués vers l’Est. Ils devaient être assez loin des batailles maintenant. Dans les montagnes pakétiennes, ils débouchèrent sur un lac et découvrirent un reste de braise.

– Des hommes sont passés par ici, constata Li Lomim.

Elle sonda les environs et découvrit un bout de tissu noir auprès d’un arbre. Elle l’observa.

– C’est un tissu des ninjas de la pénombre. Cow-Nahr est passé par-là avec Kélan. J’en suis sûre maintenant.
– Qui est Kélan ? Demanda Nastan.
– Toi, je t’ai pas sonné.

Elle prit quelques secondes pour réfléchir et lança.

– Partons vers le Sud, c’est surement dans cette direction qu’ils sont allés. Il se pourrait bien que notre voyage prenne bientôt fin mon cher Nastan, dit-elle d’un sourire narquois.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mer 27 Mai - 12:30

La reine Ama réfléchissait sur un moyen de se débarrasser des corps ennemis. Ils étaient nombreux et les garder en état était une très mauvaise idée. Les enterrer serait trop long et quelqu’un aurait pu les déterrer. Les brûler risquait d'endommager l'atmosphère et se changer en feu de forêt. La dernière solution ne l'enchantai guère plus mais c'était aussi la plus efficace. Elle soupira.

-Bon tout d'abord récupérer tous les corps ennemi et les poser en tas ici. -Les corps ennemis se mirent à voler et atterrirent pile à l'endroit désigné par la reine-, puis récupérer tout le sang verser lors de la bataille. -Le sang qui était imprégné dans la terre, sur le vêtement etc. se réunit en une immense sphère qui flottait au-dessus du sol. Quelques filets de sang continuaient de venir jusqu'à la sphère.- A oui il faut soigner les blessés, sinon, ils vont se vider de leur sang.

La reine Ama demanda de réunir les blessés au même endroit.

-Les blessures les plus graves, telles que les mutilations, ici.
Les moins graves, telles que les plaies ouvertes avec perte abondante de sang ici, et les superficielles telles que les petites entailles ici.

Tous les blessés furent mis dans les différentes parties de la plaine. Puis une onde se propagea depuis la reine Ama vers tous les blessés.

-Bon commençons, Elana tu t’occuperas des blessures superficielles.

La reine se dirigea vers la partie de la blessure grave.

-Ren, il me faut une table d'opération.

-Reçu 5/5.

La voix semblait provenir de son cou, mais en regardant de plus près on pouvait voir un minuscule rectangle bleu. Ce dernier tomba à terre. Puis il émit une intense lumière. Et ce qui se trouva à cet endroit était une table d'opération ainsi qu'une palette d’outils chirurgicaux.

-Ren anesthésie générale.

-bien Amat... Ama

Un masque recouvrit la bouche et le nez du patient.

-Sa jambe est amputée, il va falloir reconstruire ses os, puis ses ligaments, suivi par les muscles, les nerfs, les vaisseaux sanguins puis la peau. Commençons par prélever un échantillon de chaque sur l'autre jambe. C’est parti !

30 minutes plus tard, l'homme avait ses deux jambes parfaitement fonctionnelles.

-Bon qui est le suivant?

*****

Après 24 heures non-stop de soin intensif. La reine ama était lessivée.

-Elana je vais me coucher.

-Majesté pourquoi ne pas avoir utilisé la magie?

-Elana ce genre de blessure ne peut être guéri par la magie. Avec la magie nous stimulons et accélérons les mécanismes de soin naturel du corps mais dans le cas d’une amputation il n'y a aucun mécanisme naturel de guérison. De ce fait il faut utiliser la médecine traditionnelle.

-Ce que vous avez fait n'est en rien traditionnelle majesté, je n'ai jamais vu quelqu'un soigner comme vous l'avez fait sur ce continent.

-C'est parce que ce savoir vient d'un autre continent plus avancé technologiquement et scientifiquement. Mais cela ne les empêche pas de se faire la guerre et s’entretuer.
Leurs connaissances technologiques et scientifiques additionnées à mes propres recherches, ont donné ce que tu viens de voir.
Tous les blessés sont maintenant soignés. Je ferai le repas de cerbère demain pour l’instant j’ai besoin de repos.

Elle se dirigea vers le campement amatsuki, elle entendit des voix non loin.

-Général Yukiteru comment vont vos blessures ?

-Parce que mon passé est tragique

-Mon général ceci n’est pas une réponse. Je souhaite connaitre votre état de santé. Pourquoi répondre ainsi ?

-Parce que…

-Ton passé est tragique n’est-ce pas, Yukiteru ? -La reine se mit à rire.- Tu as toujours cette manie ? Laissez tomber soldat vous n’aurez jamais de réponses à votre question. Même moi je n’ai pas su le faire parler quand il ne voulait pas. Il a failli y rester à dernière fois que j’ai tenté de le forcer à parler.

Le soldat se retira

-Yuki, j’aimerai vérifier que tu n’es pas blessé, je peux ?

-Parce que mon passé est tragique.

Malgré sa réponse, le générale détourna les yeux, signe qu’il était gêné mais qu’il acceptait. La reine rit.

-Merci.-Elle ferma les yeux et constata sur son état physique. Lorsqu'elle les rouvrit, elle sourit- pas la moindre égratignure, impressionnant.

-Majesté le voyage a dû être éprouvant, peut être devriez-vous vous reposer.

-Tu as raison Yukiteru. Sur ce je me retire.

*******

Quelques heures plus tard la reine fut réveillée par le contact froid de l’eau sur son visage. Lorsqu’elle ouvrit les yeux elle vit le visage de Yukiteru.

-Bon sang Yuki a quoi rime ton acte.

-Il a le feu ! Au bon sang c’est vous qui prenez feu ! vite de l’eau !

Pendant que le général paniquait, la reine jeta un œil dans le bouclier posé non loin et vit son reflet. Une fumée bleu s’échappait de sa tête.

-Calme-toi Yuki. Je ne prends pas feu !

-Vite, vite de l’eau ! Non le temps que tu fasses l’aller-retour il sera trop tard.

Voyant que le général ne l’écoutait pas elle décida d’utiliser son nom d’origine.

-Il suffit Méphistophélès ! Je ne prends pas feu !

-Mais majesté cette fumée…

-C'est juste un enchantement. Quelqu’un m’a envoyé un message.

La reine sorti trois pierre et les disposa au sol. Elle grava les runes et se concentra. Lorsqu’elle ouvrit les yeux le message finissait  de se tracer.

« Bonjour Ama,
Je souhaiterais que tu acceptes d’être mon témoin pour mon mariage qui aura lieu dans trois jours.
Nihal »

-Elle n’est pas croyable. Je suis en guerre moi ! Enfin bref passons. Il faut que lui envoi ma réponse.

Ceci fait, la reine Ama retourna au corps déposés et a la sphère de sang.

-Bon il va nous falloir de la verdure car ce n’est pas du tout équilibré tous ça.

Apres avoir récupéré tout ce dont elle avait besoin. La reine commença à cuisiner son macabre festin. Nous passerons sous silence les recettes et méthodes utilisées pour ne pas choquer les âmes sensibles.
Elle repartit donc les différents plats dans trois immenses gamelles et le reste de sang distillé dans de l’eau dans trois autres gamelles.
Puis elle siffla et Cerbere apparu. Il se jeta sur ce repas, sous les yeux dégoutés des personnes assistant à la scène.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Ven 26 Juin - 23:27

La reine Ama scrutait l'horizon.

-Il est en retard...

-Majesté mais qui attendez-vous ?

-Tu le sauras s’il arrive avant ce soir.

-Mais comment nous trouvera-t-il si on bouge ?

-Il te l'expliquera lui-même. Et Elana un autre petit détail son physique risque de te surprendre alors prépare toi.

La reine décida de repérer ou se trouvait Kélan, le délai se terminais aujourd'hui.
Lorsqu’elle connut sa position elle reprit son chemin sur le dos de Cerbere. Se demandant ce qui pouvait le retarder.


*******


A des milliers de kilomètre de la dans la ville de l'écho, proche de la capitale, la princesse Clara tentait de remettre ces idées et ses émotions en place.
En effet quelque heure plus tôt elle avait fait une rencontre qui l'a chamboula et encore maintenant


*******

Quelque heure plus tôt dans les montagnes mizaelienne, Clara marchait sur le flan de la montagne. Lorsque qu'elle fut surprise par un glissement de terrain. Elle chuta inexorablement vers le fond d'une crevasse. Elle ferma les yeux attendant l'impact de l'arriver. Cependant elle ne ressenti ni la douleur causer par la chute ni le froid de la roche, mais de la chaleur autour de sa taille et dans sa nuque un souffle chaud. Un souffle chaud ? Elle ouvrit les yeux et vit le vide sous elle. Elle releva la tête vers la personne qui l’avait sauvé. Son sang se glaça et on pouvait lire une expression de terreur sur son visage. Non impossible. Ça ne peut pas être lui. Il "dort" depuis mile ans.

-Tout va bien ma petite Clara ? Tu sembles bien pâle?

La voix du jeune homme eu l'effet d'une décharge électrique.

-Hope ?

-Qui veux-tu que ce soit d'autre ? Se peut-il qu'un caillou ai échappé a ma protection et t'ai assommé ?

-Mais non idiot! C’est juste que sa fait mile ans que tu pionce. Du coup te voir éveiller sa fait un choc. Surtout que il n'y a qu'une seule façon de te tire de ton sommeil.
Et le sais-tu ? Si tu est réveillé c'est que sa sens le roussit pour toute les personnes qui l'entoure mais je pense surtout pour moi.

-Aurais-tu encore fait une bêtise suffisante pour la faire switcher ?

-C'est possible. Au fait depuis combien de temps tu es réveillé ?

-Cela dois faire 3-4 jours...

-Et tu es encore la!

-Relaxe. Si elle ne s'était pas calmé toute seule je l'aurais déjà rejointe.

-Hum je vois. Mais si sa t'ennuis pas trop j'aimerais beaucoup continuer cette discution sur un sol plat parce que bon cette situation est un peu...

La situation en question est que Clara est entièrement dans le vide et Hope la tiens avec son bras gauche. Il se sert seulement de son bras droit pour supporter leur deux poids.

-Ah. Oui tu as raison. Attend 10 secondes.

Il appuya son pied droit contre la façade et se propulsa. Clara ferma les yeux. Puis entendit un rire.

-Il faut se réveiller, belle au bois dormant.

-C'est pas plus toi, la belle que bois dormant ! Et puis pose-moi à terre !

-Non on rentrera plus vite si je te porte.

-Mais tu es sensé...

-Rejoindre ma maîtresse. Oui je sais. Je le ferais une fois t'avoir ramené au bercail.

Il recita alors:Kūkan to jikan o koete, watashi wa Erumesu kare o toru

*******

Une demi-journée plus tard sur le territoire lawai.
Un ombre approcha le campement de la reine et d’Elana. La reine sourit.


-Tu es en retard.

-Toute mes excuses maîtresse. J’ai rencontré un petit être qui était apeuré par ma présence.


Un petit être? Clara ? pendant le reflection de la reine. Il sortit de l'ombre, Elana étouffa un cri.

-Tsukuyumi ?!

Revenu a la realite par la voix de sa fille la reine repondit

-Non Elana, je te présente Hope un humanoïde qui viens des temps oublier. Il est aussi, si ce n'est plus vieux que les vestiges.
Hope je te présente ma fille la plus jeune, Elana.

-Puisqu'elle ignore mon existence elle a moins de mille ans.

-Effectivement. - la reine sourit- Hope, je compte me rendre sur un continent loin à l’est, je te demande d’enquête sur le pays mizaëlien pour moi s’il te plait.
Si tu trouves quelque chose contacte moi via Ren, tu sais ses coordonnées.

il s'agenouilla.

-Bien maîtresse.

Elana s’éloigna pour trouver du bois. il se releva et prit ama dans ses bras.

-Amaterasu, je t’en prie soit prudente. Je ne supporterais pas de perdre encore un être cher.

-Je le serais Hope.

il s'eloigna d'elle.

-Je vous informerais dès que j’ai du nouveau.

puis il disparu. elana revint au camp au meme moment.

-tiens il semlerais qu'il soit deja parti. au fait comment a t-il su que l'on se trouvait ici.

-Hope a une ouie sur developper et est construit de façon a ce qu'il entende toujours la voix de son proprietaire. ou qu'il se trouve sur le globe.

-Majesté, pourquoi ne peut-on pas ressentir une aura émanant de lui. C’est un être vivant non ?

-Non il ne l’est pas, c’est un robot qui a forme humaine. Ce corps produit de la chaleur, il respire, il peut pleurer mais il reste un être fait d’acier et de donnée. Cependant les chercheur d’autre fois on réussit le coup de maître de trouver comment faire ressentir les émotions et les sentiments humain a une machine qui ne le peut pas à l’origine.
Enfin bref mettons nous en route on est presque arriver a l’endroit au se trouve Kélan.

*******

Quelque heure plus  tard. La reine arriva au campement de Cow-nahr et Kélan. Aucun d’eux ne fut surprit par son apparition. Elle se tourna donc vers l’assassin et lui donna sa reponse puis s’eloigna en leur souhaitant un bonne soiree.


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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mar 14 Juil - 17:21

Alors que Djaskémèl donnait différentes indications à l'intention des soldats, un groupe de civils approchait de la tour centrale, là où elle avait installé ses quartiers. Ils étaient menés par un vieil homme portant une tenue semblant trop lourde pour lui, appuyé sur une canne en bois noble, qui malgré le poids ne fléchissait pas. Intriguée, elle se dirigea vers l’extérieur. Par réflexe, les soldats avaient braqués leurs armes sur les civils. Djaskémèl fit alors un signe indiquant à ses derniers de se remettre en position. Elle s'approcha alors du vieillard.

_Puis-je savoir qui vous êtes ?
_Oh, vous êtes une chef lawaï ? Bien bien... Je me nomme Trellis Magoda, et je suis le villemestre de Fort-Lawaï.
_Villemestre ?
_Oui, le chef de la ville si vous préférez... Et derrière moi, vous avez tous habitants qui ont refusé d'évacuer le fort avant la bataille.
Elle jeta un coup d'oeil, comptant environ une trentaine de personnes. Des hommes, des femmes et quelques enfants.
_Je vois... Et que puis-je faire pour vous ?
_Plusieurs choses, mon enfant... Mais ma priorité est de savoir ce que vous allez faire de nous. Qu'allons nous devenir ? Allez nous nous chasser d'ici, où bien nous laisser vivre ? Et dans quelles conditions vivrions-nous ??

La lawaï pris alors un air sérieux. Elle ne semblait pas avoir particulièrement songé à cette situation...

*****

Une fois le long escalier descendu, l'Empereur et Aphoerie pénétrèrent dans une salle recouverte de cristaux. Le peu de lumière qui entrait ici se réfléchissait dans chacune des formations rocheuses, rendant la pièce étonnement éclairée. Un bruit d'eau cliquetant constamment sur le sol se réverbérait contre chacune des parois cristallines, brisant le pesant silence. La chaleur de cette pièce, combinée à son humidité, rendait l'atmosphère étouffante. Au cœur de cette fournaise, Axel et la lucide Athépie transpiraient à grosses gouttes.

_Il ne va pas falloir traîner trop longtemps ici. La chaleur va nous dessécher, et je n'ai pas pensé à prendre d'eau...
_Ne t'en fait pas on va faire vite. De toute façon, je ne pense pas qu'on puisse aller plus loin que cette salle.
À ces mots d'Aphoerie, l'Empereur leva son regard et vit au loin, tout au fond de la grotte cristalline, une petite bâtisse en pierre semblable à une petite chapelle.
_Viens, allons-y.

Sans perdre de temps, les deux aventuriers prirent le chemin serpentant entres les colossaux cristaux, sachant que la fin de leur périple était proche.

*****

Du côté de la base des Immo, les lawaï vivaient un cauchemar éveillé. Les explosions avaient décimés des centaines d'hommes, la majeure partie de l'équipement était détruit, et les seuls navires restants étaient percés de toutes parts. De son côté, Wallport riait à en faire vibrer les voiles de son navire.

_HAHAHA ! Ça se passe mieux que prévu !

Il se tourna alors vers le navire voisin, et cria à l'attention d'une femme armée d'un harpon à chaque main. Sa tenue, bien qu'en apparence militaire, était taillée très courte. Le tout cumulé à ses longs cheveux bruns flottant au vent lui donnait une apparence très sulfureuse.

_Hé ! Vingt-et-Un ! À vous de jouer !
Elle regarda alors en sa direction et fit un clin d'oeil assez évocateur.
_Pas de problème mon gros loup moustachu !
Elle se tourna alors vers le pont de son vaisseau.
_Vous avez entendu le patron ? Sortez vos harpons et les Grandes Ancres ! Je compte sur vous !
_OUI, DAME ENERA !
Après ce cri commun de l'équipage, ils coururent dans tous les sens, en chantant une chanson à la gloire de leur commandante. Cette dernière, flattée, leur fit alors une petite danse pour les motiver...

Après quelques instants, tous étaient équipés, et les navires sous le commandant d'Enera Vingt-et-Un avaient tous une Grand Ancre armée sur un canon spécial.
_Faites feu !
À cet ordre, les Grandes Ancres décolèrent à une vitesse folle, secouant les navires. Ces dernières se plantèrent alors profondément dans le mur de la base.
_Bien ! Et maintenant, toutes voiles dehors !
Aussi tôt dis, les navires déployèrent leur voiles, et l'éloignèrent alors de la base. Les grosses cordes reliant les navires avec les grandes ancres plantées se tendirent. Les vaisseaux se stoppèrent net, mais la pression qu’exerçaient les grandes ancres sur le mur fut telle qu'il commença à se fissurer autour des points impacts. Le sourire de Wallport était toujours aussi éclatant.
_Il va céder... Et là... Ce sera fini pour eux !

*****

Au fond de la caverne cristalline, l'Empereur et son amie se tenaient devant une petite bâtisse en apparence très simple. L'entrée était surmontée d'un symbole, le même que celui qui ornait le fronton du palais qu'ils ont passés il y'a déjà plusieurs heures. Curieuse, Aphoerie s'approcha de l'Empereur pour lui poser une question.

_Dis Axel, ce symbole...
_C'est le blason personnel de Majora, oui.
_C'est bien ce qui me semblait. Alors...
_On est vraiment dans les entailles de l'antique empire... Tu es prête ?
_Bien sur !

Courageusement, Axel passa la petite entrée suivie de près par sa partenaire. L'intérieur du petit bâtiment était ornée de différentes peintures. L'Empereur s'attarda sur ces dernières.

_Hum, ces dessins ne sont pas très précis.
_Comment ça ?
_Regarde Aphoerie. Le trait est grossier, les couleurs sont absentes... Ça ne ressemble pas à de l'art divin, ce n'est pas assez raffiné...
L'Empereur se pencha vers les murs, observant le trait, tentant de comprendre ces gravures.
_Alors, qu'est-ce que tu en conclus ?
_Que ceci est l'oeuvre de quelqu'un de pressé.
_Comment ça ?
_Le style de dessin est le style divin, mais le manque de détail me laisse à penser que cet artiste n'a pas eu le temps de s'appliquer... Je pense que ces gravures ont été faites pendant la Colère Divine. Ni avant, ni après...
_Et bien ! C'est incroyable ! Et tu arrives à comprendre le message ?
_On va bien voir...
L'Empereur se plaça alors dans l'angle gauche près de l'entrée, et commença une observation minutieuse des murs latéraux. Il sortit un carnet et débuta une prise de note complète. Aphoerie, calme, observait Axel réfléchir tout en s'émerveillant de la beauté du lieu.

*****

Du côté de Fort-Lawaï, dans une geôle de la tour centrale, Lohrgon commençait à s'éveiller difficilement. Ses plaies étaient pour la plupart encore ouvertes, et il savait qu'il avait perdu une grande partie de son sang. Néanmoins, il explosa de rire, ce qui eut pour effet d'alerter les gardes patrouillant dans les couloirs.
_HAHAHA ! Bon sang, quelle dérouillée ! Je crois bien que c'est la première fois que je me fais autant laminer ! Quelle force !
_Vous là, pourquoi riez vous ?
_Ah mes geôliers, vous tombez bien ! Vous n'auriez pas un fil et une aiguille ?
_Euh... Pourquoi faire ?
_Pour tricoter un petit bonnet histoire de ne pas attraper froid... À votre avis sombre abruti ? Pour recoudre mes plaies, puisque vous êtes apparemment trop mauvais pour prendre soin de vos prisonniers de guerre !
_Houla, vous ne me parlez pas sur ce ton ! Dois-je vous rappeler qui est le prisonnier ?
_Et moi dois-je vous rappeler les devoirs auxquels vous êtes tenus envers les prisonniers de guerre ?
_Je ne sais pas comment ça marche chez vous, mais ici, les prisonniers de guerre n'ont pas de traitement de faveur !
_Un traitement de faveur ? Je demande des soins ! Même pas, je demande juste des bricoles pour me soigner moi-même !
_Et bien navré, mais vous ne pouvez pas avoir ces bricoles !
_Et vous osez critiquez les élodiens après ça ? Non mais vous vous foutez de la gueule du monde !

Lohrgon attrapa alors le garde à travers les barreaux qui pour le coup ne faisait plus le malin, pressé comme un citron contre la grille par la force de taureau du pyran ! Mais c'est à cet instant critique qu'une femme entra dans la pièce.

_Il suffit ! Khan Lohrgon, reposez cet homme !
_Et puis quoi encore ? J'ai bien compris que vous m'avez fait prisonnier, et je l'accepte ! Ce sont les dures lois de la guerre ! Mais que ma dignité soit bafouée par cet insecte, il en est hors de question !
Il commença alors à presser de plus belle. Ce dernier hurlait de douleur alors que les barreaux métalliques commençaient à écraser ses os par la pression exercée par le puissant khan. La femme se mit alors à crier de toute sa voix.
_Arrêtez ! Reposez-le !
Lohrgon n'écoutait plus rien, il bouillonnait de rage. Mais c'est alors qu'il se sentit faillir. En effet dans ce coup d'éclat, il en avait oublié l'état dramatique de ses blessures et son manque de sang. Il lâcha alors son emprise sur le garde. Ce dernier avait perdu conscience, mais n'était pas mort. Enfin, la femme se précipita dans la cellule, puis ouvrit sa mallette.
_Maintenant, ne bougez plus... Je vais vous soigner...
N'ayant plus de force, Lohrgon se laissa faire, et cette jeune experte en soin put enfin faire son travail...

*****

Après une analyse minutieuse des lieux, plus exactement des peintures couvant les murs latéraux de la petite construction, l'Empereur s'arrêta net devant le mur du fond. Ce qu'il vit le surprit ; il en échappa même son carnet. Aphoerie se retourna alors en entendant ce bruit.

_Axel ? Tout va bien ?
_Euh... -Sa voix trahissait sa perplexité- Regarde...
L'Athépie se redressa alors subitement, s’approcha d'Axel et observa le mur. La peinture ornant ce dernier représentait le bâtiment dans lequel ils se tenaient, avec deux personnages devant : un homme avec une longue cape semblant se séparer en plusieurs morceaux et une femme avec des cheveux exagérément long.
_Mais... Une seconde, là... C'est... C'est nous ?
_Ça m'en a tout l'air... Qui que soit celui qui a gravé ceci, il avait prévu notre arrivée...

L'Empereur, complètement déboussolé, s'appuya avec difficulté sur l'autel de pierre en dessous de cette incompréhensible peinture. C'est alors qu'il entendit un bruit sourd de pierre en mouvement. Il se retourna sans attendre, et vit alors qu'il avait bougé la lourde dalle de pierre recouvrant l'autel.

_Axel ? Tu penses que...
_Qu'il y a quelque chose dessous ? Peut-être...
_Alors... Vérifions !

Se remettant de leurs émotions, les deux aventuriers unirent leurs forces pour pousser l'impressionnante dalle de pierre. Un fois l'espace dégagé, ils plongèrent leurs regards au fond. Axel soupira de joie, et afficha alors un large sourire.

_Le voilà... -Il plongea sa main au fond de cet espace scellé et attrapa ce qui gisait au fond- Le Sceptre de Majora !
_Génial ! On l'a trouvé !
_Ça nous fait un vestige... Plus que sept...

*****

Au port de la Nouvelle-Élodiane, l'étrange embarcation accostait tout juste. Lyrobule sauta alors hors du navire sur le solide quai, puis se tourna vers les marins.

_Mes braves, nous sommes arrivés ! Nous allons rester un bon moment ici, alors n'hésitez pas à profiter d'un repos bien mérité ! Mais n'oubliez pas que nous ne sommes pas là pour faire du tourisme !
L'équipage dépité observa alors son capitaine.
_Oui, Capitaine...
_Mais laissez un peu tranquille, Lyrobule !
La mystérieuse reine sauta alors gracieusement hors du navire, et se tourna à son tour vers l'équipage.
_N'écoutez pas ce rabat-joie, amusez-vous bien ! Mais tachez juste d'être là au départ, d'accord mes amis ?
L'équipage afficha alors un beau sourire, et fut comme revigoré !
_Oui, ma reine !
L'équipage commença alors à décharger. Lyrobule, s'approcha alors de la reine.
_Mais ma reine, est-ce bien raisonnable ?
_Ne t'en fais pas, ça va aller ! Bon alors... -Elle leva les yeux vers l'impressionnante cité sur la colline surplombant le port- J'imagine que c'est la Nouvelle-Élodiane ?
_Ça m'en a tout l'air...
_Alors en route ! On n'a pas que ça à faire ! YAHOU !
La reine se mit alors à courir vers les portes de la ville, tandis que Lyrobule la suivait avec difficulté, en essayant en vain de la mettre en garde face aux potentiels dangers...
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Sam 18 Juil - 16:53

Thénan la fixait sans rien dire. La tension était palpable. La question qu’elle venait de poser n’avait peut-être pas sa place dans ce pays. Il était évident que personne ne se positionnerait ouvertement contre cette guerre et l’empereur qui la dirige. Le général Élodien changea de regard.

– Pourquoi cette question Lao ?
– … Je ne sais pas. Je … C’était peut-être insensé de ma part de …
– Ça c’est ce que vous essayez de me faire croire.

Mamilao se retrouvait dans une position délicate. Elle sentit un stress grandissant l’envahir.

– Thénan ?
– Oui ?
– … Je vous demande de répondre le plus honnêtement à ma question. C’est important que je le sâche. Sinon …
– Je vous répondrai.
– Merci.

Elle semblait soulagée.

– Mais soyez franche vous aussi. J’aurais moi aussi quelques questions à vous poser.



***



À la base des Immo les Lawaïs étaient en panique. Cette attaque avait été si soudaine qu’ils n’avaient pas eu le temps de s’organiser pour la contrer. Les harpons plantés dans la muraille menaçaient de la faire céder à tout moment. Un petit garçon voyait ce paysage désastreux devant ses yeux. Sa mère lui tenait la main, implorait les cieux pour qu’ils protègent son fils, mais les canons fusaient toujours. Une explosion retentit à leur gauche et le garçon s’envola. Lorsque qu’il rouvrit les yeux, il chercha sa mère. Elle n’était plus là. Elle avait disparu. Les larmes lui montèrent aux yeux sans qu’il puisse les arrêter. Dans toute cette foule de personnes se marchant presque les unes sur les autres il appelait : « Maman ! Maman ! », mais pas de réponse. Il s’écroula par terre et se laissa tomber sur un corps sans vie. Celui de sa mère.

– AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! Cria le petit garçon.

Sa peine était si grande qui secoua sa mère de toute ses forces pour la voir revivre. Mais rien. Pas de réaction. Elle était définitivement morte. Il ne la reverrait plus jamais. C’en était fini. Alors qu’il pleurait toujours, quelqu’un le ramassa pour l’éloigner de sa mère. Il cria de toutes ses forces.

– MAMAAAAAAAAAAAAAAAN !

La voir s’éloigner comme ça lui était insupportable. Il se débattu alors, pour s’enlever des griffes de la personne qui le soutenait. Mais il n’était pas assez fort. Il n’était pas assez fort pour quoi que ce soit d’ailleurs. Que ce soit pour protéger sa mère. Que ce soit pour protéger son île. Il était faible.

– Soit fort Kidjoli. Soit fort ! Lui dit l’homme à son oreille.

L’enfant reconnu son père qui tentait de le rassurer. Au même moment, un énorme bruit sourd retentit. La muraille avait lâchée. Les Élodiens n’allaient pas tarder à débarquer. L’homme déposa son fils.

– Va rejoindre les Amilomaëls là-bas, lui dit-il en lui montrant un groupe de gens. Ils te feront partir d’ici. Tu seras en sécurité là-bas.

L’enfant obéit à son père et alla rejoindre les gens. À ce moment-là, un canon fusa et tomba sur le groupe. Le petit garçon, une fois de plus expulsé, se retrouva seul. Il vit son père combattre au niveau des murailles. Les Élodiens étaient trop nombreux ils allaient bientôt tous mourir. Où peut-être pire encore. Une poussée d’adrénaline s’instaura en lui. Il valait mieux se battre qu’abandonner.

– À l’attaque ! Lança le petit garçon plein de désespoir.

Il se lança dans le flot des combats et aperçu un grand homme à la grande moustache. « C’est lui le grand chef » se dit Kidjoli. Il le contourna par l’arrière. Se fit tout petit et sauta sur sa tête. Il le mordit de toutes les forces qu’il put. Wallport sentit un picotement puis saisit le petit garçon et le balança à la seule force de ses bras dans les cieux. Kidjoli tomba dans la mer déchainée, puis se sentit noyé. Il avait perdu connaissance.



***



Pendant ce temps, sur la route entre Fort-Lawaïs et Foumlomès, Sémnimas transférait Lohrgon pour qu’il soit enfermé dans la prison de Foumlomès. Le général Élodien était enfermé dans une cage en métal, transporté par une charrette et riait à cœur joie.

– Je vois que vous ne connaissez pas la vraie technologie avec vos charrettes ancestrales.
– Tais-toi, dit un geôlier, agacé par Lohrgon.

Sémnimas amena son cheval au niveau de la charrette.

– Laissez-le parler. Il n’est actuellement pas en posture de faire quoi que ce soit d’autre.

Le général se mit à rire.

– Oh ! Un imbécile qui se prend un sermon pour son maître. C’est mignon à voir.
– TOI ! Lança le gardien en se jetant sur la cage. JE VAIS TE …

Il était déjà trop tard, Lohrgon l’avait saisi et assommé, avait attrapé ses clés et avait ouvert la cage.

– LE GÉNÉRAL ÉLODIEN S’ENFUIT ! Lança un soldat.

Sémnimas était déjà à sa poursuite. À cheval, il le rattrapa facilement. Le général Lawaï se mit debout sur son étalon, dépassa le colosse et fit un saut périlleux arrière tout en décochant deux flèches à son arc. Elles atteignirent chacune une jambe de Lohrgon qui ne broncha pas. Celui-ci se jeta sur Sémnimas qui l’évita de justesse.

– Viens-là Lawaï ! Que je fasse de toi une bouillit !

Le général Lawaï arrêta de fuir, ce qui surprit Lohrgon. Le général Élodien sentit alors son corps trembler.

– Mais que …
– Mes flèches sont enduites de plantes somnifères. Tu ne vas pas tarder à faire de beaux rêves.
– Espèce de … Vient te battre comme un homme !

Il n’eut même pas la force de faire un mouvement qu’il s’écroula.

– Ramassez-le, dit Sémnimas aux soldats qui l’accompagnaient. Mettez-le dans la cage et que personne ne l’approche sans mon autorisation !



***



Djaskémèl semblait un peu désarçonnée par cet évènement inattendu.

– Et bien, Villemestre de Fort-Lawaï. Sachez que nous détenons cette ville désormais. Vous n’êtes donc plus à ses commandes. Toutefois je ferai en sorte que vous ayez chacun de quoi manger, boire et dormir pendant que les choses se calmes. Nous ne vous expulserons pas de ce Fort. Dois-je tout de même vous rappeler qui a voulu cette guerre ?
– Non. Bien sûr. Je vous en suis reconnaissant.
– Bien. Si vous vous soumettez à nos règles je n’ai pas d’objection à ce que vous restiez ici.
– Merci, Dame Lawaï.

Les habitants Fort-Lawaïs s’en allèrent et Djaskémèl souffla enfin.



***



Lohrgon se réveilla. Il était encore sur le chemin pour aller à Foumlomès. Il sourit au nouveau geôlier qui l’observait.

– Approche donc Lawaï.
– Ne crois-pas que je me ferai avoir. J’ai compris ton petit jeu. On l’a tous compris.
– Oh ! Je vois. Il va falloir que j’improvise alors.
– Mais que …

Lohrgon saisit les barreaux de métal de sa cage et les écarta à la seule force de ses bras.

– Me voilà de nouveau libre, dit-il en sortant à nouveau.

Il se prit cinq flèches dans les jambes ce coup-ci. Sémnimas alla le ramasser et le remettre dans la cage, maintenant complètement ouverte.

– Avec la dose que je lui ai mise, il se réveillera bien après notre arrivée.



***



Mil Djo Mim partit avec la flotte des mercenaires des mers pour la base des Immo. La situation était catastrophique, il avait bien peur qu’il ne soit trop tard.



***



Tchoslail, général des guerriers Ôms, était arrivé au camp militaire au nord de Noum-Kélao. Il avait tenu l’Élu au courant du succès de la prise de Fort-Lawaï. Supercoussinets prit l’épaule de Tchoslail avec sa main.

– Voici notre première victoire, et nous ne devons pas nous arrêter-là ! Convoquez la reine Lindir. Nous devons passer à la deuxième phase du plan.

Tchoslail sortit de la pièce, laissant Kélèm et Supercoussinets seul à seul. L’Élu fixa son bras droit.

– Ton armée va bientôt rentrer en action, ne t’inquiètes pas.
– Depuis le temps que nous attendons. Je ne supporte pas de voir mes frères mourir au combat sans rien pouvoir faire.
– Je te comprends. Je suis loin d’avoir rempli mon rôle dans cette guerre moi aussi.
– D’ailleurs …

Kélèm semblait un peu gêné.

– Oui ? demanda Supercoussinets.
– Le Roi Pakéti est venu nous proposer une alliance pendant votre absence. Je n’ai pas eu le temps de vous en parler vraiment.
– Ce lâche ? Il sort enfin de son trou !
– Et il n’y a pas que ça.
– C’est-à-dire ?
– Il pense que je suis vous.
– Comment ça ?
– … Enfin que je suis l’Élu.
– …

Supercoussinets réfléchit.

– Voilà un élément que l’on pourrait tirer à notre avantage.
– C’est aussi ce que j’ai pensé, rétorqua Kélèm. Il viendra dans deux jours pour nous donner sa réponse.
– Bien. Quels sont les termes du marché ?



***



Lohrgon se réveilla à nouveau. Cette fois-ci, il était piégé dans une prison de cristal. Ses mains et ses pieds étaient piégés dans la roche scintillante. Lorsqu’il observa la salle tout autour de lui, il ne vit qu’un immense dôme de cristal, sans portes, d’une épaisseur de plusieurs dizaines de mètres surement. « Comment les lawaïs peuvent-ils construire de telles prisons ? » se dit-il. Soudain, un passage en escaliers montant surgit devant lui. Le cristal s’était comme écarté sur les côté. Un homme descendit. Il était plutôt âgé, portait une immense moustache ainsi qu’une armure noire et une masse qui devait peser plus d’une tonne. L’homme s’arrêta devant Lohrgon. Malgré sa très petite taille, il n’en demeurait pas moins impressionnant.

– Alors c’est vous Lohrgon ?
– Qui êtes-vous ?

Le vieil homme tourna autour du général Élodien.

– Je me nomme Mid. Commandant de l’armée Lawaï des Forgerons Noirs et huitième puissant Lawaï. Je vous retiens prisonnier dans cette prison de diamant que j’ai moi-même conçu de mes propres mains.
– AHAHAH ! Vous me faîtes bien rire ! Construire une prison de diamant, et puis quoi encore !

Mid fit un mouvement de bras, aussitôt un casque de diamant se créa autour de la tête de Lohrgon, l’empêchant de faire le moindre mouvement ainsi que de respirer. Après, quelques secondes, Mid lâcha la prise et le casque fondu. Le général Élodien respira à fond.

– Vous voyez, certains Lawaïs ont la capacité de maîtriser un élément. On les appelle les Otomis. J’en fais moi-même partie. Et la nature m’a offert le don de maîtriser le diamant. Rien n’est plus résistant que ce matériau. Autrement dit, sans moi, vous ne sortirez jamais de cette prison. Sans moi, vous êtes un homme mort.
– Jusqu’à ce que les miens vous capture, dit Lohrgon en riant.
– C’est ce qu’on verra.

Mid s’en alla et l’escalier disparu derrière lui, laissant un mur lisse. Lohrgon soupira.



***



Lindir entra dans la tente de l’Élu en compagnie d’Osias. Supercoussinets la vit arriver et réagit aussitôt.

– Toutes mes condoléances pour tous ces morts chez les vôtres.
– De même. Cela n’en reste pas moins une victoire. Et nous sommes là pour discuter de la suite des événements.
– Bien. Asseyez-vous, lui dit-il en lui montrant un siège autour d’une table ronde.

Elle s’assit, puis Kélèm, Supercoussinets, Tchoslail et Osias s’assirent à leur tour. L’Élu entama la discussion.

– Alors, comme prévu, nous allons passer à la seconde partie du plan. Nous avons eu Fort-Lawaï comme prévu, les armées d’Ama attaqueront Pakétiane par le Nord et les ours de Tchoslail par l’Est. Les Élodiens de Bourglevent viendront surement en renforts à Pakétiane et c’est là que vos armées seront importantes. Elles attaqueront directement Bourglevent qui sera plus désarmé qu’à l’habitude.
– Bien. Cela me parait bien, répondit-elle.



Au même moment, un garde fit irruption dans la tente.

– Oh Élu !
– Nous sommes en conseil de guerre ! Qu’y-a-t-il de si important pour que je sois dérangé ?
– C’est … La flotte Élodienne. Elle s’empare en ce moment même de la base des Immo !
– Comment ça ?!

Supercoussinets se leva.

– Quel intérêt trouve l’empereur à attaquer cette base … Marmona l’Élu.
– Le général Mil Djo Mim est parti avec sa flotte pour combattre là-bas.
– QUOI ?!

L’Élu semblait en proie à une véritable crise de nerf.

– Il n’a quand même pas ... Kélèm ! Prépare ton armée ! Emmène là à Kal-Oèsèl et empêche la flotte de Mil Djo Mim d’atteindre La base  des Immo! Tout de suite !
– Bien, dit-il avant de sortir de la tente.

Supercoussinets se rassit aux côtés de la reine.

– Vous pouvez disposer, lança l’Élu au garde.

Le soldat sortit, laissant le conseil reprendre sa discussion. L’Élu fixa la reine.

– Writon cherche à semer la zizanie.
– Vous pensez que la base n’est qu’un appât ?
– Je ne le pense pas. J’en suis sûr et j’espère qu’il n’est pas trop tard.



***



Dans les montagnes Lawaïs Kélan continuait toujours son apprentissage. Les entraînements devenaient de plus en plus durs, ce qui plaisait beaucoup au frère de l’Élu qui voyait là, un signe de progrès. Il n’avait pas eu beaucoup de temps pour lire son livre, mais il comptait bien le faire dès qu’il en aurait le temps. Cow semblait beaucoup réfléchir ces derniers temps. Depuis que la reine Ama lui avait donné sa réponse, il devait surement élaborer un plan pour l’avenir. Kélan se posait beaucoup de questions sur les objectifs du grand assassin. Que cherche-t-il ?

– Maître ?
– Oui.
– Que cherchez-vous à tirer de cette guerre ?

L’assassin sourit.

– Vois-tu, ce monde est imparfait. Il est envahi par des principes, des valeurs, des normalités que je condamne. Et sais-tu comment détruire tout cela ?
– …
– Le chaos. C’est ce que les dieux primordiaux prêchent. Bientôt, je t’enseignerai comment les écouter, les entendre et exaucer leurs dires.
– … Si c’est le chaos que vous cherchez à créer dans ce monde, je crois bien que je peux vous aider.
– En tuant quelques personnes avec ton niveau de compétence actuelle ? Je ne crois pas. Pas encore Kélan.
– Non … Je … Je ne pensais pas à ça.

Cow-Nahr semblait suspicieux.

– Continue.
– Et bien, je connais quelqu’un qui pourrait bien changer la face de ce monde.
– Qui est-ce ?
– Je ne connais pas son nom. Tout ce que je sais c’est où le trouver et de quoi il est capable.
– Comment peux-tu en être si sûr.
– …

Kélan inspira un bon coup.

– Cet homme est le premier puissant Lawaï.
– … Intéressant … Mène moi à lui et je …

L’assassin s’arrêta aussitôt de parler.

– Qu’est-ce que … tenta de dire Kélan.
– Chut ! On nous observe.

Un bruit de lame se fit entendre.

– Baisse-toi !

Une épée trancha l’air où l’assassin et son apprenti était quelques millisecondes plus tôt.

– Enfin vous voilà, dit la voix d’une femme.

Cow se retourna et vit Li Lomim tenant par le col Nastan.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mer 29 Juil - 15:19

L'Athépie et l'Empereur avaient accomplit leur objectif, ils avaient trouvé le Vestige caché dans les ruines de l'antique Élodiane : le sceptre de Majora. Un puissant artefact possédant la capacité de drainer l'énergie vitale d'une personne. Inutile de dire que l'Empereur savait déjà quel usage en faire...

Après avoir longtemps marché, ils retournèrent enfin à l'entrée du bâtiment où ils avaient pénétré plusieurs heures auparavant. Aphoerie souffla alors de joie.
_Ah ben enfin ! J'ai cru qu'on en sortirait jamais !
Elle observa au loin dans les ruines, avant de pointer du doigt une lumière assez lointaine.
_Je la vois ! L'entrée des souterrains ! C'est bien là-bas, Axel ?
_Oui oui, c'est là. Hâtons-nous, l'air frais de l'extérieur me manque !
_Aller, c'est parti !
Ils accélérèrent le pas. Mais quelque chose vint stopper leur course. Axel s'arrêta net, passant sa main droite sur son visage. Son expression trahissait une douleur soudaine et vive. Aphoerie s'affola.

_Axel ! Est-ce que ça va ?!
_Je... Ça... AAAAAH !!
L'Empereur gémit de douleur, en tenant sa tête entre ses deux mains.
_Ma... Ma tête... J'ai... J'AI MAL !
Il cria alors à vive gorge, comme si la douleur s’amplifiait. Aphoerie paniqua, mais comprit néanmoins rapidement l'urgence de la situation, et ce qu'elle devait faire : réactiver ses pouvoirs.Elle ferma alors ses yeux, brillants et lourds de larmes, laissant la folie s'emparer d'elle, et la faire redevenir l'Athépie. Un sourire sans aucun sens s'afficha alors sur son visage. Elle commença alors à s’approcher de l'Empereur souffrant.
_Oh ? On a un petit bobo ? Laissez-moi FAIRE !
Elle leva ses mains en sa direction.
_Somniris !
L'Empereur devint inerte, ne produisant plus aucun bruit, comma paralysé. Finalement, il s'étala sur le sol, endormi par le sortilège. Elle le regarda alors, inconscient.
_Hum, comment je peux le porter pour so... Je sais ! Hihi !
Elle claqua des doigts.
_Lévitsa !
L'Empereur commença alors à légèrement s'élever du sol, s'arrêtant à près d'un mètre au dessus du sol.
_Allez mon ami, on reeentre !!
Elle se mit alors à courir vers la sortie, suivie par l'Empereur lévitant derrière elle.

*****


Lohrgon était seul, enfermé dans cette prison de diamant. Il ne savait pas où il était, il ne savait même plus la date. La luminosité de la pièce étant toujours la même, il déduisit que sa cage cristalline n'était pas en extérieur. Le seul air frais qu'il pouvait sentir jaillissait d'une petite faille à l'emplacement ou son geôlier était sorti. Dans un environnement comme celui-ci, Lohrgon ne craignait qu'une seule chose : la folie.

Voulant à tout pris garder sa santé mentale, il cherchait à s'occuper, mais avec les quatre membres piégés, impossible pour lui de bouger, de se défouler. Il avait beau forcer, le diamant n'affichait pas la moindre fissure. Sa force était donc inutile ici.

À ce moment, le puissant khan des pyrans sembla, pour la première fois, perdre espoir...


*****

La tension était devenue palpable dans le train. Thénan semblait dévisager Mamilao de son regard azuré. Cette dernière était recroquevillée dans son siège. Après de longues minutes d'un pesant silence, il se leva et commença à préparer ce qui semblait être une boisson chaude. Au bout de quelques minutes, il posa une tasse fumante devant Mamilao, et une autre devant lui. Interloquée, mais méfiante, elle observa longuement Thénan avant de prendre la parole.
_...Qu'est-ce que c'est ?
_Du thé d'Hoccido. Un arôme fort, un goût sucré et fruité... Mon carburant.
En un instant, il but l’intégralité de sa tasse bouillante sans sourciller. Il pris une grande respiration et fut comme revigoré. Il regarda Mamilao, et fit un geste de sa main droite, l'invitant à déguster sa tasse. Après une rapide hésitation, elle saisit la petite tasse en porcelaine finement ouvragée, souffla un peu et commença à boire du bout des lèvres. Elle fut saisie par le goût particulier mais succulent de ce thé. Elle prit alors une gorgée, et observa Thénan en souriant.

_Merci, c'est vrai qu'il est bon...
_Je savais qu'il vous plairait.
Thénan observa alors par la fenêtre, et une étincelle vint allumer son regard.
_Oh ! Regardez Lao !
Elle se tourna, et vit alors de vastes plaines d'émeraude, contrastant avec les landes stériles et marécageuses qu'il avaient jusque là traversé. Au loin semblait s'étendre un immense océan.
_Nous sommes dans ma province, et nous devrions bientôt arriver à Hoccido !
Mamilao sourit en observant Thénan impatient, mais de nombreux doutes hantaient son esprit, et elle sentait que la suite de son parcours serait loin d'être simple...

*****

Après avoir couru le long des rues et fait le tour des boutiques, l'étrange reine et son intendant Lyrobule arrivèrent enfin devant le Palais Impérial.
_Nous y voilà !
Le pauvre Lyrobule croulait sous les achats de sa reine
_En... En effet... Que c'est lourd...
_Allons-y maintenant !
_Ma... Ma reine ! Faites attention, vous foncez droit sur un...
Lyrobule n'eut pas le temps de finir sa phrase que la reine rentra tout de go dans un homme en armure. Le choc fut tel que la pauvre reine finit par terre les jambes en l'air.
_Oh non, Reine Atérée !

Il lâcha toutes les affaires pour relever sa reine au sol. C'est alors que l'homme en armure se retourna. Un grand homme aux longs cheveux, noirs comme les ténèbres, attachés à l'arrière de sa tête avec un bandeau blanc. Les mèches rebelles au sommet de sa tête avaient des reflets argentés, leur donnant un aspect de cornes. Ses yeux luisant entourés de larges cernes étaient en partie dissimulés sous sa frange. Sa tenue était constitué d'une armure de plaque sur le haut de son corps et sur ses bras. Sa taille était entourée d'un large obi, qui séparait son armure de l'hakama recouvrant le bas de son corps jusqu'à ses belles bottes de cuir noires et blanches. Deux fourreaux était attachés à sa taille, renfermant de longs katanas. Il avait un cigare allumé entre les dents, ce qui enfumait son visage, renforçant son aspect démoniaque. Il jeta un regard sur la reine Atérée, étalée sur le sol et sur Lyrobule, qui semblait terrifié.

_Ben alors ? On a du mal à garder les pieds sur terre ?
_Non mais oh ! On vous à jamais appris la galanterie, grand dadais ?!
Lyrobule pâlit en entendant les mots prononcés par sa reine, tandis que le chevalier attrapa son cigare, tapa légèrement dessus avec ses doigts, faisant tomber la cendre sur les pieds d'Atérée. Cette dernière pris alors une grande inspiration, leva le poing, et sembla prête à sauter sur ce drôle de guerrier. Mais Lyrobule l'arrêta à temps.
_Ma reine, on ferait mieux de rentrer dans le palais !
_LAISSE-MOI FAIRE !!
_Calmez-vous, je vous prie ! Nous sommes là en mission, rappelez-vous !
_GRRRR...
Atérée contourna alors le chevalier au cigare et gravit les marches vers la porte principale, avec un énervement notoire. Lyrobule ramassa toutes les affaires et se mit en route derrière sa reine. En passant devant le chevalier, il s'empressa de faire pardonner sa reine auprès de ce dernier.
_Veuillez l'excuser, le voyage a été long pour elle, et elle est un peu sur les nerfs...
Le chevalier regarda alors l'intendant avec dédain, en lui soufflant sa fumée au visage. Lyrobule n'insista pas, et se mit en marche. Mais il sentit une entrave devant ses pieds, le faisant s'étaler de tout son long sur l'escalier en écrasant la plupart des achats de la reine. Il se retourna, et vit que c'était le chevalier qui lui avait fait un croche-patte. Ce dernier regarda alors Lyrobule avec un sourire carnassier.
_C'est bon, je vous excuse pour cette fois.
La chevalier quitta alors la scène, tandis qu'Atérée vint à son tour relever son intendant.
_Lyrobule ! Tout va bien ?
_Je vais bien, mais par contre, vos achats...
Atérée, en colère, se tourna alors vers le chevalier s'éloignant.
_Enflure !
Ce dernier se retourna, et dans un grand sourire, il fit un geste de la main pour la saluer.

*****


Dans la salle du conseil de guerre, Octobre finissait d'élaborer les stratégies avec le roi Pakéti.

_Bon reprenons une dernière fois. Vous, Roi Pakéti, vous devrez poster vos troupes autour de Pakétiane. Si l'alliance réussi à prendre le contrôle du fleuve Élopak, alors nos territoires seront séparés. Ce qui ne sera pas du tout à notre avantage.
_En effet.
_Ensuite, nos troupes devrons elles assurer la sécurité des villes à proximité des montagnes : Bourglevent, Thoras et Xarif. Nous devront aussi sécuriser la sortie du col de Fort-Lawaï, si nous ne voulons pas qu'ils descendent dans la plaine et attaque la Nouvelle-Élodiane.
_Il me semble que le col est déjà sécurisé.
_En effet, mais soyons prudents. Enfin, dernière phase, nous devrons unir ce qui nous reste de force navale, et ensemble nous attaquerons...
Sans s'y attendre, Octobre est interrompu par l'arrivé d'un garde dans la salle.
_Général Onze ! Nous avons de la visite !
_Ah bon, et est-ce vraiment important, au point d’interrompre une réunion stratégiquement capitale ?
_Et bien, c'est que ce n'est pas n'importe qui, apparemment.
Le visage d'Octobre afficha alors une expression interloquée.
_Venez-en aux faits, garde. Qui est-ce ?
_Elle dit s'appeler la reine Atérée.
_Atérée ? -Octobre s'arrêta un instant pour réfléchir- La reine de Micares ? Mais que fait elle ici ?
_Euh, je ne saurais vous dire...
_Et l'Empereur n'est pas là ?
_On ne la pas vu depuis plusieurs heures, général.
Octobre sembla ruminer quelque chose...
_Bon j'arrive. Roi Pakéti, j'espère que cette réunion vous auras été utile, et nous comptons sur vous pour la suite des événements.
_Très bien, merci pour l'accueil, Général. Vous saluerez l'Empereur pour moi !
_Je n'y manquerais pas.
Octobre commença alors à suivre le garde jusque dans la salle d'audience, tandis que le Roi Pakéti se leva doucement de sa chaise, pensif.

*****

À Fort-Lawaï, les derniers habitants se réunirent sur une petite place au sud de la cité. Le villemestre Magoda prit alors la parole.
_Bon écoutez moi tous. Les lawaï vont s'occuper de nous, et il ne nous chasserons pas si nous ne faisons pas de vagues. Alors, nous allons faire comme il nous disent. Déjà, nous allons tous nous installer dans les bâtiments du quartier sud, les moins touchés par les affrontements. Ensuite, et bien nous verrons. Allez, courage mes amis !

Les habitants commencèrent alors à se disperser dans la ville, tentant de réunir des affaires pour s'abriter dans le quartier sud. Magoda s'enfonça quand à lui dans une sombre ruelle. Une forme sombre surgit face à lui. Chuchotant d'une voix rauque, cette dernière engagea la conversation.
_Alors ?
_Pour le moment, les lawaï nous laissent tranquilles. Mais je crains que leur bonté ne soit qu'éphémère, et que dès que leurs hauts-gradés partirons, les abus commencerons.
_Combien de temps pensez vous tenir ?
_Nous tiendrons le temps qu'il faudra. Mais rappelez-lui que nous existons.
_Rassurez vous, Magoda, l'Empereur ne vous oubliera pas.
_Je l'espère. Bon, je dois retourner auprès des miens. Je ne veux pas que les lawaï se posent des questions en ne me voyant plus avec eux.
_Très bien, je vais faire mon rapport...

La forme sombre disparu sans faire de bruit, et le villemestre sortit de la ruelle, pour rejoindre les autres élodiens du fort.

*****

Kidjoli ouvrit difficilement les yeux. Tout autour de lui semblait flou, il ne savait même pas si il était encore de ce monde. Il aperçut néanmoins une silhouette au dessus de lui, et commença à paniquer. Il entendit alors une voix, lui semblant très lointaine.
_Chuuut... Calme-toi petit... Tu ne risques plus rien...
Il s'efforça d'ouvrir les yeux, et vit de plus en plus clair. Il vit alors qu'il était dans un grand bâtiment, et à entendre le son des vagues et le mouvement du ressac, il réalisa qu'il était sur un bateau. Au dessus de lui, un homme se tenait. Il ne semblait pas très vieux malgré le fait qu'il ai les cheveux entièrement blancs. Sa tenue semblait être un uniforme, mais Kidjoli était incapable d'identifier son affiliation.
_Où... Où suis-je ?
_Sur mon navire, le Coquilord. Je t'ai vu dériver en mer pendant la bataille, alors j'ai plongé pour te sauver.
Il ne savait pas bien comment réagir.
_Euh... Merci.
_Alors dis moi, comment tu t'appelles ?
_Euh, moi c'est Kidjoli...
_Enchanté, moi c'est Kil. Alors dis-moi, comment tu t'es retrouvé en mer ?
À ses mots, le jeune lawaï ressassa ses souvenirs, et tout lui revint d'un coup : La mort de sa mère, son père, les explosions, les victimes... Et le grand moustachu. Il éclata alors en sanglots en hurlant.

_MAAMAAAAAAN !!!
Kil, qui était doué d'une grande perspicacité, comprit directement la situation.
_Laisse-moi deviner, tu es tombé pendant la bataille... Tu es un autochtone, n'est-ce pas ?
L'enfant de répondit pas, il était noyé dans son chagrin. Kil posa alors sa main sur son épaule, le faisant lever les yeux.
_Kidjoli, je sais que c'est dur mais... Tu dois me dire tout ce que tu as vécu, sans quoi je ne pourrais pas t'aider...
Il sécha alors ses larmes avant de regarder Kil. Ce dernier affichait un air déterminé, et sans comprendre pourquoi, il savait au fond de lui qu'il pouvait lui faire confiance. Il acquiesça donc en hochant la tête.
_Parfait... Vas-y petit, vide ton sac.

*****

Wallport monta au sommet de la plus haute tour encore debout de la base des Immo. D'un coup sec de sa hache, il abattu le mat au sommet du quel flottait le drapeau lawaï. Ce dernier tomba alors le long de la muraille en ruine, finissant sa course dans l'océan. Wallport, heureux comme jamais, hurla à plein poumon.
_LA BASE EST À NOUS !
De nombreux cris de joies virent accompagner ses mots. Wallport descendit alors de la tour pour rejoindre le reste des commandants. À peine arrivé, il s'étonna de l'absence de l'un d'entre eux.
_Quelqu'un peut me dire où se trouve le contre-amiral ?
Énera prit alors la parole.
_Il n'a pas quitté son navire depuis la fin de la bataille, mon général.
_Hum... Bizarre, je vais aller voir ce qu'il fabrique... Bon, vous trois, vous vous chargez d'organiser la seconde partie du plan, et rapidement ! Il ne faudrait pas que nos amis arrivent avant que nous ayons fini de préparer la fête, n'est-ce pas ?
Il ria très fort, alors que les trois commandants, eux, rirent sans plus...
_Enfin bref, allez-y fainéants !
Ils filèrent alors pour préparer la suite des événements. Wallport, lui, se rendit en direction du port pour voir pourquoi le contre-amiral n'avait pas quitté son navire...
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ama17
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Mer 29 Juil - 20:48

Tout a l'ouest du continent, la reine Ama scrutait l'horizon. Elana la rejoignit.

-que faisons nous ici, majesté ?
- il nous reste encore une journee...- la reine sourit- Ren, il nous faut un helico.
-Bien amat....ama.

La voix provenait encore une fois du coup de la reine. Le rectangle bleu nuit tomba au sol. Il emit un lumiere intense et un engin qu'elana ou n'importe qui d'autre sur ce continent n'avait jamais vu. La reine monta a l'avant de l'engin mecanique, elana hesita un peu puis suivit sa mere. Ama alluma le moteur une fois que sa fille avait mit le casque destiner a attenuer le bruit. La reine pilota jusqu'au continent voisin elle atterit dans la seule partie du continent ou elle savait ne pas etre vu et ren reprit son etat normal.

Elle ne se trouvait plus tres loin du lieu de mariage. Leur tenu peu approprier au festivite, ama leur lanca un sort. Elles furent parées toutes deux de tenue plus approprier. Ama alla retrouver Nihal peu avant le debut de la ceremonie


-tu es resplendissente Nihal!
-ama, te voila ! Ou etais tu ces 20 derniere annee?
-je suis rentrer chez moi car un climat de guerre s'emparait des lieux. Mais aujourd'hui je suis venu pour un heureux evenement! Je tenais a te presenter ta demi-soeur, elana.

Nihal se tourna vers la jeune femme qui suivait la reine.

-elle ne te resemble pas pourtant.
-aucun de mes enfant ne me resemble autant que toi nihal.

Nihal etait en effet le portrait cracher d'ama a l'exeption d'oreille en pointe. On entendit le signal du depart de la ceremonie

-depeche-toi, nihal, il t'attend devant l'autel!

Au meme moment que l'echange des veux. Cependant un echange resona dans sa tete.

-tu promet de ne jamais me quitter? Demanda-t-elle

- je te le promet Ama. Même si tu a l'impression que je suis parti, je ne serait jamais loin. Alors tu n'aura rien a craindre.

Un voile de tristesse passa sur le visage d'ama.

- tu es un menteur. Murmura-t-elle


********

Sur le territoire mizaelien. Hope fut frapper par une vague de tristesse. Il refrena l'envie soudaine d'aller la rejoindre. Sa mission devait passer avant tout. Il se faufila donc parmit les habitant du village. Comme amaterasu le lui avait dit, le doute c'etait instaler chez ce peuple.
En ecoutant a la derober, il apprit que beaucoup des descision prise par leur representant politique leur deplaisait. Il decida de se faire engager au chateaux
.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Dim 20 Sep - 18:29

Cela faisait presque trois semaines que Thénan et Mamilao vivaient une idylle parfaite. La demeure du général était resplendissante, les jardins entretenus à la perfection. La jeune Lawaï avait découvert de nombreuses plantes inconnues sur le continent de Wanderstar. La plupart étaient, certes, repoussantes, mais voir comment la nature s’est adaptée à un territoire aussi hostile ravivait sa curiosité. Lors de son arrivée, elle fut accueillie comme une reine. Thénan avait veillé à ce qu’elle ne manque de rien et passait le plus clair de son temps à ses côtés. Les soucis de la guerre étaient bien loin. Mamilao était tellement aveuglée par cet amour qu’elle en avait presque oublié la raison de sa venue. Elle vivait seulement la vie au jour le jour, sans chercher à savoir ce qu’il adviendra. La seule chose qui lui trottait dans l’esprit venait de ses origines. Et si Thénan ne pouvait pas l’accepter comme elle était. Rien que d’y penser, elle se sentait mal, et seule. Malgré cela, elle ne laissait rien transparaître. La vie en ces jours était trop belle pour être gâchée de la sorte.
Ce jour-là, alors qu’elle se préparait dans sa chambre, Undril, la servante de Thénan toqua à sa porte.


– Puis-je rentrer madame ? demanda la servante.
– Bien sûr ! Et je vous ai dit d’arrêter de m’appeler madame.
– …
– Je sais que vous n’avez pas l’habitude, mais je n’aime pas le fait d’être considérée comme supérieure. Nous sommes égales Undril.
– Je ne sais pas d’où vous sortent ces idées, mais un monde où nous sommes tous égaux, ça n’existe pas.
– C’est que vous ne connaissez pas Wanderstar.
– Si vous le dîtes … Enfin. Je ne suis pas venu pour ça. Je voulais vous dire que maître Thénan ne pourra pas rester indéfiniment dans cette demeure, mais que je serai ravie de m’occuper de vous une fois qu’il sera repartit.
– Reparti ?
– Et bien vous savez bien. Il occupe une des fonctions les plus hautes de cet état.
– Que dîtes-vous ?

Mamilao s’était levée brusquement.

– Comment ça ? Vous ne savez donc pas ?
– Undril. Dîtes-moi ce que je devrai savoir.
– Et bien … Maître Thénan n’est nul autre que l’un des quatre grands généraux de l’empire. L’une des personnes les plus importantes dans la reconquête de Wanderstar …

La jeune Lawaï sortit de la chambre en trombe. Cette révélation lui avait fait un choc. Elle était tombée amoureuse de l’ennemi. Elle avait failli à sa mission. Comment avait-elle pu être aussi sotte ? Elle récupéra son bâton et s’apprêta à partir, quand Thénan surgit.

– Que faîtes-vous chère Lao …
– Laissez-moi tranquille. Vous n’êtes qu’un …

Elle s’arrêta subitement. Prise de nausées elle s’agenouilla sur le sol et vomit. Thénan la rejoignit. Elle ne savait plus où elle en était. Qu’est-ce qui lui arrivait ?
Thénan déposa sa main sur le ventre de la jeune lawaï et versa une larme. Son regard était si puissant et sincère. Ce ne pouvait pas être un monstre. Il ne pouvait pas juste être l’ennemi. Il était bien autre chose. Il était bien plus. Plongée dans son regard elle n’avait pas remarqué que Thénan lui caressait le ventre. Lorsqu’elle s’en aperçut, elle le fixa, et pleura à son tour.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Dim 11 Oct - 22:47

Kidjoli, le petit garçon de la Base des Immo, raconta à Kil ce qu’il lui était arrivé, bien que tout était flou dans sa tête. Il s’était senti noyé dans l’océan et était presque persuadé qu’il était mort noyé. Mais une image lui vint à l’esprit. Il se souvint d’une présence, de quelque chose d’anormal et de fascinant à la fois. Sûrement une machination de son esprit. Il n’en dit pas un mot à l’amiral. Celui-ci s’apprêta à prendre la parole quand un marin toqua à la porte.
– Contre-Amiral ! L’amiral Wallport est arrivé sur le pont.



***



Li Lomim faisait face à celui qu’elle rêvait de tuer depuis toujours. En voyant Nastan, Cow-Nahr rumina.

– Toi !
– Choisis bien tes assassins à l’avenir, dit la Lawaï d’un ton moqueur. Celui-ci n’a pas été très dur à retourner.

Une goutte coula sur la tempe de Nastan.

– Maintenant laissez-moi partir, c’était notre accord.
– Pour aller voir qui ? J’ai déjà tranché la gorge de ta bien aimé.
– Mais que …
– Oh ! Et puis, tu me gènes.

Son sabre n’eut qu’un mouvement à faire pour le découper en deux morceaux. Du sang gicla sur les deux assassins.

– Tu sais qui je suis, grand assassin de l’ombre ?
– Bien sûr. Qui n’a jamais entendu parler de toi. Li Lomim, la tueuse d’assassin. Que viens-tu faire par ici ?
– Je suis venu pour lui, dit-elle en désignant le jeune Lawaï.
– Je regrette mais c’est mon apprenti désormais. Il n’appartient plus aux Lawaïs de décider de son sort.

Elle sourit.

– Alors ce jour est finalement arrivé, dit-elle.
– Kélan ! Vas-t-en ! Je te rejoindrai quand j’en aurais fini avec elle.

Le jeune Lawaï s’exécuta aussitôt. Li Lomim jubilait de plaisir à l’idée d’affronter cet homme.

– Voyons voir si tu es à la hauteur de ta réputation, assassin de l’ombre.

Elle s’élança.



***



Mil Djo Mim regardait l’horizon. Il arriverait dans quelques heures, tout au plus.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Sam 17 Oct - 17:43

Sur le continent a l'est de Wanderstar la reine Ama s’étirait.

-Bon sang, les cérémonie de mariage ont-elle toujours été aussi longue ?
-C'est sans doute parce que vous avez pris l'habitude de beaucoup bouger ces dernière semaine.
-Possible... Enfin il va nous falloir rentrer. suis moi on va dire au revoir a Nihal.

La reine se fraya un chemin parmi les personne agglutiner autour des jeunes marier. elle  échangea quelque mots avec sa fille a voix basse avant de déclarer a voix haute :"J’espère que quand je reviendrais, j'aurais de magnifique petit enfants!" elle s’éloigna rieuse alors que le visage de nos jeune tourtereaux virait au rouge tomate.
Lors ce qu'elle fut suffisamment loin, son rire s’éteignit et son visage devint sombre. Elle changea de coiffure et reprit sa tenue noir de combat.


-Majesté, pourquoi étés vous si pensive ?
-J'ai un mauvais pressentiment. Je me demande pourquoi. Es ce parce que j'ai peur que le scénario soit le même qu'il y a 8000 ans ?
-Que s'est il passer il y a 8000 ans?
-Lors de la bataille suivant notre victoire, nous avons perdu énormément d'homme. Je me souviens encore des millier de corps que je devait enterrer. Élana, quoiqu'il arrive si jamais je dit de fuir, fait le.
-Une autre question, pourquoi vous avoir attacher le cheveux ainsi ?
-Elle permet une mobilité plus grande qu'un bras utiliser les lame a leur extrémité est très pratique. et les nattes permettent d'accrocher les kunai.

Spoiler:
 

La voix provenant de sont cou les interrompis
-Ama. J'ai un message de Hope
-OK dit le moi
- « J'ai quelque nouvelle sur les Mizaeliens. Il semblerais que le comportement de la reine Zimi a grandement changer depuis sont retour. J'ai décider de m'infiltrer dans le château pour en savoir un peu plus. 
Ps: N'oublier pas que Tsukuyomi reste Tsukuyomi. Il se souviendra et ce peu importe les obstacles.»

La reine sourit. Sa capacité a ressentir les sentiment de son propriétaire est vraiment d'un ennuis.
Enfin bref

-Je rentre demain matin sur le continent, Hope je compte sur toi pour les Mizaeliens. Ren il nous faut rentrer maintenant.

Ren se changea en hélicoptère. Il partirent du continent. Ama ferma les yeux, il lui faillais dormir pour être opérationnelle lors de la prochaine bataille.

En arrivent sur le sol de Wanderstar, Ama demanda a N°1 de transporter a Yukiteru un message parlant de son mauvais pressentiment. Puis se mit en route en direction de l'aura de Supercoussinet. Il avait a parler tout les deux.
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Zimi
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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Jeu 24 Déc - 15:06

Pendant ce temps, quelque part aux frontières du Royaume Mizaëlien, Dénara, émergeait des buissons, en pestant.
« Rah ! Bon sang ! Han ! Mais comment elle fait l'autre chouineuse pour pouvoir se déplacer avec cette robe ?! Ça s'accroche partout et je ne peux pas faire un pas s'en me prendre les pieds dedans ! Rah ! Bon sang ! »
Elle tira d'un coup sec afin de se libérer des ronces qui s'étaient agrippées au bas de sa robe couleur mauve. Mais elle s'acharna si violemment que le tissu, pourtant résistant, se déchira net. L'instant d'après, l'usurpatrice se retrouva par terre, à plat ventre sur un tapis de feuilles morte. Alors qu'elle allait prononcer un ultime juron, elle aperçut un groupe de personnes en armure qui se dirigeait vers elle, au pas de course.
« Votre Altesse ? Votre Altesse, est-ce que tout va bien ? » demanda l'un d'entre eux, celui qui était en tête et qui portait une longue cape zinzolin.
« Ce doit être des soldats Mizazaliens en patrouille. Songea Dénara. En attendant, mon sort de déguisement fonctionne à merveille ; ils me prennent pour leur stupide reine. Ce sera plus aisé que je ne l'espérait. »
Voyant qu'elle restait à terre, le capitaine de la patrouille insista avec inquiétude :
« Majesté, n'avez-vous rien de cassé ? »
Tirée de sa réflexion, Dénara se remit debout prestement, et tout en enlevant les brindilles de sa robe, bougonna :
« Ça va, je suis assez grande pour me débrouiller toute seule. »
Soulagé, le militaire poussa un soupir, puis se tourna vers l'un de ses hommes.
« Toi ! Va vite à la capitale annoncer que la reine Zimi est de retour ! »

Tandis que le soldat partit à la hâte vers la ville, le capitaine se tourna vers Dénara et lui dit :
«Venez Majesté, nous allons vous escorter jusqu'à votre palais. »
Dénara se réjouit intérieurement. Les Mizaëliens allaient, sans le savoir, faire entrer l'un de leurs ennemis au cœur même du royaume. Alors que le cortège s'avançait en direction de la ville, le capitaine s'empressa de questionner la souveraine.
« Alors vôtre Altesse, j'espère que l'Empereur Writon vous a fait bon accueil. 
-Mouai plutôt sympa...
-Ah tant mieux. Veuillez excuser ma curiosité, mais que vous a-t-il dit ? Qu'avait-il de si important à vous proposer ?
-Oh, et bien... il souhaitait...euh... il souhaitait me suggérer de m'allier avec lui, ce que j'ai bien évidement refusé. Je lui ai même claqué la porte au nez. Se vanta Dénara.
-Et bien, Oh reine Zimi. Il a dû bien vous énerver, si vous avez agit comme tel ! Vous qui êtes d'ordinaire si calme et d'un grand sang froid ! Déclama le capitaine surpris par sa réponse.
-Moui, si tu le dis...
-Oh ! Quel joli livre vous avez là ?! S'exclama t-il en apercevant l'ouvrage tenu par Dénara. Cela me semble être un grimoire, où l'avez vous obtenu ?
-C'est pas un grimoire, abruti ! C'est un livre de contes, tu sais les histoires qu'on raconte aux mioches avant de dormir. C'est un cadeau de l'Empereur !
-Mais au fait, reprit le capitaine après un silence, vous revenez seule ?! Où se trouve Eakto ? Je croyais qu'il vous accompagnait lors de votre voyage.
-Qu'est-ce que j'en sais moi ?! Il est assez grand pour se débrouiller tout seul ce lion ! Il n'a pas besoin d'une baby-sitter ! Bon en attendant, moi, je suis exténuée par ce voyage. J'ai hâte de rentrer au palais ! On ne pourrait pas accélérer la cadence, je n'ai pas que ça à faire, moi ! » Aboya Dénara, agacée par les questions incessantes du militaire.
Aussitôt, le capitaine se tut, mal à l'aise, et surtout décontenancé par la soudaine saute d'humeur de sa souveraine. Mais il n'insista pas d'avantage, songeant que le périple et son entretien avec l'Empereur avaient dû être éprouvants. Il décida de se tenir à carreau et fit signe à ses hommes de marcher plus rapidement. De son côté, Dénara se dit que son caractère différait énormément avec celui de Zimi, et qu'elle avait intérêt à redoubler de vigilance si elle ne voulait pas se faire démasquer.

Quelques temps après, alors que le soleil commençait tout juste à se lever, la petite troupe arriva en vue de la prestigieuse capitale Mizaëlienne. A peine avaient-ils franchit l'épaisse muraille qui protégeait le cœur politique du royaume, Dénara ne put s'empêcher de s'exprimer intérieurement :
« Alors ça ressemble donc à ça, le monde des Mizazaliens ! Franchement, je suis déçue. Je m'attendais à mieux de leur part... »
Elle examina les lieux autours d'elle. Partout dans la cité resplendissait la joie de vivre, l'insouciance, l'allégresse, le bonheur. Sur presque toutes des maisons, des fleurs multicolores aux mille senteurs égaillaient les façades de pierres de grès. Au-dessus, suspendus par des fils entre les toits, pendaient des rubans aux vives couleurs qui flottaient au vent. Les habitants, quant à eux, s'adonnaient à leurs occupations, en chantant des airs entêtants. Plus loin, un groupe d'enfants s'amusaient à un jeu de balle. Soudain, une voix s'éleva au-dessus du brouhaha général :
« Regardez-tous ! Notre reine bien-aimée est de retour ! »

Aussitôt, tous abandonnèrent leurs activités pour se regrouper autour de l'escorte et acclamer la reine. Dénara fut alors étonnée par ce qui se passa par la suite ; les Mizaëliens, tous ensemble, tendirent leurs bras vers l'avant, paumes tournées vers le ciel. Dans le creux de leurs mains, apparut une petite lueur blanche aux reflets bleus, et par la suite, toutes ces petites lumières s'élevèrent vers les cieux, avant de se réunir en une grande sphère lumineuse. Cette dernière éclata et se transforma en une magnifique pluie d'étincelles qui retomba, légère sur le sol. C'est ainsi que les Mizaëliens ont pour coutume de souhaiter la bienvenue à leur souveraine. L'usurpatrice resta un moment fascinée par cet étonnant spectacle avant de se rappeler :
« J'oubliais que ces indigènes maîtrisent une sorte de magie primordiale, soit disant essence de leur « Déesse » et qui leur donne la capacité de réaliser des choses remarquables. Mais, ce n'est pas avec cela qu'ils arriveront à nous repousser. »
Sur ce, Dénara fit signe au capitaine qu'elle souhaitait se rendre au plus vite au palais. L'armée ordonna aux citadins de s'écarter afin de laisser passer leur souveraine. Une fois la reine partie, la foule retourna à ses occupations, ravie que leur souveraine soit de retour chez elle.


Le palais royal des Huit Souverains Mizaëliens est situé sur une petite colline, qui surplombe la ville. Une fois à l'intérieur, Dénara ordonna qu'on la conduise sans tarder à la bibliothèque. Après avoir déambulé dans de vastes couloirs, ornés de somptueux motifs floraux encadrant de larges fenêtres, la petite troupe s'apprêtait à pénétrer dans la salle de lecture. À peine entrée, Dénara fit une description de ce qu'elle voyait. La bibliothèque était une vaste salle, aussi grande que haute, avec d'immenses étagères, remplies de livres et de rouleaux de parchemins. Au-dessus de la salle, un vaste dôme en verre laissait passer la lumière naturelle du soleil, illuminant la pièce d'une aura douce et chaleureuse. Au centre de la salle, trônait un majestueux arbre, aux branches noueuses qui s'étendaient vers le ciel. À ses pieds, des gens en longues robes assis en tailleur, semblaient plongés dans une profonde méditation. En fait, cet arbre n'est pas n'importe quel arbre : c'est l'Arbre du Savoir. En effet, c'est par cet arbre que, dit-on, les hommes du passé transmettent leur savoir aux sages d'aujourd'hui qui, par l'intermédiaire de l'arbre reçoivent les paroles des âmes, afin que rien ne soit perdu. C'est comme si l'arbre était une connexion le passé et le présent. Dans ce lieu, régnait un silence religieux, chacun étant plongé dans la lecture des précieux ouvrages. On entendait que le bruit des pas des personnes sur le marbre luisant, faisant des vas et vient entre les différentes rangées d'ouvrages.
Dénara était aux anges. Voilà l'endroit rêvé pour débuter ses recherches.
« Bon aller, je vais pouvoir tranquillement fouiller dans leur bibliothèque. Qui sait, peut être que je trouverai des renseignements sur les fameux gantelets qu'Axel veut récupérer. Voyons voir, par où commencer ? »
Elle s'apprêtait à attaquer une étagère sur laquelle trônait un énorme ouvrage à la reliure usée par de nombreuses lectures, quand une voix derrière elle la fit sursauter.
« Euh... vôtre Majesté ?
-Quoi ?! Qu'est-ce qu'il y a ?! Fit-elle en se retournant vers l'individu qui venait de l'apostropher.
-Euh... Et bien vôtre Altesse, les paysans du Royaume souhaitent que vous leur accordiez une audience. Ils vous attendent dans la salle du trône.
-Mouai... j'arrive..." Répliqua-t-elle avec un enthousiasme à tout épreuve et une pointe de sarcasme.
Sur ce, elle emboîta le pas du scribe venu la chercher, traînant les pieds, jusqu'à la salle du trône. C'est une salle circulaire, dont les colonnes imitaient l'écorce noueuse des arbres, se terminant par des chapiteaux semblables à larges branches venant soutenir l'épais plafond. Les fenêtres de la pièce teintée d'orangé accentuaient l'effet végétal de la pièce, comme si on se trouvait dans un sous-bois. Au fond, perché sur une estrade, se dressait un majestueux trône taillé dans l'ébène brut, encadré par deux immenses étendards aux couleurs des Mizaëliens qui tombaient du plafond. Dénara ne prêta guère attention à la somptuosité du décor, ni à l'atmosphère solennelle du lieu. Elle marcha au pas de charge vers le trône, s'y assit lourdement, ou plutôt s'y avachit sans respect, posa son coude sur un des accoudoirs, la main sous le menton, l'air affligé et impatiente.

« Bon aller ! Qu'on les fasse venir, qu'on en finisse ! Je n'ai pas que ça à faire, moi ! »
Les deux gardes se regardèrent un instant, penauds, puis finirent par ouvrir une porte sur le côté de la pièce, pour laisser entrer un petit lot de paysans. Arrivés à hauteur du trône, l'un d'entre eux, celui qui se tenait devant, pris la parole : [/i]
« Majesté, nous venons vous faire part de problèmes concernant les récoltes. En effet, vu que la majorité de nos cultures sont envoyés à l'armée et que l'an passé nous avons eu, je vous le rappelle, un hiver précoce qui a retardé la moisson de Psêazkanu*, nous ne sommes pas certains de pouvoir nourrir toute la population du royaume. C'est pourquoi Votre Grâce, nous faisons appel à votre clémence : nous vous demandons d'ouvrir vos greniers afin de palier à l'éventualité d'une pénurie alimentaire. Il en va de la survie de notre peuple. »
       Dénara était en train d'admirer ses ongles, totalement en dehors de la conversation, comme si les paroles du paysan ne l'avait nullement affecté. Elle attendit tout de même la fin de son discours pour finalement répondre :
« Je n'aurais qu'une seule chose à dire : ceci n'est pas mon problème.
-Que... que voulez vous dire Majesté ? Bégaya le pauvre homme des champs.
-T'es sourd ou quoi ?! Je viens de te dire que je me fiche de vos soucis et que je n'ai nullement l'intention d'ouvrir mes greniers ! Ce qui m'appartient n'appartient qu'à moi et MOI seule ! C'est plus clair maintenant ?! »
Tous se regardèrent sans comprendre, visiblement choqués par les propos de la reine. Ce n'était pourtant pas dans son genre d'être aussi peu prévenante. Un autre paysan tenta cependant :
« Mais enfin Altesse, nous sommes démunis face à cette situation, nous avons besoin de votre soutien. Vous devez nous aider...
-Et qu'est ce qui m'oblige à vous venir en aide ! D'abord, moi j'y connais rien en agriculture. C'est vous les spécialistes, non ? Alors, débrouillez-vous pour nourrir tout le monde, et remplir mon grenier par-dessus le marché !
-Mais, nous avons beau être paysan, cela n'empêche pas que nous manquons de ressource pour faire pousser des denrées suffisantes. Tenta-t-il vainement. Je vous en supplie Votre Gracieuse Majesté, vous qui avez d'ordinaire un cœur aussi pur que le cristal, venez nous en aide.
-Vous n'êtes qu'une bande d'incapables et de ratés finis ! Ce n'est pas de valeureux laboureurs que j'ai en face de moi, mais un ramassis de geignards qui ne cessent de se plaindre ! Voilà ce que vous êtes ! Et si vous n'êtes pas capable de nourrir ce Royaume, vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous même ! Minables ! Péquenauds ! Traînes misère ! Vous ne valez pas mieux que des clochards ! Ah bah il est beau le Royaumes avec des empotés pareils ! Tu m'étonnes que ça va mal ! Vous mériteriez que je vous envoie en première ligne, en plein désert, face aux Pakétiens ! Aller, je me tire, je ne resterai pas une seconde de plus dans cette pièce, en compagnie de telles erreurs de la société ! »
Et Dénara se leva d'un bond, descendit les marches de l'estrade et sortit hautaine, le menton relevé, laissant les agriculteurs et les gardes, complètement déconcertés par ce qu'il venait de se passer.

De retour à la bibliothèque, Dénara se frotta les mains, sourire malicieux aux lèvres.


« Aller maintenant que cette histoire est terminée, je vais pouvoir me lancer dans mes recherches.
-Vôtre Altesse ? Émit timidement le scribe de tout à l'heure.
-Quoi encore ?! Soupira Dénara, une pointe d'exaspération dans sa voix.
-Excusez-moi de vous déranger de nouveau, mais vous avez promit de faire une démonstration de vos talents d'archère aux jeunes recrues de notre armée, si je ne m'abuse. Ils vous attendent à l'orée de la forêt.
-Bon bon, j'arrive... » Ronchonna Dénara, luttant désespérément pour conserver son sang froid.

C'est tout près de la lande Rêb Elphirz que se trouvait le lieu d'entraînement au tir à l'arc. L'archerie étant une des principales forces offensives des Mizaëliens, il était donc impératif que les jeunes recrues sachent maîtriser cet art de combat. Lorsque Dénara arriva, elle aperçu de jeunes enfants d'une douzaine d'années environ, positionnés sur le pas de tir, alignés en face de grandes cibles de paille. Arc en main, ils s'appliquaient à viser et à tirer leurs flèches, tout en se concentrant sur leur geste au moment de la tractation de la corde. Dénara fut surprise en constatant que les Mizaëliens préféraient manier des armes plutôt rudimentaires, lorsqu'une déflagration bruyante se fit entendre. Une jeune archère venaient de décocher sa flèche et cette dernière, en allant frapper la cible, causa une violente explosion rougeoyante, la faisant s'embrasser avec fracas. Tous sursautèrent, stupéfait. Le professeur qui supervisait l'entraînement, sortit de sa torpeur, alla voir la jeune effrontée.
« Et bien Zaphata, que t'arrive-t-il ? J'avais pourtant dit que d'abord vous devez vous concentrer sur la visée, et seulement après nous verrons les sorts de tir.
-Mais, protesta la petite aux yeux couleur mandarine, moi je m'ennuie à tirer sans cesse à longueur de journée et à répéter inlassablement le même geste ! C'est ennuyeux ! Moi ce que je veux, c'est détruire des cibles à grands coups de magie, les voir se réduire en poussière rien qu'en décochant une flèche, comme les grands guerriers! Ça serait trop génial !
-Je te comprends mon enfant, mais sache qu'avant de pouvoir faire cela, il te faut avant tout maîtriser à la perfection les bases du tir à l'arc. Et puis, la Force de la Destruction fait certes partit de nous, mais elle doit être manipulée avec prudence et parcimonie ; tu dois toujours être consciente de tes actes, quelque soit les circonstances. Ne l'oublie pas. »
Alors que la petite guerrière méditait sur les mots du maître, ce dernier s'était retourné, se rendant enfin compte de la présence de la souveraine qui observait sans mot dire la scène.
« Ah votre Altesse ! C'est un tel honneur de vous recevoir ici ! Votre présence honore ce lieu ! Il se tourna vers ses élèves. Comme vous pouvez le voir, ces jeunes pousses s'entraînent durement afin de devenir un jour de fiers gardiens de notre royaume, et ils sont tous impatients de voir un vrai maître à l’œuvre. Vous allez pouvoir montrer vos talents à ces jeunes recrues, Majesté.
-Pardon ? S'étonna Dénara.
-Allons votre Altesse, ne soyez pas modeste. Tout le monde sait que vous êtes la meilleure archère émérite du continent. Votre renommée dépasse même les frontières.
-Rien que ça ?! S'étouffa Dénara, visiblement impressionnée par la célébrité de celle dont elle usurpe le rôle.
-Oh oui Votre Majesté ! Piailla un jeune garçon avec un bandeau sur le front afin de retenir son épaisse chevelure. Montrez-nous comment faire pour devenir de vrais combattants !
-S'il vous plaît Reine Zimi, ce serait fantastique de vous voir tirer ! J'ai toujours rêvé de vous regarder en vrai exécuter avec précision un de vos tirs spéciaux ! Renchérit un autre archer, ses grands yeux bleus brillant d'admiration.
-Allons allons les enfants, un peu de calme ! Intervient le maître. Je suis certain que Notre Souveraine bien aimée se fera une joie de vous montrer ses talents, mais à la condition que vous vous teniez tranquille. Je vous ai déjà dit que cette discipline requiert beaucoup de concentration et de calme. Alors, pas un bruit, est-ce clair ?
-Oui maître. Répondirent-ils tous en chœur.
-Bien. Chère Reine Zimi, si vous êtes prête, nous allons passer à la démonstration sans tarder. Mais ! Je vois que vous n'avez pas apporté votre arc magique, véritable artefact des temps anciens. Où est-il ?
-Et bien... Bredouilla cette dernière. Je... j'ai dû le laisser dans mes appartements. Puisqu'il est magique, je me disais qu'il serait trop dangereux de laisser ces marm... ces enfants s'en approcher.
-Sage décision. Cela ne fait rien, nous allons vous en prêter un autre. »

Dénara fit une moue quand on lui tendit l'arc en bois d'acajou. Elle l'empoigna fermement avant de se diriger d'un pas lent vers le pas de tir. Elle se plaça bien en face de la cible, puis saisit une flèche, plantée dans le sol juste à côté d'elle. Elle l'encocha sur la corde, arma l'arc, et après avoir saisi la corde à pleine main, commença à tracter la corde.
« Pour le moment, tout se passe bien. » Pensa Dénara pour se rassurer.
Elle visa avec assurance tout en continuant à tendre la corde et au moment où elle estima que la pointe de la flèche était bien au centre de la cible, décida de tout lâcher. A ce moment là, l'arc détendu partit deux mètres en avant, en faisant un rebond sur le sol, tandis que la flèche lui reste entre les mains. Il y eu un silence gênant. Tout le monde fixa la reine, éberlué, ne sachant que dire, ni comment réagir face à ce qui venait de se produire. Dénara resta à un moment sans un rien faire, essayant de comprendre où elle s'était trompée.
« Je ne comprends pas... ça aurait dû marcher pourtant... J'y arrive bien à l'arbalète, alors normalement ça doit être plus simple avec un arc...
-Tout va bien votre Altesse ? Demanda le professeur.
-Euh... oui oui... Répondit Dénara qui était encore plongée dans sa réflexion. Je... j'avais les mains moites... et puis, je... je n'aime pas quand les gens me regardent. Ça me rend nerveuse... Ajouta-t-elle en essayant de se justifier.
-Certes. Fit le maître. Néanmoins, la tenue de votre arc me semble, comment dire ? Un peu... particulière.
-Ah oui ?! Comment cela? Questionna-t-elle d'un ton étonné.
-Et bien, déjà pour commencer, il aurait fallu tenir votre arc à la verticale, et non à l'horizontale. Et puis, il est inutile de prendre la corde à pleine main, trois doigts suffisent amplement. Et surtout une dernière chose : il ne fallait pas lâcher la poignée de l'arc, voyons ! Je ne sais pas ce qu'il vous arrive votre Altesse, mais sauf votre respect, vous avez l'air d'une novice n'ayant encore jamais tenu un arc de sa vie.
« Peut être parce que c'est EFFECTIVEMENT la première fois de ma vie que j'en tiens un. » Songea Dénara. Puis elle se repris et déclara sans se départir :
-Et bah peut être que ma manière « particulière » comme vous le dites n'est pas si inefficace que cela ! Si ça se trouve, c'est même la meilleure façon d'atteindre la cible ! Et comme je vous l'ai dit précédemment, tous ces gens autour de moi me rende nerveuse ! Tenez, je vais recommencer ! On verra bien si je suis une novice !
-Voyons Altesse, pas la peine de vous emporter... tenta le maître.
Mais Dénara ne l'écouta pas d'avantage. Déterminée, elle reprit l'arc qu'on lui ramenait et refit le même geste que précédemment, sauf que cette fois-ci, elle fit bien attention de ne pas lâcher la poignée de l'arc.
« Cette fois, ça devrait marcher. »
Elle décontracta ses doigts, laissa glisser la corde pour faire partir la flèche. Sauf que cette dernière, au lieu de filer droit dans la cible, retomba lamentablement à quelques centimètres devant Dénara. La colère et l'humiliation s'emparèrent de la jeune sorcière. Elle pesta intérieurement contre cet arme de jet débile, les mains crépitant légèrement d'étincelles argentées. Le maître s'approcha d'elle, s'apprêtant à lui faire part de ses commentaires, quand elle lança haut et fort :
-Attendez. Et toi là bas ! Elle pointa du doigt un militaire parmi l'escorte qui l'accompagnait. Viens un peu par ici ! »
Incrédule, le soldat s'avança vers la pseudo archère, sans se méfier. Arrivé à sa portée, Dénara saisit l'arc par une une des branches, et par un coup violent, alla frapper la joue du pauvre malheureux, qui n'avait évidement pas vu le coup venir. La gifle fut tellement forte qu'il chancela, complètement déboussolé. Une longue balafre marquée son visage, de la tempe au menton et son œil avait considérablement enflé. Satisfaite, la Vice-impératrice posa l'arc sur ses épaules et harangua la foule :
«Ah bah voilà comment on doit se servir d'un arc ! C'est tout de même bien plus efficace que de s'enquiquiner à essayer de planter des bouts de bois pointus dans un amas de paille ! 
Et sous leurs regards complètement médusés, elle ajouta :
-Bon, c'est pas tout ça, mais moi j'ai du travail qui m'attend. A la revoyure ! »
Elle jeta irrespectueusement l'arc par dessus son épaule, étira ses membres engourdis par l'effort, et partit sans plus de cérémonie.

Revenue pour la énième fois à la bibliothèque, alors que le soleil commençait à peine à décliner, Dénara pensa avec soulagement :
«Ah ! Cette fois, je pense avoir la paix pour fouiller dans cette...
-(*tousse tousse*) Vôtre Altesse ?
-Raaaaah ! Mais c'est pas vrai ! Vous ne pouvez pas me laisser tranquille à la fin, non ?! Vociféra-t-elle, croyant à cet instant que ses nerfs allaient craquer.
-Euh... pardonnez mon insistance, je sais que vous avez hâte de vous replonger dans vos lectures, mais il me semble que c'est l'heure de votre entretien avec les Sept autres grands Souverains de ce Royaume. 
-Non mais c'est pas possible ! On ne peut avoir la paix deux secondes avec vous, espèce de #%£¤@  de Mizazaliens !»
Le scribe, qui ne savait plus où se mettre, attendit que la reine laisse sortir toutes les injures qu'elle pouvait, et quand celle-ci fut calmée, il l'accompagna jusqu'à Tha Sudên. Le trajet entre les deux villes se passa plutôt bien, outre le fait que Dénara ne cessa de râler à tout bout de champs. Dans le palais secondaire, elle fut amenée jusqu'à la grande salle circulaire qui servait de lieu de réunion au Conseil des Huit Rois. Elle y fit une entrée magistrale, en ouvrant la double porte avec fracas, ce qui ne manqua pas d'attirer toute l'attention sur elle. Sans prendre la peine de les saluer, elle alla s'asseoir à la table, parmi les autres souverains, en posant ses pieds sur la table.
« Alors mes mignons, ça biche ?! Ça gaze ?! Tout roule ma poule ?! On nage dans le bonheur ?! »
Elle lança une clin d’œil aguicheur à Lekhaim, se qui le mit aussitôt mal à l'aise. Sa soudaine attitude ne manqua pas d'interloqué Kepsura. Elle l'examina en plissant les yeux, l'air inquisiteur. Dénara ne s'en soucia guère. Déjà Nêmza lui posa sa première question :
« Alors chère Sœur, comment s'est passé votre entretien avec l'Empereur des Élodiens ?
-Mouai, ça s'est plutôt bien passé. Il est du genre sympathique, mais sans plus. Nous avons discuté, j'ai écouté ce qu'il avait à me dire, mais je lui ai fait clairement comprendre que sa proposition ne m’intéressait pas. Et puis après, et bien je suis partit. C'est tout.
-Ah. Et bien voilà une heureuse nouvelle. Bon, je suppose qu'un affrontement contre l'armée impériale ne peut être évitable, néanmoins, vous lui avez montré que le peuple Mizaëliens ne comptait pas se rendre aussi facilement. Quoiqu'il en soit, soyez sûre que nos troupes seront prêtes à riposter en cas d'assaut. Avisa Nimbês, les bras croisés sur sa poitrine, fier de lui.
-Mouai... Tiens en parlant de manière de riposter, il faudrait revoir l'armement. Je trouve, pour ma part que les arcs sont, pour ainsi dire, désuets. Nous ne pourrions pas investir plutôt dans de l'équipement un peu plus...moderne ? Vous n'avez pas des armes à feu, des canons ou des machines de guerre, quelqu chose qui pète le feu, quoi ?
-Si je puis me permettre, chère Sœur. Intervient Nephrit, Grâce aux répliques de l'Ezli, artefact qui je vous le rappelle permet de créer de l'énergie à partir d'une pierre magique et qui placé au cœur de machines plus complexes, nous donne largement la possibilité de nous défendre. La majorité de nos flottes actuelles fonctionnent avec cette technologie, et il en va de même avec une partie de notre arsenal. Il n'est certes pas très important, mais vous même aviez dit que vous préfériez le réserver en cas d'extrême nécessité, car ces armes sont dangereuses et vous souhaitiez le moins de perte possible, quelque soit le camp.
-Et bien, j'exige dorénavant que ces armes à énergie soit augmentés ! Sérieusement, si vous croyez que vous allez nous résist... euh... je veux dire, si vous croyez que nous allons leur résister avec un tel pitoyable armement, c'est que vous êtes plus naïfs que je ne le croyais ! »
La réplique de l'usurpatrice jeta un froid au sein du Conseil. Tandis que Nêmza, Nephrit et Lekhaim se regardèrent interloqués, se demandant quelle mouche avait piqué leur Sœur, d'ordinaire plus calme et moins belliqueuse, Dénara reprit de plus belle :
«Et puis, comment se fait-il que les paysans viennent se plaindre du manque de nourriture au sein du Royaume ?! Vous croyez franchement que c'est le moment ?! On a pas que ça à faire, tout de même !
-Nous avons effectivement eu vent de ce problème. Avisa Kepsura d'un ton étrangement posé. Il ne faudrait, bien au contraire, le prendre à la légère. Si nous ne faisons rien, notre peuple risque d'être en grande difficulté.
-Je suis d'accord avec Kepsura. Intervient Nêmza. Si cette situation perdure, nous risquons de voir notre peuple se déchirer. Nous devons réfléchir sérieusement à une solution avant que cela n'empire.
-Et moi je dis et répète qu'il faut avant tout développer l'armement à tout prix au lieu de perdre du temps à parler moisson ! Exulta Dénara, hors d'elle. Vous rigolerez moins quand les nouveaux champs seront détruits par l'armée de l'Empereur, faute de moyens de défense ! Parce que lui, au moins, il ne se pose pas de questions futiles, il agit ! Si les citoyens ne sont pas à la hauteur de ses exigences, il leur dit d'aller se faire voir ! Alors que les choses soit bien clair : que le peuple meurt de faim, est le cadet de mes soucis ! Ce qui importe le plus, c'est de gagner cette guerre à tout prix !
-A vous entendre, on dirait bien que le sort de nos citoyens vous importe peu. Minauda Iphira, les dents serrées.
-Mais que vous arrive-t-il Zimi ? S'enquérit Nimbês alarmé, tentant désespérément de calmer le jeu. Nous ne vous reconnaissons plus. Vous ne dites pas ces choses là normalement. Je vous en prie, reprenez-vous, reprenez votre sang froid, pour l'amour d'Aesla ! Vous qui êtes d'ordinaire si prévenante quant à la sécurité et à la protection de notre...
-Et bah j'ai décidé qu'il fallait que ça change. Parce que ce n'est pas avec une bande d’empotés comme vous que vous allez survivre au cataclysme qui se prépare. Vous allez morfler, c'est moi qui vous le dit ! »
C'est à ce moment que Moktheu, qui n'avait rien dit jusqu'à présent, offensé par l'insulte proférée par son aînée, planta sa hache avec fracas sur la table, comme il avait l'habitude de le faire lorsque quelque chose le contrariait.
« Reine Zimi ! Fulmina-t-il. Je ne sais pas si c'est votre voyage ou votre entretien avec l'Empereur qui vous a mis dans un tel état, mais je vous somme de vous calmez sur le champ et de vous ressaisir ! Votre comportement est inadmissible et commence à me taper sur les nerfs ! »
Dénara descendit tranquillement ses pieds de la table, se rassit bien droite face à Moktheu. Elle posa ses mains bien à plat, se pencha légèrement, le regarda droit dans les yeux, un étrange sourire aux lèvres.
« Alors, cher confrère, pour commencer. Elle inspira à fond et lâcha : TU ME PARLES SUR UN AUTRE TON, D'ABORD ! NON MAIS, POUR QUI TU TE PRENDS?! T'ES PAS MON PÈRE, PIGÉ?! JE SUIS LA REINE SUPRÊME DES MIZAZALIENS, MOI ! J'AI LE POUVOIR ABSOLU SUR VOUS TOUS! ALORS, TU VAS TOUT DE SUITE RANGER TA HACHE ET TE CALMER IMMÉDIATEMENT ! C'EST CLAIR ?! »
Un silence de plomb s'abattit dans la pièce tandis que Dénara crépitait de fureur. La fatigue et l'effarement devaient avoir entamé leur jugement, car ils crurent apercevoir des étincelles émanaient de son corps.
« Zimi...êtes-vous certaine que tout va bien ?
-Vous croyez peut être que tout va bien ?! Ce demeuré hystérique vient de casser ma table ! Et vous le laissez faire sans réagir ?! Ma table ! Une belle table toute neuve ! Tu mériterais que je te la fasse rembourser, abruti ! »
Elle planta son regard plein de haine dans celui du souverain belliqueux. Ce dernier, qui n'avait pas apprécié l'insulte, se leva d'un bond, l'air menaçant. Aussitôt, Lekhaim se plaça devant lui pour l'empêcher de commettre une folie.
«Vous voyez ?! Grinça ironiquement Kepsura. On dirait que le sort de cette table préoccupe plus notre chère Sœur que celui de notre Royaume.
-Ce n'est pas n'importe quelle table ! Proféra Nêmza, voyant que la situation s'envenimait dangereusement. Il s'agit de la Table autour de laquelle nous avons décidé de nous réunir afin de bâtir, jadis ce havre de paix. Il est compréhensible que Zimi y tienne en tant qu'héritage de notre glorieux passé.
-C'est vrai. Marmonna Iphira, ignorant la réplique de Nêmza. Son comportement est de plus en plus... suspect, pour ainsi dire.
Tandis que les deux Souveraines continuaient leurs messes-basses inquisitrices, Moktheu, qui s'était calmé entre temps, lança un regard noir de biais à Dénara en lançant derrière ses dents :
«Zlathir imka ! Vanaka !**»
Cette fois-ci, pour Dénara, ce fut la goutte de trop. Elle bondit d'un coup, faisant renverser sa chaise et vociféra de toutes ses tripes :
« Écoutez-moi bien bandes de moins que rien, tous autant que vous êtes ! Vous commencez tous à me taper sur le système avec vos absurdités ! J'en ai vraiment RAS-LE-BOL de vous, vous m'entendez ?! Et sachez que je me fiche totalement de votre sort à tous !
Et elle quitta la salle précipitamment en claquant la porte.

Quand elle rentra dans la bibliothèque du palais à la tombée de la nuit, elle supplia intérieurement pour que plus personne ne vienne la déranger ; elle ne supporterait pas de voir un seul Mizazalien de plus pour la journée. Elle s'empara à la hâte de l'ouvrage qui l'avait interpellé tantôt, et sortit de la bibliothèque pour se rendre dans ses appartements, d'un pas précipité. Une fois à l'intérieur, elle se laissa tomber de fatigue et de soulagement sur le lit. Enfin, elle était seule, loin des tracas de sa mission. Elle se saisit de l'ouvrage récupéré, sereine, mais ce n'est que lorsqu'elle regarda le titre que sa mine se décomposa : « Les 150 recettes culinaires les plus fameuses des Mizaëliens ». Furieuse et aux bords d'une nouvelle crise de nerfs, elle brûla le livre, avant de le jeter par la fenêtre. C'est à ce moment qu'elle se rendit compte de quelque chose : elle avait oublié son livre de magie à la bibliothèque. Dans un ultime soupir de désespoir, elle s'effondra d'épuisement, frappant rageusement l'oreiller en duvet de griffon.

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MessageSujet: Re: Chapitre 2 - Les Batailles de la Jambe Gauche de Waï   Ven 18 Nov - 23:50

_Empereur ! Les lawaïs ont forcé les murailles de la capitale !
_Impossible ! Ils ne peuvent pas ! À moins que quelqu'un ne les aides...


_Ces... Ces souvenirs...

_Chiens de lawaïs ! Prenez ça !
Un puissant rayon apparut du bout de l'étrange sceptre tenu par l'Empereur, qui commença à rire de manière démente.


_Ce... ne sont pas...

_Toi, évidemment...

_... mes souvenirs.

_Meurs traître !
_Arrêtes, je t'en prie ! Renonces tant qu'il en est encore temps !


Aphoerie, ayant depuis retrouvé ses esprits, avait ramené Axel dans son bureau qu'elle avait allongée sur le canapé de la pièce. Elle veillait sur lui comme elle pouvait. En se penchant au dessus d'Axel, elle entendit ses marmonnements.
_Il délire encore... Les larmes lui vinrent au yeux Mais qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce que...
À cet instant, elle sentit une ombre passer derrière elle. Elle se retourna violemment, attrapant le premier truc qui lui passait sous la main pour menacer cette présence.
_QUI EST LÀ ?
Une voix rauque lui répondit.
_Calmez-vous... Et posez donc ça, vous allez bien vous blessez avec...
_C'est vous que je vais blesser !
_Vraiment ? Avec cette cuillère ?
Elle baissa les yeux et remarqua qu'elle tenait en effet une cuillère. Elle soupira alors :
_Mais qu'est-ce qu'il fait avec une cuillère sur son bureau...
_Sans doute l'avez vous prise dans cette tasse... Bon peu importe, je suis là pour transmettre un message à l'Empereur.
_Et bien... Il n'est pas disponible pour le moment...
Aphoerie montra du doigt le canapé où l'Empereur s'agitait. La présence se rapprocha de se dernier et s'agenouilla à son niveau.
_Mais... Que lui est-il arrivé ?
_Il est comme ça depuis quelques temps déjà...
Aphoerie et la présence se regardèrent dans les yeux durant quelques secondes, quand tout d'un coup, elle s'écria :
_Hé mais une seconde ! Je peux savoir qui vous êtes ?!
La présence soupira puis se releva.
_Je me nomme Tha'ga Lykti, et je suis l'espionne personnelle de l'Empereur.
_Axel a une espionne personnelle ?
_En effet l'Athépie.
_Hé ! Mais vous savez qui je suis ?
_C'est mon travail de tout savoir, mademoiselle.
_Je... Je suppose.
Tha'ga s'éloigna un peu de l'Empereur en prenant Aphoerie par l'épaule.
_Bon maintenant, pouvez-vous m'en dire un peu plus sur son état ?
_Euh... Oui, bien sur...

*****

Lorsque Octobre arriva dans la salle d'audience, il vit Atérée folle de rage en train de s'en prendre à un garde. Il se dépêcha d'intervenir.

_Euh, bonjour ?
_OUI QUOI ? JE... Oh, vous devez être quelqu'un d'important vous !
_On peut dire ça en effet, je suis Oc...
_Très bien ! Alors sachez que j'ai été très mal reçue ! Un balourd en armure m'a bousculé et a agressé mon second !
Octobre fit abstraction de son ego brisé et s'interrogea sur cette « agression ».
_Un balourd, vous dites ?
_Oui ! Avec de longs cheveux noirs, une armure très moche et un cigare en bouche !
_Ah lui... Il marmonna alors : Faudra que j'ai une discussion avec lui...
_Vous dites ?
_Rien, ne vous en faites pas, je m'occuperais de ce problème... Sinon, je suppose que vous êtes la reine de Micares ?
_C'est bien moi, je suis Atérée !
Lyrobule qui était resté silencieux, s'exprima alors.
_Et moi, je suis son second Lyrobule. Et vous, jeune homme ?
_Et bien je suis Oc...
_Ou est l'Empereur ?
Interrompu de nouveau par la reine, Octobre ravala sa fierté et n'en fit pas de cas.
_Il n'est pas disponible actuellement, mais je peux sans nul doute m'occuper de votre requête.
_Ah bon ?
_Oui, après tout je suis son bras droit, Oc...
_C'est parfait ! Nous discuterons de ça plus tard, où sont les quartiers pour les invités ?
Octobre senti quelque chose se briser en lui après cette troisième interruption de la reine.
_Un garde... va... vous y conduire...
_Génial ! Merci mon brave... euh... C'est quoi votre nom déjà ?
_... Mon nom ? Et bien c'est... C'est Octobre Onze...
_Comme le mois ? Bon c'est pas dur à retenir alors ! À plus tard !
Atérée suivi alors le garde pour allez aux chambres. En passant, Lyrobule tapota sur l'épaule d'Octobre, lui répétant « Ça va aller, maître Onze, ça va aller... »

*****

_Je vois, alors l'Empereur a commencé à ressentir ces douleurs peu après avoir touché ce curieux sceptre ?
_C'est ça, madame Lykti.
_Appelez moi Tha'ga.
_D'accord...
Tha'ga marcha un peu en rond pour réfléchir.
_Ce sceptre a du réveiller quelque chose en lui.
_Comment ça ?
_Ne l'entendez vous pas délirer ? Il parle de souvenirs ! Il revit quelque chose !
_Vous en êtes sur ?
_Non... Mais c'est une déjà une piste ! Dites l'Athépie, savez-vous ce qu'est la réincarnation ?
_Bien sur...
_Et vous y croyez ?
_Euh... Je m'interroge dessus des fois la nuit...
_Je demandais par politesse, épargnez-moi les détails de votre vie... Sachez juste que dans mon peuple, on dit que les souvenirs de nos ancêtres vivent toujours en nous, enfouis dans notre mémoire. Et je me demande si le fait d'avoir touché ce sceptre n'aurait pas affecté les mémoires enfouies de l'Empereur.
_... QUOI ? Mais c'est dingue ! C'est vrai tout ça ?
_Je ne sais pas ! Je ne fait que partager mes théories, je ne suis pas experte en la matière.
_Ah, je vois...
_Vous ne voyez rien du tout ! Ah par les dieux, il nous faudrait quelqu'un qui s'y connaît...
_Ah ben ! On est pas dans la mouise alors !
Tha'ga et Aphoerie soupirèrent de concert, dépité par la nouvelle.
_Durant mes voyages, j'ai entendu que les mizaëliens sont convaincu par la réincarnation, cette croyance étant même à la base de leur société. Ils doivent s'y connaître, mais avec la guerre...
Aphoerie leva les yeux au mot « mizaëliens ».
_Mais oui bien sur ! Il y'a une grande mizaëlienne ici !
Tha'ga se retourna étonnée.
_Où ça ?!
_Dans les prisons ! Je vais la chercher !

Aphoerie quitta la pièce précipitamment, laissant Axel aux bons soins de Tha'ga.

*****

Lohrgon se sentait faillir. Il avait faim, soif, sommeil, tout à la fois. Ses pensées s’entremêlaient sans que rien de clair n'atteigne jamais son esprit. Alors que plus rien n'avait de sens, il lui sembla voir de la fumée se former dans sa prison de diamant. Une forme se dessina, celle d'une tête de dragon. Il reconnu alors Khori'zin, le roi des dragons de Tyrexil. Celui qui avait décimé sa tribu, celui qu'il avait vaincu il y'a une vingtaine d'années. Lohrgon brisa le silence dans un rire empli de désespoir, avant de s'adresser à Khori'zin.

_Alors, tu es venu te moquer, c'est ça ? « Mes frères d'outre-mer me vengerons... » Tes dernières paroles, Roi des Dragons ! Tu t'en souviens ?! HAHAHaha... On dirait que tu as gagné...
_Lohrgon... Alors tu n'as toujours rien compris...
_De quoi ? Que me cache-tu ? Parles !
_Quand j'ai prononcé ces paroles, mon cœur était rempli de haine, et je t'ai incité à agir comme je le voulais !
_Que... Que veux tu dire ?
_Je vais de raconter mon histoire.
La tête du dragon émergea alors entièrement de la fumée.
_Je suis Khori'zin, le dragon déchu ! Je suis né à Wanderstar il y'a plus de 500 ans et suis mort de tes mains à Tyrexil... J'étais le frère du roi des dragons, Ragat. Et je l'ai toujours jalousé...
Lohrgon ne savait plus si il hallucinait ou si l'esprit de son vieil ennemi était réellement devant lui.
_J'ai tenté un jour de le renverser, mais j'ai échoué. J'ai été banni de Wanderstar. J'ai fini par échouer à Tyrexil, une terre peuplé de grands dragons sauvages. Je me suis battu avec eux et j'ai finalement été reconnu comme leur roi. Je voulais en faire mon armée, pour battre Ragat et enfin le défaire. Mais j'ai fait une très grave erreur il y'a trente ans... J'ai attaqué un village humain, et j'ai oublier d'achever un enfant. Si j'avais su à ce moment là ce que tu deviendrais, je t'aurais traqué... Tu nous a tous tués, tu as détruit mon armée, et alors que tu te rapprochais inexorablement de moi, je savais que tu me tuerais... J'ai alors eu une idée : vu la facilité avec laquelle tu nous as exterminé et ta haine envers les dragons, je t'ai utilisé ! Je t'ai fais croire que les dragons de Tyrexil étaient comme nous, et ainsi à toi seul, tu accomplirais ma vengeance...
Lohrgon était de plus en plus confus
_Espèce de...
_Tu as le droit de m'en vouloir, mais... il y a une vérité que tu dois connaître. Étant désormais dans l'autre monde, je n'ai plus d'intérêt à le cacher... Te souviens-tu de ce que mon frère, Ragat, t'as dis lors de la bataille que tu as perdu ?
Lohrgon tenta de faire le vide dans son esprit, puis trouva la réponse.
_Jun do Wer, soit « Roi de l'Ouest » en draconique...
_En effet, lorsque tu m'as défais, moi, le roi des dragons de Tyrexil, mon titre t'es alors revenu, tout comme mes pouvoirs. Ainsi marche le monde des dragons.
_Mais alors...
_Tu es Lohrgon, Khan des Pyrans et Roi des Dragons de l'Ouest.
Lohrgon était abasourdi par ce qu'il venait d'apprendre.
_Je cherchais à les exterminer, tous les dragons... Alors qu'ils me respectent ?
_Quand tu m'as battu, tu as pris mon titre et mon âme. Tu as fusionné avec et tu es devenu, du moins par l'âme, un dragon toi-même.
_Je... C'est incroyable...
L'aura de fumée commença a se dissiper.
_Mon temps est écoulé, je dois retourner au royaume des morts...
_Khori'zin ! Pourquoi m'avoir dit tout ça ?
_Ma conscience me l'a obligé...
La tête du dragon disparu dans la fumée dans une ultime déclaration.
_N'oublies pas, tu es un dragon...
La fumée se dissipa. Lohrgon ne savait toujours pas la nature de cette apparition, mais il sentait au fond de lui-même que ce qu'il avait appris était la pure vérité.

*****

Quand Aphoerie arriva devant la cellule de la reine, son visage devint livide. L'entrée n'était pas verrouillée et elle était vide, complètement vide. La panique commença à apparaître sur son visage. Elle sentit alors la folie revenir en elle, mais pour une fois elle refusa de se laisser faire. Après de longues minutes de lutte intérieure, Aphoerie retrouva sa raison. Dépitée, elle s'empressa de retourner avec l'Empereur et Tha'ga.

À peine arrivée, elle fondit en larme en expliquant la situation à l'espionne. Cette dernière, après un long soupir, exprima sa frustration.
_Putain ! C'est vraiment pas notre jour...
_Restez polie ! Mais en effet, c'est pas notre jour...
Tha'ga lança un regard plein de pitié à l'égard d'Aphoerie, avant de jeter un œil à l'Empereur.
_Mais on ne peux pas le laisser comme ça... Il n'y a vraiment rien qui pourrait nous aider dans ce palais ?
L'Athépie se mura dans le silence, avant de marmonner quelque chose.
_Peut-être... le jardin du palais ?
_Pardon ?
_Le jardin du palais... Depuis peu, Axel est devenu fanatique de Mizaël, il a même alloué une section entière du jardin aux plantes mizaëliennes, et je crois que c'est un mizaëlien qu'il a engagé pour l'entretenir. Alors peut-être que...
Tha'ga se ressaisit, et afficha un air incrédule avec un ton moqueur dans la voix.
_... que comme c'est un mizaëlien c'est forcément l'expert de la situation ?
_Oui bon ça va, je propose juste !
_... Le pire, c'est que dans l'état actuel des choses, on a pas de meilleure piste...
_Alors, direction le jardin ?
_Oui, pour moi. Vous, vous restez à son chevet. On ne peut pas prendre le risque de le laisser seul, à la merci d'un espion ennemi ou pire, un de ces chiens d'assassins...
_Des... Des a-assa-assassins ?
La voix d'Aphoerie trahissait son inquiétude à ces mots.
_Alors, restez sur vos gardes !
Tha'ga quitta la pièce en vitesse et en toute discrétion, laissant l'Athépie seule, tremblante dans la crainte d'une attaque du monde entier dans le bureau.

*****

Mamilao était en état de choc, allongée sur un canapé de très bonne facture. Thénan faisait les cent pas, très inquiet. Il parlait dans le vide, mais en espérant que Mamilao écoutait néanmoins ce qu'il disait.
_J'aurais du lui dire plus tôt... Je suis un général de l'Empire, oui c'est vrai... Je suis le grand consul d'Hoccidon, oui aussi ! Mais... Tout ça compte si peu, finalement...
_Thé... Thénan...
Entendant son nom de la bouche de Mamilao, qui se réveillait difficilement, il sauta à genoux à ses côtés.
_Lao, mon amour !...
_Je...
_Désolé de t'avoir tout caché, je...
Elle posa sa main sur la bouche de Thénan, lui intimant de se taire.
_Je ne suis pas celle que tu crois...
Elle se redressa droit devant lui, toujours à genoux.
_Mon nom est Mamilao. Je suis une guerrière amofak, une lawaï... J'ai été envoyé ici par mon cousin Supercoussinets pour semer le trouble dans la mère patrie de l'Empereur. Mais... Je t'ai rencontré et... Elle rigola de manière triste. Tu vois Thénan, tu n'es pas le seul à avoir caché des choses...
Thénan était resté très attentif, puis se releva brusquement. Il se mit à marcher en se caressant le bouc. Après de longues secondes, il brisa enfin le silence.
_Lao... Enfin, Mamilao. Je peux te poser une question ?
_Oui... Tout ce que tu veux.
_M'aimes-tu ?
Mamilao fut surprise face à une question aussi bête. En s'essuyant les yeux, dans un petit rire elle lui répondit :
_Bien sur que je t'aime...
Thénan plongea sa main dans son veston et en sortit une étrange pierre luisante. Après quelques secondes, il rigola et la jeta par la fenêtre.
_C'est tout ce que j'avais besoin d'entendre.
Il s'approcha de Mamilao et l'enlaça tendrement.
_Lao... Nous devons fuir...
_Comment, pourquoi ?
_J'ai appris de mes amis que l'Empereur commence à s'inquiéter de mon manque de nouvelle. Et il va certainement vouloir me traquer quand il saura que je l'ai trahi...
_Que tu l'as... trahi ?
_Tu sais, ça doit faire deux bons mois que je sais qui tu es vraiment. Au début, j'ai pensé me servir de toi pour infiltrer l'armée lawaï, mais... je suis tombé fou amoureux de toi...
_Thénan !
_Alors j'ai décrit tous les plans de l’Empereur que je savais sur une lettre, que j'ai envoyé à ton cousin !
_Pardon ?!
_Ne t'en fait pas, je ne lui ai rien dit sur toi... Enfin, tu comprends pourquoi nous devons fuir ?
_Je... Oui, je comprends !
_Parfait ! J'ai une petite résidence secondaire pas très loin d'ici, en Confédération Tarthe ! Nous pourrons y vivre heureux et... Y élever notre enfant...
_Thénan... Je t'aime...

Ils s'embrassèrent fougueusement, à la fois euphoriques et effrayés par leur avenir...

*****

Tha'ga était dans les jardins du palais, au niveau de la section mizaëlienne. Pour avoir déjà été en Mizaël, Tha'ga fut bluffé par l’impressionnante végétation et sa ressemblance avec cette du royaume de Zimi. Le jardinier, qui s'occupait de quelques fleurs de son côté, aperçu la jeune espionne cachée sous sa cape, passant dans l'allée.

_Il a l'air de vous plaire cet endroit, mademoiselle !
Elle se tourna en entendant sa voix.
_En effet, c'est impressionnant.
_Vous savez que c'est l'Empereur en personne qui m'a engagé, et m'a demandé de faire une section entière consacrée aux plantes mizaëliennes ?
_Réellement ?
_Oui ! Il vient même souvent m'aider personnellement pour l'entretenir ! Il m'a dit qu'il faisait tout ça pour quelqu'un qu'il aimait beaucoup.
Tha'ga réalisa alors que le lien de l'Empereur et de la reine de Mizaël était sans doute bien plus fort qu'elle ne l'imaginait. Elle se dit alors à elle même : « Un tel lien m'a échappé ? Je dois être un peu rouillée... ». Elle s'approcha finalement du jardinier.
_Dîtes-moi, vous êtes bien un mizaëlien ?
_En effet !
_Bien, vous vous y connaissez en maux magiques ?
_Euh... Et bien, je suis d'une famille de chamans, mais je...
_Et vous savez garder un secret ?
_Bien sûr, mais où voulez vous en venir ?
_Suivez-moi.

Tha'ga saisit le jardinier par le bras et le tira avec lui. Après quelques instants de course effrénée, elle rentra violemment dans le bureau de l'Empereur avec lui. Aphoerie bondit de surprise en tendant la cuillère vers la porte. Reconnaissant l'espionne elle baissa ce terrible ustensile et se rapprocha d'elle. Elle expliqua de son mieux la situation au jardinier, qui écouta attentivement tout en auscultant l'Empereur. Il finit finalement par dresser son constat.
_J'ai déjà vu quelque chose de similaire quand j'étais petit, et encore, similaire...
Il se redressa, l'air inquiet.
_Quoi que l'Empereur ai touché, cela à causé en lui une collision de ses vies antérieures...
_Et alors, on peut y faire quelque chose ? Demanda Aphoerie.
Le jardinier réfléchit quelques instants.
_Je peux peut-être l'aider...
Tha'ga, alors calée contre le mur, se redressa brusquement et s'approcha à toute vitesse.
_Ah oui ? Comment ?!
_Je peux fabriquer une amulette des anciens, à partir de l'écorce d'un arbre qui heureusement est présent dans les jardins. Nous, mizaëliens, nous servons de ces dernières pour communiquer avec ceux nous ayant quittés. Mais dans ce contexte, elle pourrait peut-être stabiliser l'Empereur...
_... Hum, ça ne coûte rien d'essayer...
_Alors essayons. Je reviens, je vais chercher le nécessaire.
_Un instant !
Tha'ga sorti sa dague et menaça le pauvre jardinier.
_Vous m'avez dit que vous saviez garder un secret, et j'espère pour vous que c'est vrai. Car si jamais vous fuyez, ou que vous racontez ce que vous avez vu dans cette pièce à l'extérieur, je n'hésiterais pas à vous trancher la gorge... C'est clair ?
Le jardinier eut un réflexe d'avalement.
_Pas de problème, mademoiselle...

Il quitta la pièce sous le regard oppressant de Tha'ga. Aphoerie se tenait aux côtés d'Axel et semblait avoir retrouvé un peu d'espoir.

*****

_Kil ! Où êtes-vous ?
Kidjoli se recroquevilla sur lui même après avoir entendu cette grosse voix. Kil tenta de le rassurer.
_Reste caché... *Il se retourna* J'arrive, Arthurus !
Le jeune lawaï se cacha dans un coin tandis que Kil remontait sur le pont.
_Ah enfin vous êtes là !
_Et où vouliez vous que je sois Arthurus ? J’inspectais la coque de mon navire pardi !
_C'est bien, vous êtes appliqué ! Alors, prêts pour la suite des opérations ?
_Je suis prêt Arthurus. Le regard de Kil se tourna vers l'océan Mais dîtes moi, quel est-ce navire qui arrive au large ?
Wallport leva les yeux et vit en effet un grand navire aux voiles noires s'approcher d'eux.
_Ah, voilà les pirates !
Le navire s'approcha jusqu'à accoster près des bâtiments de guerre élodiens. Un homme vêtu d'un long manteau et d'un tricorne sauta sur le bateau ou se tenait Wallport.
_'miral Wallport, j'présume ?
_Arvel Mountlord, je présume !
_Ouep !
_Alors, vos nouvelles ?
_Les lawaïs sont en route, 'devraient arriver dans une à deux heures, grand max.
_Très bien !
Wallport se mit alors à hurler de toutes ses forces.
_ON DÉCLENCHE LA SUITE DE L'OPÉRATION !!
Un cri général se fit entendre.
_Merci de votre aide, Mountlord.
_Ouep. On fait quoi maintenant ?
_Partez au large, va y avoir du grabuge !
_Bien, 'miral...

Les élodiens embarquèrent dans leur navires et commencèrent leurs manœuvres. Kil redescendit discrètement dans la cale de son navire.
_Bon gamin, le calme va bientôt disparaître dans le coin... Tu vois l'échelle là-bas au fond ? Elle mène directement à ma cabine, vas-y et restes-y caché. Je viendrais te chercher quand tout sera fini. Ok ?

Kidjoli opina du chef. Il se dirigea vers l'échelle sous le regard protecteur de Kil, qui lui, remonta  sur le pont pour préparer la suite des opérations.

*****

Plusieurs heures s'étaient écoulées. Le jardinier était revenu et après un long travail, il finit de tailler l'amulette. Il prononça alors tout un tas d'incantations en la serrant fort dans ses mains, puis il se tut. Il fit un signe de la tête à Tha'ga, qui saisit le bras de l'Empereur. Le mizaëlien posa alors l'amulette contre son poignet et l'attacha avec une petite corde. Il lâcha tout et fit un pas de recul.

_Ah... Ah...

_Les chiens... Ils m'ont trahit... ILS M'ONT TOUS TRAHIT !

_N...Non...

_Je détruirais ce monde, je le jure ! Rien ne pourra me stopper !

_Je...

_Je suis l'Empereur des Divins ! LE DIEU DE CE MONDE ! JE SUIS...

_... Je suis Majora.

L'Empereur ouvrit les yeux en prononçant ces mots. Il se redressa en passant sa main sur son visage. Il vit tout d'abord l'amulette puis, toujours un peu étourdi, il se retourna et vit son jardinier, Aphoerie et Tha'ga alignés, le regardant avec beaucoup de surprise et d'inquiétude.
_Je... Je n'ai pas rêvé, n'est-ce pas ? s'étonna Tha'ga.
_Il a dit... Qu'il était... Ma... Majo... bégaya Aphoerie.
_Sa réincarnation... constata le jardinier.
Axel les regarda tout les trois, interloqué.
_Je... J'ai raté quelque chose ? Qu'est-ce que vous faites tous les trois ici ? Et... On est dans mon bureau ?

Après quelques secondes de surprise, ils expliquèrent tout ce qui était arrivé récemment. Une fois leurs explications finies, l'Empereur se redressa.

_Alors mes vies antérieures sont entrées en collision avec ma vie actuelle... Je vois... Il leva les yeux Merci à toi, Elphir. Tu m'as sauvé...
_De rien, Empereur Axel. Mais ce n'est qu'une solution de fortune, il vous faudra trouver un vrai expert pour arranger ça...
Il marmonna dans sa barbe.
_Zimi...
_Pardon, Empereur ?
_Rien, je pensais tout haut... Il ouvrit soudainement les yeux Mais bon sang, où a t-elle bien pu passer ?
Il s'avança vers la fenêtre, encore un peu secoué.
_Je dois la retrouver !
Il couru alors vers la porte non sans une certaine difficulté.
_Une minute Axel ! L'Athépie s’interposa entre lui et la sortie Tu comptes la retrouver comment ?
_Aaah, mais qu'est-ce que j'en sais ?! Tout ce qui m'importe c'est de la retrouver ! Je ne peux pas la laisser seule dans la nature comme ça...
_Axel... Je vais t'accompagner ! Après tout, lorsque j'ai protégé la zone, j'ai enregistré son aura !
_Vraiment ?
_Oui ! Une belle aura mauve, remplie de bons sentiments... Je la reconnaîtrais entre mille !
_Alors parfait, pressons-nous !
Tha'ga cria à l'intention d'Axel
_Un instant Empereur ! Quels sont vos ordres ?
_Vas dire à Octobre que je lui confie les rennes de l'Empire en mon absence. Ensuite, attends mon retour !
Tha'ga baissa la tête.
_Bien Empereur.
_Fais attention à toi, Tha'ga.

Axel et Aphoerie coururent jusqu'au sommet du palais, sur le toit où cette dernière méditait il y a quelques temps. Elle se retourna vers l'Empereur, essoufflée.
_Et maintenant ?
_Regardes !
Axel sorti un petit instrument de sa poche et se mit à souffler dedans. Le bruit doux mais néanmoins perçant se rependit dans la ville, et plus loin encore. Un cri se fit entendre et une grande forme noire et blanche approcha à toute vitesse. Aphoerie, un peu étonné, se cacha derrière l'Empereur. Finalement, le gigantesque oiseau se posa sur le toit devant l'Empereur. Il déploya ses ailes de tout son long, atteignant au bas mot cinq mètres d'envergure. Il baissa alors sa tête, qu'Axel s'empressa de caresser.
_Je te présente Âmargent, mon phénix !
_Un... phénix ?!
Aphoerie s'approcha du phénix, en l'observant sous toutes les coutures.
_Ça existe encore ? Je les croyais tous éteints...
_Pas tous. Âmargent est un phénix énabléen. On en trouve a de très rares occasion en Tyrexil. J'ai eu la chance de découvrir son œuf quand j'étais plus jeune et depuis qu'il a éclot, nous sommes pour ainsi dire liés l'un à l'autre...
Aphoerie restait émerveillée par cette sublime créature.
_Avec lui, nous irons à une vitesse folle en peu de temps. Nous pourrons facilement ratisser la région à la recherche de Zimi.
_C'est vrai ?
_Bien sur ! Allez, monte !
Axel fit signe à son phénix de se coucher. Un peu intimidée, Aphoerie monta sur lui, et fut suivie d'Axel qui monta devant elle.
_Accroche toi par contre, il est un peu brusque !
_Pardon ?
En un coup d'aile, Âmargent s'éleva de dix bons mètres en l'air. Aphoerie s'accrocha de son mieux à Axel en poussant un cri perçant. Puis le phénix prit son envol à l'opposé du soleil couchant dans la direction de Mizaël, celle logiquement empruntée par Zimi.
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